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xXx : Return of Xander Cage, le nanar de folie!

xXx : Return of Xander Cage risque fort de rentrer dans les livres d’histoire du 7e art comme sûrement le film le plus beauf de l’année 2017. Et encore en disant cela, je suis gentil et mesuré. Tout ce qui se déroule dans ce film est aussi génant que pleinement fascinant, c’est ce qui fait sa force perverse. Attention, ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire par la suite, xXx : Return of Xander Cage est un mauvais film, du genre calibre olympique qui tâche et laisse des séquelles. Mais, il assume tellement sa médiocrité, vulgarité ou juste beaufitude que la chose finit par avoir un côté assez flamboyant. Pourtant dans le fond, si l’on prend ne serait-ce qu’une demi-seconde pour repenser à la chose, il n’y a rien à sauver. À force de jouer la carte du 15e degré, xXx : Return of Xander Cage finit par très vite ne plus rien d’autre avoir à offrir qu’une surenchère très gênant. Le seul à manier avec un brin de talent ce fameux second degré est DonnieYen qui s’amuse comme un fou à cabotiner et écope de quelques séquences très badass. Mais là encore on se retrouve comme à l’époque où dans un des volets de l’Arme Fatale où Mel Gibson était le héros face à Jet Li. Vous voyez où je veux en venir, oui, nous allons parler de Vin Diesel. Les Fast and Furious que l’on aime ou pas la saga fonctionne pour deux choses, les acteurs entourant Diesel et le réalisateur derrière la caméra. Cela permet de faire oublier les mauvais côtés de son jeu d’acteur. Ici, xXx : Return of Xander Cage n’a malheureusement aucun de ses atouts à offrir et l’on s’enfonce dans une succession de moments assez constenants.

Vin Diesel au-delà de la saga Fast and Furious n’a plus rien de solide, d’où ses essais pour construire une autre franchise (Witchhunter) ou dans le cas présent d’en ressusciter une. Ce nouveau volet de xXx : Return of Xander Cage s’écrase en miettes à n’importe quel niveau. Le premier volet correspondait à une époque et vu au travers d’un regard ado pouvait passer. Le second bien que tout aussi con tenait en place grâce à son changement de style et au cabotinage d’Ice Cube. Mais en remettant Vin Diesel en avant pour de simples raisons commerciales, alors que la saga n’avait plus besoin de lui, les producteurs se tirent une balle dans le pied, voire même plusieurs à la suite. D’une part, il n’a plus l’age pour être crédible dans ce genre de mise en scène et chacune des séquences qu’il partage avec Donnie Yen montre le fossé physique entre ces deux acteurs. Et plus le film passe plus la gêne s’aggrandit. xXx : Return of Xander Cage donne l’impression d’avoir été écrit par un ado sortant d’une session Youporn. La place de la femme est objectifié à l’extrême, faisant presque passer les deux premiers films pour des films d’auteur dans le domaine… mais c’est aussi et surtout la réalisation couplé au vide du jeu d’acteur de Vin Diesel qui finit de tuer le projet. Du coup, histoire de masquer comme possible l’immensité du néant sur lequel repose le film, xXx : Return of Xander Cage meuble avec du twist prévisible, des incohérences grosses comme des camions et un nuage constant de vulgarité bien beauf. En fait ce film c’est un peu comme si Jean Marie Poiré mettait en scène un blockbuster US aidé par Uwe Boll en seconde équipe. Cela pue la mort et en même temps on ne peut s’empêcher d’être fasciné par la profondeur de l’abîme où nous entraîne ce truc inutile

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