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Valérian et la Cité des mille planètes- Critique du film

Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson est un peu l’un de ces films que l’on ne doit pas critiquer sous peine de passer pour un as du Besson Bashing. Ou alors d’entendre qu’il faut respecter l’effort et que c’est rare en France… enfin je vous passe tout le détail. Alors commençons par le bon, oui, par instants, Valérian est un film sublime le plaçant au-delà du lot des productions Fr (mais bon avec 200 millions de budgets, Weta et ILM aux effets spéciaux c’est normal.) Oui, d’une certaine manière si l’on n’est pas trop regardant, cela se laisse regarder. Mais est-ce que cela nécessite pour autant de passer sous silence l’immensité des défauts qui s’accumule dans ce film ? Je ne remets pas en cause l’amour de Luc Besson pour le projet. Mais tout comme Christophe Ganz avec le pacte des loups à l’époque, cette passion se transforme vite en un délire égocentrique avec strictement personne n’ayant envie de dire au commandant qu’il va droit dans le mur. Avec une durée de près de 2h20 au compteur Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson peine à trouver un rythme correct. S’éternisant sur des détails, zappant des zones à développer et recyclant des idées du 5e élément, le film est un fourre-tout misant tout sur son aspect visuel plus que sur son scénario. Il n’est pas le 1er et sûrement pas le dernier. Mais les autres dans la plupart des cas avaient l’avantage d’avoir un casting solide pour faire passer la pilule. Et c’est ici que l’on touche du doigt le vrai gros problème (avec la mise en scène de Besson) le casting du film…

Dane DeHaan et Cara Delevingne possèdent une alchimie inexistante. Valérian est un horrible beauf de l’espace draguant avec une lourdeur pénible sa partenaire et elle se retrouve a jouer l’archétype de la fausse femme badass tombant malgré tout amoureuse de ce lourd. Ce qui frappe et même si visiblement sur ce point c’est une adaptation directe de la bd, est que Luc Besson n’est pas fait a minima une retouche sur ce point précis. Ni Valérian, ni Laureline ne sont fondamentalement intéressants. La faute à l’écriture dans le scénario mais surtout à l’interprétation des acteurs. L’intégralité du casting présent dans le film semble soit s’en foutre et cachetonner ou bien être naturellement en roue libre. Luc Besson enchaîne les séquences massives les unes après les autres et jamais ces dernières ne réussissent pleinement à provoquer l’effet voulu. Soit trop longues, soit mal joué par ces acteurs principaux ou mise en scène sans véritable folie, il y a toujours quelque chose d’étrange dans ce Valérian. Et le casting approximatif de Dane DeHaan et Cara Delevingne ne fait rien pour arranger les choses. On en vient à se demander ce qui a pousser Besson a une fois de plus vouloir tout contrôler du début à la fin. Avec le temps qui passe, Luc Besson est malheureusement au niveau créatif devenu une George Lucas. Un homme d’affaires devant répondre aux impératifs financiers qu’engendre son empire. Ce qui laisse une place assez anecdotique à la créativité. Et sur ce point précis, cela se ressent énormément dans Valérian et la Cité des mille planètes.

Tout était pourtant en place et l’on voyait mal comment la sortie de route était possible. Et pourtant. Enchaînant les faux pas, Valérian et la Cité des mille planètes passe en partie à côté de son potentiel. Point de départ d’une saga intergalactique, le film peine à développer et structurer son univers, mais surtout ne dispose pas de héros suffisamment bien écrit pour que l’on veuille ou puisse s’attacher à eux. Et du coup arrive ce qui devait arriver, on se retrouve avec un produit clinquant en apparence, mais qui révèle des drôles de bruits sous le moteur dès qu’on le fait un tant soit peu monter en puissance. Venant d’un réalisateur dont l’histoire est aussi forte dans ses débuts, il devient de plus en plus dommage de voir combien toutes ces nouvelles créations donnent l’impression de tourner à vide. Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson n’est pas différentes des autres, moins con que Lucy, le film n’en est pas moins en grande partie vide de l’intérieur. Dommage…

 

 

 

 

 

 

 

 

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