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Wheelman, Frank Grillo fait son Drive badass pour Netflix

Wheelman avec Frank Grillo est définitivement l’une des bonnes surprises du catalogue Netflix pour ces derniers mois.

Wheelman de Jeremy Rush possède deux atouts dans sa manche : Frank Grillo devant la caméra et Joe Carnahan à la production. Est-ce que nous sommes devant le film de l’année ? Pas une seule seconde. Par contre, s’il y a bien un point sur lequel on ne peut pas vraiment faire de reproches à ce film, c’est son amour du genre. Et son sens du timing. Condensé en une durée d’une heure 25, le film ne perd jamais vraiment de temps et réussit l’exploit de ne jamais vraiment donner l’impression d’être beaucoup trop court. Il y a des films qui dès que l’on aperçoit la durée en dessous des 90 minutes sonne la sirène d’alarme dans la tête, ce n’est pas le cas avec Wheelman de Jeremy Rush. La raison est simple, au-delà d’être un véritable exercice de style, jouant sur une action presque en vase clos pendant 80 % du film et une économie de moyen, Wheelman ne cherche pas une seule seconde à sortir de son cadre. Nous ne sommes pas dans du temps réel (qui est un gimmick usé jusqu’à l’os) mais sur une timeline assez courte pour ne jamais perdre en route la tension du spectateur. Et il faut bien reconnaître qu’en ne cherchant pas à être autre chose qu’une série B nerveuse et diablement efficace, Wheelman de Jeremy Rush réussit parfaitement son coup. Offrant pour une fois à Frank Grillo un rôle bien plus structuré qu’on n’aurait pu le penser.

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Non pas que les autres rôles jalonnant sa filmographie soit fin comme du papier à lettres, mais en plaçant son personnage au centre d’une tension constante, le scénario dresse rapidement le portrait d’un héros à l’ancienne. Le malfrat sur le retour pris dans un piège le dépassant et prêt à tout pour sauver sa famille. La figure narrative est classique presque archaïque, mais si l’on met sur la table l’ingrédient miracle Frank Grillo, la chose prend immédiatement une autre tournure. Et c’est le cas ici avec Wheelman de Jeremy Rush. D’un bout à l’autre du film, la mise en scène du film et l’intensité que Frank Grillo colle dans son personnage pourtant classique fonctionnent comme une allumette sur une flaque d’essence, cela s’embrase et le feu qui s’en dégage réchauffe le petit cœur du spectateur que l’on est. La patte Joe Carnahan (qui certes n’est que producteur) se fait sentir. Les histoires croisées de mafieux, la nervosité habitant chacun des personnages, les codes d’honneur et j’en passe, Wheelman véhicule un peu de son ADN tout du long et l’on se dit que même sous sa direction, le film aurait eu la même intensité. Ce qui est plutôt dans l’ensemble un compliment pour Jeremy Rush qui sans singer le style visuelle de Carnahan réussit à en égaler l’intensité et à se faire un nom propre. Wheelman montre en effet que le monsieur aime le genre c’est un fait, mais en comprend aussi plus ou moins bien les rouages.

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Mais la vraie pierre angulaire du film reste Frank Grillo qui tout comme un Scott Adkins réussit sans le moindre mal à posséder à l’écran une véritable intensité quand il est canalisé correctement. Et ce qui transparaît à chaque plan où il apparaît dans Wheelman est que Jeremy Rush aime ce qu’il représente. Il y a quoi qu’il arrive chez lui une aura digne d’un action héro old school. Aussi badass que vulnérable, son personnage n’a rien du Terminator de base que l’on peut retrouver dans beaucoup trop de productions et c’est ce qui fait la force de cette petite production. Maintenant reste à croiser les doigts pour que la carrière de Frank Grillo décolle avec un énorme rôle lui rendant complètement justice. Wheelman de Jeremy Rush d’une certaine manière est un premier pas… dans cette direction. Ce n’est pas parfait à 100 % mais la nervosité de l’ensemble tout comme la sincérité de l’ensemble finit de convaincre. Parfois, ce n’est pas si compliqué de faire un bon film de genre, il suffit de respecter le spectateur, son scénario et d’avoir envie de sacralisée son acteur principal. Dans le domaine Jeremy Rush réussit un triplé avec Wheelman, une très sympathique petite surprise. Comme quoi.

 

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