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Twittter et l’art de la discorde à retardement en 240cc…

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Est-ce que tu es ce que ce que tu tweet? Bonne question que l’on peut se poser au fil de nos feed. Es-ce que cela vend du rêve ou juste une épée de Damoclès numérique?

James Gunn et son affaire de renvoi par Disney autour de vieux tweets est symptomatique de l’époque dans laquelle on vit. Tout le monde déteste Twitter, on passe nos journées à chier sur ce réseau en disant qu’il est l’antre du mal (c’est pas totalement faux) et pourtant on s’y retrouve chaque jour. Idem pour Facebook, insta, snapchat et j’en passe. Il faut l’admettre on est addict à ce petit écosystème. Un passe-temps comme un autre, un moyen d’évacuer la pression ? On raconte sa vie, on l’enjolive, on tente de briller en se pensant spirituelle. On pourrait continuer la liste pendant des heures et je pense que si l’on coche les cases on doit tous remplir tous les critères à problèmes. Et avec le temps qui passe que l’on s’en rende compte ou non sur le long terme, on dit de la merde. De façon passive, active, récurrente et assumée et les traces s’accumulent encore et encore. Et puis parfois arrive le moment (rare) où le point de vue change, où l’on se dit que cette vie numérique ou cette identité n’est pas ou plus la mienne. Et c’est souvent à ce moment que d’une manière ou d’une autre elle nous revient dans les dents. On a tous eu différents stades du twittos compulsif. Twitter est un reflet de nos névroses, coup de mou ou aléas dans la vie réelle. On saute à la gorge de certains pour ne pas le faire dans le monde réel, on insulte juste pour calmer ses nerfs et les variantes du problème sont tellement longues. Mais surtout on laisse des traces, du genre de celle que parfois on finit soit même par oublier.

twitter james gunn

En discutant avec certains et certaines je me suis rendu compte de l’attachement que les gens pouvaient avoir a ces tweets « Non mais tu comprends, toutes ces années c’est ta vie numérique ». C’est une vie certes, mais pas la vraie. Juste une route de campagne où l’on a pu s’engager en mettant une fausse plaque d’immatriculation. Il y a déjà plusieurs mois, j’avais effacé près d’une dizaine d’années de tweets. Quasiment tout ce qui composait l’identité dites de Chandleyr. Et en faisant le chemin inverse vers le point d’origine que ce soit sur Twitter ou Facebook, le constat est le même « a quoi bon garder tout cela en ligne ? ». La vacuité est souvent le fuel de ces 140 caractères passé. Alors je vous laisse imaginer désormais vu que la limitation est passée en mode double dose. La seule question que l’on peut se poser et même pas a un niveau pro ou autre, mais juste perso et humain tient dans la nécessité de garder cela en ligne. L’aspect pervers des réseaux est que rien ne disparaît vraiment, mais l’on peut en partie contrôler le flux. James Gunn ne l’a pas fait et beaucoup d’autres connus ou non d’ailleurs. Une sorte de roulette russe perverse et inhérente aux réseaux sociaux au sens large. Beaucoup vous diront que la nécessité de garder ses tweets est forte, qu’il compose celui que tu est ou bien qu’il s’agit d’une archive sur ta vie 2.0 et les rencontres que tu as faites. Oui sur un petit morceau. Mais bien souvent, il s’agit de moment où tout ce que l’on cherche est d’attirer l’attention sous une forme ou une autre. Est-ce que l’on est tous un peu attention whore ? Peut-être, est-ce que l’on dit tous trop souvent de la merde ? Certainement. Alors pourquoi ne pas tirer la chasse pendant qu’il en est encore temps ? Juste une idée…

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