TV

[Tv] Sleepy Hollow- retour sur le pilote

Dans la jungle des séries qui arrivent pour cette rentrée TV, il y en avait une que j’attendais avec une certaine impatience « Sleepy Hollow » produite par Roberto Orci et Alex Kurtzman pour la Fox. Comment décrire clairement l’ambiance de la série ? L’humour de « Supernatural » mixé avec « la mythologie de Vampire Diaries ou tant d’autres ». Sleepy Hollow ne cherche pas pour le pilote à forcément réinventer la roue et c’est tant mieux. L’efficacité est parfois la meilleure des armes. Reprenant l’histoire de la guerre d’Amérique sous un angle digne d’Assassin’s Creed dans son approche mythe et légende trempant dans la sauce complot, le pilote n’oublie pas de rehausser le tout avec une énorme louche de fantastique. La petite ville de Sleepy Hollow loin d’être aussi paisible que l’on ne peut le croire, voit en son sein se livrer une bataille entre deux clans luttant l’un pour le retour sur Terre des 4 cavaliers de l’apocalypse et l’autre tentant désespérément depuis des siècles de l’empêcher. Le cavalier sans tête étant bien évidemment le premier d’entre eux « la mort » on se plait à imaginer comment apparaîtront les autres dans la série. Supernatural avait déjà abordé le sujet avec succès, reste à voir ce que Roberto Orci et Alex Kurtzman apporteront de plus à la mythologie de Sleepy Hollow.

La chose qui frappe dans la série est son second degré assez salvateur. Réalisé par Len Wiseman, le pilote frôle l’expérimental couillon à la Tsui Hark par moment, on a le droit à plusieurs reprises à des vues subjectives…de portes…de vitre électrique de voiture. Chose qui ne manque pas de provoquer un magnifique WTF en regardant la chose, mais qui ne tarde pas à disparaître face au contour de la mythologie. En l’espace de 45 minutes, entre les sorciers, démons et cavalier de l’apocalypse et prêtre se battant contre la mort en personne, le pilote ne se refuse pas forcément grand-chose dans le too much et c’est ce qui le rend attachant. Car même si la chose parait abusive, elle ne se fait jamais au détriment de la mise en place cohérente des enjeux de l’histoire. Le potentiel est certain et le plaisir au final aussi simpliste que couillon est à son maximum. Divertissant, jouissif et addictif. Une très bonne surprise.

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply