TV

[TV] Banshee, retour sur la saison 1

Bienvenue dans la petite ville de Banshee, le trou du cul du monde version rural redneck. A ma droite la population de la ville, à ma gauche des amish. Au centre nos héros. Des mecs pas clairs, un ex-voleur impulsif et borderline se faisant passer pour un shérif, de l’autre une housewives qui n’en est pas une, un magnat de la viande qui est une ordure charismatique et psychopathe et accessoirement des Indiens ainsi que la mafia ukrainienne. Oui cette ville est au bord de l’explosion avec même qu’elle est réussi à comprendre que ce qui roule devant ses pieds est une grenade sans goupilles. Banshee et ses 10 épisodes pour la saison 1 sont donc bel et bien cela, une succession de grenades plus ou moins d’intensité violentes, mais dont la finalité commune est de vous mettre KO debout jusqu’à l’uppercut final. Voir Banshee uniquement pour ce qu’elle est en apparence serait une erreur. Oui, la violence est crue, le sexe omniprésent et bestial, mais entre ces interludes se cache autre chose, à savoir les fondations d’une construction solide et totalement addictive. C’est bien simple que l’on passe des premiers aux seconds rôles aucuns ne finit sur le bord de la route et l’on se rend compte que cette saison possède des contours aussi limpides que ceux d’une bataille militaire définie par un stratège. La montée en puissance des uns ne gêne pas celle plus lente des autres dont on devine aisément que la saison 2 sera effectivement leur terrain de chasse.

Banshee-promo-t01

La force de Banshee est de ne pas s’emprisonner dans les limites du genre. Les héros n’en sont pas, les méchants ont des parts d’humanité nous faisant douter de notre jugement à leur égard. Personne ne laisse personne insensible et c’est ici que la série tire l’une de ses forces: son écriture. Fine, perverse, borderline. Le spectateur se voit offrir l’occasion de véritablement mettre sa morale au placard avant chaque début d ‘épisode. Banshee est un aspirateur à problèmes, un condensateur de poisse et un multiplicateur de bastos dans le bide en puissance. L’éventualité de ressortir indemne d’une visite en ville est minime et pourtant au fur et à mesure que l’on explore le terrain, l’addiction nous gagne. Jamais une aussi belle bande de dingues n’ont été aussi attachants dans leurs parts d’ombres. Structurée à merveille, cette saison 1 pose les bases d’un récit noir comme les ténèbres entourant l’âme des personnages et de cette ville. Le jeu de massacre n’aura épargné personne et c’est justement ce qui rend la série encore plus folle. La mort peut venir de n’importe où pour n’importe qui. Banshee n’est pas un lieu pour les âmes sans défense, c’est un cimetière. A vous de voir si vous allez être capable de survivre à la traversée.

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply