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White Famous, le cousin afro-américain d’Entourage…

White Famous risque de faire penser bien trop souvent à Entourage, ce qui est normal. Mais c’est aussi la découverte d’un talent assez incroyable Jay Pharaoh.

White Famous avec Jay Pharaoh est une série assez particulière. Pourquoi ? Car elle assume plus ou moins pour peu que l’on accepte de passer le cap du pilote quasi tout ses excès. Oui, White Famous d’une certaine manière n’est rien d’autre qu’une copie plus ou moins efficace d’Entourage. Oui, je pense que lors des séances de travail de la série produite par Jamie Foxx et réalisé par Tim Story, il n’y a même pas eu de débats. Et oui la chose peut apparaître comme étant une solution de facilité, un truc de feignasse assez imbuvable. Et dans les grandes lignes c’est le cas, mais White Famous avec Jay Pharaoh a justement cette arme fatale qu’est Jay Pharaoh, un ancien du SNL qui a justement l’énergie et la folie d’Eddie Murphy dans ses débuts. Là où Entourage était une caricature volontaire d’Hollywood par le prisme d’une star blanche et son entourage, White Famous inverse la donne en s’intéressant uniquement au même sujet, mais vu par le biais de la culture afro-américaine récente. Et cela se fait aussi bien via les bons et mauvais côté de la chose. Excessive, bruyante et vulgaire, White Famous avec Jay Pharaoh collectionne un paquet de défauts assez fous et pourtant son acteur principal réussit tout comme les seconds rôles bien plus efficaces sur la longueur à faire passer la pillule.

Jay Pharaoh white famous entourage

Jay Pharaoh, la révélation de White Famous

Et c’est ici que la série atteint un degré de folie comique assez jubilatoire. L’arrivée de Michael Rapaport en réalisateur hystérique ou encore l’hilarant diner où tout part en sucettes. Entre l’ancien producteur et sa poupée gonflable et la nounou qui a eu une relation avec le mari de la maison… le tempo est lunaire et Jay Pharaoh survole l’épisode tout comme la série d’ailleurs. Oui, cela ne sera pas du goût de tout le monde, mais encore une fois si l’on aime Entourage, difficile de dire du mal de White Famous qui en est la déclinaison la plus parfaite. Mais avant tout c’est un vrai coup de projecteur sur Jay Pharaoh dont le potentiel comique égalant sans même forcer celui d’Eddie Murphy laisse pensif sur ce que pourrait donner la suite de sa carrière. Et c’est cette espèce de mise en abîme entre le star power en devenir de l’acteur dans le réel et son personnage de série que la série prend une tournure particulière. Si l’on se limite au premier épisode, la vulgarité parfois un peu trop frontal de la série aura de quoi faire douter, mais comme beaucoup d’autres avant elle, White Famous avec Jay Pharaoh se bonifie sur la longueur. Oui sur plus d’une facette, la série manque d’originalité et n’arrive pas à se détacher de l’ombre pesante d’Entourage, mais ne serait-ce que pour le talent à l’état brut de Jay Pharaoh, elle s’avère bien plus intéressante que prévu.

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