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[Tv] Believe, la bonne surprise TV d’Alfonso Cuaron…

Bo, à 10 ans, est dotée de pouvoirs mystérieux, mais le découvre à peine. Orpheline, elle assiste au meurtre de ses nouveaux parents adoptifs. La femme qui les a assassinés avait pour mission de récupérer la jeune fille. Traquée, elle doit désormais se cacher. Elle est protégée par un homme qui vient de s’évader de prison, aidé et recruté par une organisation secrète. Ensemble, ils parcourent les Etats-Unis…

Fut une époque où l’apparition du nom de JJ Abrams comme producteur exécutif d’une série était suffisant pour faire fuir le spectateur. Ou juste s’avérer être un gage de voir la série ne jamais passer la première saison. J’avais donc un gros doute face à « Believe ». Pour être honnête, j’avais même au départ la crainte que la série s’emmêle les pieds dans un horrible fatras mystico religieux. Fort heureusement, Alfonso Cuaron père de la série a fait en sorte de la faire aller dans une direction totalement différente. En fait pour résumer l’impossible, « Believe » mélange aussi bien un esprit à la Charlie, qu’un côté les routes du Paradis et une très grosse dose de paranoïa et complot avec des aspects le rapprochant d’une certaine façon de Beyond le dernier jeu de David Cage ( juste cette fois-ci avec un scénario plus fin et moins foutrarque).

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La série met en frontal Delroy Lindo a Kyle MacLachlan dans les rôles de deux hommes à la tête d’un programme perverti par les militaires et utilisant des adultes et enfants pour les transformer en machine de guerre. Delroy Lindo en protecteur de Bo, la jeune fille avec des pouvoirs qu’elle ne contrôle encore que très peu, donne ce que l’on attend de lui. Figure paternelle de substitution, il y a quelque chose de rassurant et parfois trop chez lui d’ailleurs. Mais ce n’est rien face à Kyle MacLachlan, persuadé d’agir pour le bien de l’humanité, il caractérise la vision parfaite des psychotiques qui peuvent mener le monde à sa perte tout en étant certain de bien faire. Froid, calculateur et n’ayant visiblement que peu d’attrait pour la vie humaine, il est prêt à tout pour récupérer la jeune Bo. Même si cela doit se terminer dans le sang ou l’emploi de méthode en dehors du cadre légal. La série développe plusieurs points positifs, le premier est de réussir à créer un univers crédible ou le fantastique côtoie les intérêts économiques et guerriers d’une nation. Un mix qui crédibilise sans mal le fond de l’histoire et offre plus de lattitude émotionnelle à l’histoire pour se développer. La fuite de cette jeune fille et de ce prisonnier pas comme les autres n’en devient que plus haletante. Mais surtout, c’est la relation qui nait entre chacun de ces personnages qui créent la force de la série.

Believe possède un panel de personnages excessivement large, peut-être trop diront certains et il est évident qu’en une première saison de seulement 13 épisodes ( une nouvelle norme…), il va être difficile de contenter tout le monde. Pourtant que ce soit au niveau des méchants ( dont la zone d’ombre fluctue sans cesse de l’ombre à la lumière) ou de Bo et son « protecteur » et les liens qu’ils tissent la série réussit son coup. Lente et jamais excessive, elle base ses fortifications sur l’empathie que le spectateur va porter à l’histoire de cette gamine. La naïveté qu’elle développe pour corriger les histoires des gens qu’elle rencontre ( faisant basculer la série vers du « les routes du paradis » ou « code quantum ») cela ne fonctionne pas toujours, mais le mélange entre humain et mythologie qui se met en place dans chacun des épisodes offre à ce début de saison, une atmosphère pour le moins prometteuse. Maintenant reste à savoir si Cuaron et ses équipes confirmeront avant la fin de saison les bonnes choses qu’ils semblent mettrent en place. La base est solide, reste à espérer que les finitions ne mettront pas l’édifice à terre, l’empêchant de voir l’aube d’une seconde saison ?

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