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[Tv] How to get away with Murder, retour sur le pilote

How to get away with murder de Shonda Rhimes montre toutes les qualités et les défauts que l’on connaît aux productions de la dame. Il y a dans ce pilote du rythme, une bonne intrigue et des personnages plutôt bien écrits. Mais quand on y regarde un tout petit peu de plus près, la série montre aussi très vite de par son ambition une certaine problématique. Celle de l’excès qui risque de la rapprocher d’un Scandal en saison 3, là aussi une création de Shonda Rhimes. How to get away with murder ne ment pas sur la qualité, il est bien question de meurtres ici. Les personnages que l’on pensait « sages » révelent très vite une autre nature. Bien moins proprette. Là encore, Shonda Rhimes a trop vouloir en faire prend le risque de très vite se retrouver face à un mur…ou alors dans l’obligation plus logique de lever le pied en termes narratifs et d’office créer un ventre mou avec la série. Le mystère qui se déroule dans la série ( cette dernière alternant sur deux timelines présent et passé) prend une tournure assez particulière quand la fin de How to get away with murder du moins le pilote explose sous nos yeux. Shonda Rhimes annonce clairement et sans le moindre état d’âmes que les personnages que l’on avait jusque là pris pour correct, ne le sont plus du tout. C’est ici que le syndrome Scandal saison 3 revient en force.

En effet, il est difficile de commencer une série où dans laquelle l’intégralité du casting semble avoir fait le choix de partir du côté obscur de la force. C’est un peu le cas ici et c’est bien le choix narratif le plus désastreux que j’ai vu en termes de résultats quand il a été appliqué à la saison 3 de Scandal. Il est a minima nécessaire d’avoir des points d’accroches avec lesdits personnages. D’emblée ( du moins à la fin du pilote…) Shonda Rhimes ne laisse que peu d’espoirs, à l’image de son héroïne, elle est bien décidée à apprendre à ses élèves comment jouer avec la justice et ce, de quelques façons que cela soit. Les ficelles sont parfois convenues, les risques assez gros sur le long terme, mais le résultat pas forcément désagréable. Shonda Rhimes sait ce que le public aime et quitte à parfois forcer le trait, elle lui offre. How to get away with murder montre que même si les attentes du public vont dans une direction, Shonda Rhimes ira toujours dans l’autre pour continuer de se faire plaisir avec ce domaine si particulier du soap opéra de luxe dont elle est devenue l’impératrice.

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