TV

[Tv] Intelligence- Retour sur le pilote

Gabriel Vaughn est un agent très spécial à l’intelligence augmentée. Grâce à une puce intégrée dans son cerveau, il peut se connecter à l’ensemble du spectre électromagnétique : Internet, Wi-fi, téléphone, satellite. Une révolution technologique qui lui permet d’accéder à une mine d’informations et de détourner les pare-feux les plus redoutables. Un tel élément peut être assigner à des missions de la plus haute importance. Mais aussi être une arme très convoitée. Lillian Strand, à la tête de cette agence gouvernementale à la pointe de la technologie, engage Riley Neal, l’un des meilleurs éléments de l’équipe de sécurité Présidentielle, pour protéger Gabriel, assurer ses arrières et le recadrer au besoin lors de ses interventions à l’extérieur. Plutôt téméraire, le jeune homme peut en effet se montrer assez imprévisible et ignorer le protocole.

Le défaut des nouvelles séries est que rarement le pilote est le meilleur morceau de la série. On y découvre un potentiel assez certain, qui parfois s’effondre malheureusement dans les épisodes suivants. Est ce que nous allons avoir le même genre de problème avec « Intelligence » la nouvelle série avec Josh Holloway ? La réponse est à priori oui. Intelligence n’est ni incroyable, ni mauvais, mais à aucun moment l’épisode qui nous est offert ne laisse un souvenir impérissable sur les esprits. Josh Holloway et Meghan Ory en tant que duo fonctionnent très bien, mais le développement de l’histoire des deux personnages laisse le spectateur sur sa faim. Dès le début le spectateur est laissé de côté et ne commence pas en synchro avec les futurs héros de la série. L’univers est déjà en place et l’on se retrouve pris à la gorge par une drôle de sensation, celle de regarder l’épisode 2 ou 3 de la série et non le pilote. On attrape l’histoire au vol et les éléments s’imbriquent à la volée. Le sentiment du coup est mitigé. En l’état « Intelligence » n’est pas mauvais ou horrible. La « faute » à Josh Holloway qui tout comme lorsqu’il était Sawyer dans Lost apporte une aura et un certain charme à son personnage d’anti-héros bad boy…mais il est impossible d’en dire autant pour la jeune Meghan Ory. Tout comme dans Once Upon a Time, elle souffre d’être perdu dans le lot (et encore dans l’autre série, l’introduction de son personnage était meilleure) certes, il ne s’agit que d’un pilote, mais le manque de développement de son personnage face à celui de Josh Holloway, crée un certain déséquilibre qui du coup rend le visionnage de ce pilote sympathique, mais sans plus…

Et pourtant dès l’épisode 2, la série reprend un peu de poil de la bête en recentrant l’intrigue sur Gabriel et sa femme. Là où d’autres séries auraient fait durer le mystère pendant beaucoup trop de temps « Intelligence » prend la décision de ne pas perdre de temps. Cela se solde par une intrigue qui reprend certes du poil de la bête, mais nage un peu dans un vilain cliché tenace de la menace terroriste d’origine arabe. Tout comme un 24 ou un NCIS, « Intelligence » en prenant comme héros des personnages de l’armée…les adjoints des tares et clichés de notre époque. C’est donc ici qu’Intelligence présente un point faible dont elle va devoir apprendre à se défaire rapidement sous prétexte de malheureusement vite tomber dans une sorte de routine agaçante. Le genre de celle dont elle ne sortira plus. Le cœur de la série tournant autour de Gabriel et la traque de sa femme agent en infiltration profonde dans les milieux terroristes peut donner quelque chose d’intéressant. Encore faudra-t-il que cela ne se fasse pas sous le coup de clichés nauséeux à la longue. C’est le risque…et le charme de Josh Holloway et Meghan Ory n’y changera rien.

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply