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[Tv] Crossing Lines – Retour sur le pilote

Une unité d’élite composée des meilleurs spécialistes européens est formée pour traquer les criminels les plus dangereux. Grâce à une disposition particulière du tribunal pénal international, ils ont le pouvoir d’appréhender les criminels partout en Europe et de les présenter à la justice.

En découvrant les premières images de « Crossing Lines » la nouvelle série de TF1 en coproduction avec NBC, j’admets avoir eu un doute et désormais après avoir vu le pilote, je vais faire amende honorable et rendre à Cesar ce qui lui revient de droit « Crossing Lines » est peut-être ce que TF1 a produit de meilleur dans le domaine du 52’ et depuis très très très longtemps. Oui la série est une coproduction NBC et l’ombre de ce network se sent à tous les niveaux que ce soit dans le rythme, mais surtout le scénario qui n’a strictement rien à voir avec les codes français. Ici nous ne sommes pas devant une production française faisant semblant d’être US, mais devant une production globale. Savant mélange de toutes les influences. Melting pot de style en bout de course très bonne surprise. En 90’ ce pilote réussit à créer une base historique plausible pour les personnages de cette équipe de super-flic. Une tâche pas forcément simple vu le grand nombre de personnages arrivant sur le devant de la scène en 90’. Mais sans pour autant griller ses cartouches dès le début « Crossing Lines » n’oublie pas de rester fidèle à une donnée vitale pour ce genre de show et qui pour moi est synonyme bien souvent de succès : créer un fil rouge dès le pilote qui va durer pour la saison entière. Ce dernier se noue autour des personnages de William Fichtner personnage central de la série…et Marc Lavoine.

Fichtner en flic au bout du rouleau et estropié par un tueur en fuite imprime à son personnage une certaine forme d’humanité. Mal en point physiquement et psychologiquement, il ne faut pas pour autant l’enterrer trop vite. Son personnage fait écho à celui de Lavoine dans le fait que les deux au-delà du premier regard que l’on portera sur eux portent de lourds secrets qui vont se dessiner le long de la première saison et de façon succincte lors de ce pilote. C’est un mal partagé par une partie de l’équipe sous le commandement de Lavoine…avoir une face cachée. Une donnée qui d’emblée différencie cette équipe des ensembles que l’on peut trouver dans d’autres séries. L’aspect européen est assez intelligent dans la construction de l’équipe et la cohésion en bout de route s’avère beaucoup plus solide que je ne le pensais. En terme de caractérisation, le personnage qu’interprète Fichtner est très proche de celui de Kevin Bacon dans « The Following », les contours rugueux des deux sont les mêmes et le fait de tordre la loi pour arriver à leur fin ne dérange ni l’un ni l’autre. La comparaison avec « The Following » bien que tiré par les cheveux par certains aspects s’avère judicieuse par d’autres. L’approche avec la dépiction de l’habituel portrait du sérial killer change de ce que l’on voit d’habitude dans les 52’ frenchy. Plus sec, moins lisse, l’ensemble si l’on en juge par la preview de la saison à la fin du pilote laisse présager de bonnes surprises.

La vraie surprise est que pour une fois sans être pour autant exempte de menus défauts cette série coproduite par tf1 ( ce que je voyais bêtement à tort comme un signe de damnation… ) réussit à transcender d’emblée son cadre d’enfant maudit. Jouant la carte de l’international avec une certaine ambition narrative et filmique, le produit qui est délivré en fin de chaîne est totalement différent de ce que j’attendais. Là où la série du transporteur jouait l’aspect « produit d’export » tout en continuant de ressembler à une vilaine production frenchy, ce « Crossing Lines » évite de tromper le client sur la marchandise. Respectant les codes du serial, de l’épisodique ou tout simplement du 52’ comme on aime en regarder, le show offre une histoire semblant visiblement savoir où elle va et dès le début, des personnages plutôt intrigants que l’on a envie de suivre et le plaisir simple de ne pas regarder sa montre pendant 90’. Autant dire que la surprise est des plus agréable. Vivement la suite.

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