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[Tv] Csi:Cyber, l’archétype de l’incident industriel niveau TV…

J’ai toujours eu comme habitude de donner sa chance à une série avant d’émettre une critique la concernant. La saga CSI à la télévision n’a jamais fait partie des grandes entreprises télévisuelles, mais j’ai toujours pris un certain plaisir épisodique à regarder un ou deux épisodes au fil du temps. Rien de mémorable, mais cela se laisse voir. Enfin surtout pour CSI: Las vegas…pour sa déclinaison à Miami c’est autre chose et je ne parle même pas de New York. La qualité n’a fait que décroitre et je suis au regret d’annoncer qu’avec ce nouvel opus qu’est CSI: Cyber, l’entreprise Jerry Bruckeimer à la télévision touche le fond, prend l’eau et coule. Oui, CSI: Cyber est tout simplement catastrophique.

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Dès le début, l’alarme retentit dans votre tête en lisant le pitch de départ: En charge de l’agence de lutte contre la cyber criminalité à Quantico, Avery Ryan enquête sur les crimes touchant le monde virtuel et réel… Cela ne vole pas haut. N’ayez pas d’inquiétudes, le reste de ce pilote ne fait pas le moindre effort pour changer la donne. Lors d’une conférence, j’avais vu Bruckheimer vendre la série comme une chose ambitieuse traitante de la menace cyberterroriste pouvant peser sur l’Amérique. J’imaginais un truc fou et ambitieux, nerveux comme un 24 ou au mieux global comme un Homeland. La réalité est tout autre. Le pilote nous présente un groupe de méchants russes qui organise des ventes/kidnapping de bébés le tout en les traquant via une faille dans la sécurité des babys cams. Chose aggravée par le fait que l’entreprise les commercialisant désireuse de ne pas perdre son marché n’a rien dit…ouh les méchants. Bien entendu l’hackeur en chef de l’équipe, qui bien entendu dû au respect des clichés en vigueur à Hollywood est super-intelligent, gros, rend et porte des lunettes le découvre en deux secondes et fait la morale au pauvre chef de projet tout piteux. Mais cela serait juste pénible, s’il n’y avait pas en plus James van der Beek ( Dawson) dans le rôle de monsieur muscle sur le terrain, qui bien entendu en off à une passion pour les jeux vidéo et pas la moindre vie sociale ou dimension narrative dans le show. Passons rapidement sur le personnage de Lil’ Bow Wow super hacker à qui le csi: cyber donne sa chance…plutôt que de le laisser croupir en prison. Inutile de chercher un développement autour de son personnage dans le pilote, il n’en a pas, il ne sert à rien. Tout comme la belle blonde afro américano ethnique présente pour remplir les quotas de diversité qui est littéralement transparente.

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Mais le summum du ratage dans ce pilote ( au-delà de la réalisation datant d’il y a 15 ans, du script con à bouffer du foin) reste Patricia Arquette. Oui, la dame qui vient de gagner un Oscar et qui avec cette série désormais en ligne se découvre un vilain furoncle sur le visage. Vous vous souvenez de David Caruso passant l’air absent les épisodes de CSI MIAMI sans convictions d’un plan à l’autre. Et bien multiplier cela par 3 et vous aurez le niveau d’interprétation de Patricia Arquette dans CSI: Cyber. Le scénario ne l’aide pas, mais consciente du naufrage de l’ensemble, elle passe directement en pilote automatique et lâche toute ambition. C’est assez triste de voir une bonne actrice (Médium) se fourvoyer à ce point dans un tel projet. Si CSI: Cyber avait fait son apparition il y a 10 ans sous le nom de, je ne sais pas… NCIS: CYBER on aurait crié au génie. De par sa vision des choses, sa réalisation et ses clichés CSI: CYBER a 10 ans de retard sur toutes les productions du même genre, si la série passe le cap de la première saison, ce sera un miracle incroyable. Des séries brillantes ont été mises au placard pour moins que cela. A fuir.

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