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X-Men Apocalypse, la revanche du grand schtroumpf égyptien.

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X-Men Apocalypse avait peut-être comme principal défaut d’être un film dont on attendait trop. Après les excellents First Class et Days of the Future Past, on pensait que la série allait atteindre un climax incroyable. Autant immédiatement tuer le suspens… ce n’est pas le cas ici. Il y a du bon dans X-Men Apocalypse autant être honnête et ensuite il y a le reste. Et c’est ici que le bât blesse. La vraie source de problème du film tient dans son méchant qui de par son allure très plastique finit très vite par faire sortir le spectateur de son histoire. Oscar Isaac n’est pas en cause, mais son costume oui. Là où d’autres réalisateurs auraient pris le choix d’un personnage en Mocap, ce qui aurait gommé certains des défauts majeurs, Bryan Singer fait le choix d’un personnage a dimension humaine. Avec ce que cela implique de latex sur le visage et c’est le drame. Apocalypse dans la plupart de ses apparitions est en grande partie risible de par le côté cheap de son maquillage. Difficile de prendre au sérieux un méchant qui a le look d’un recalé d’un épisode de Power Rangers. C’est le plus gros défaut du film et peut-être même celui qui le tue dans l’œuf dès le départ. Vient ensuite l’autre défaut que l’on ne peut passer sous silence, X-Men Apocalypse apparaît comme un simple épisode de transition plus qu’un vrai film, nous offrant une genèse de la jeune génération historique des X-Men. Les clins d’œil au reste de la saga sont légion, les vannes font parfois mouche et le public ne fera pas trop la fine bouche devant la surabondance de fan service, mais difficile de ne pas trouver l’ensemble terriblement artificiel.

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X-Men 2 en termes de tenue du scénario et de réalisation reste le meilleur volet de la saga fait par Bryan Singer et d’une certaine façon beaucoup de séquence de X-Men Apocalypse font écho a ce film sans jamais pour autant réussir à retrouver la force de ce dernier. La jeune génération a aussi du mal à exister. Le jeune Nightcrawler et Scott Summers sont bons, même si le morceau de scénario leur appartenant n’est pas non plus d’une épaisseur massive, c’est plutôt du côté de Sophie Turner que se pose un léger problème. Famke Janssen avait apporté au personnage de Jean Grey autant de fragilité que danger ou de sensualité. Sophie Turner joue à peu près tout avec la même approche. Mono émotionnel diront certains. Le fait que l’on aborde le personnage de Jean Grey à ses débuts n’excuse pas tout. Mieux loti que ses camarades en termes d’importance, surtout sur le final, elle n’en reste pas moins fondamentalement terne. Et comme dans le dernier film, la bonne surprise est une fois de plus Quicksilver. Là où Marvel avait pour des questions d’egos salopé le personnage dans Ultron, la Fox le bichonne et en a fait en deux films l’un des personnages les plus drôles et sympathique de la saga. Qui une fois de plus ici vole la vedette à tout le monde par le biais d’une scène encore plus folle que la précédente. Certes, cela fait gimmick attendu, mais il ne faut pas bouder son plaisir quand il est là. Un peu comme l’apparition d’un autre mutant, mais qui dans le fond au-delà de faire du fan service, n’a strictement aucun intérêt à part servir de roue de secours pour aller à la séquence suivante. Amusant mais vain.

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Vain est peut-être et malheureusement le mot décrivant le mieux X-Men Apocalypse, a cheval entre deux écoles, celle des X-Men adulte et celle des enfants a qui ce film passe le flambeau, on reste mitigé devant le résultat. Apocalypse et c’est d’autant plus flagrant dans le final n’a de finalité que de faire avancer l’histoire de certains mutants et d’ouvrir les portes jusque-là close d’un fan service prévisible (surtout sur le final). C’est sur ce point que X-Men Apocalypse prend un peu l’eau, oui, il est dantesque et épique, mais les scènes de destruction s’enchaînent bien souvent sans âmes, il n’y a rien que l’on n’aura déjà vu ailleurs dans le fond. Et à part faire de belles images et faire du money shot, l’histoire aurait très bien pu vivre sans. Reposant beaucoup sur des grosses ficelles narratives, X-Men Apocalypse alterne entre beaux moments et enfilades de scènes divertissantes, mais pas indispensables à l’ensemble pour culminer sur des grands décors dont il ne faut pas s’approcher trop près sous peine d’en voir le côté creux. Définitivement le plus faible de la temporaire trilogie que compose First Class, Days of the Future pas et aujourd’hui Apocalypse. Dommage, mais on ne peut pas être parfait tout le temps.

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