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[Tv] American Horror Story, toujours plus loin dans le ridicule…

American Horror Story pour moi est une énigme. Ou plutôt une telenovela de l’horreur. Le genre de programmes que l’on sait être affreusement débile dans le fond, mais dont on ne peut s’empêcher de regarder la suite encore et encore. Ce même si chaque épisode se fait un devoir de battre le précédent en terme de ridicule. La saison 3 affiche de ce côté-là de belles pépites. Mélangeant tous les maux de l’humanité, et y ajoutant du gore et quelques références cinématographiques discrètes ( ou pas…) la série de Ryan Murphy ne cherche jamais à faire dans la dentelle. Au contraire, son plaisir se situe dans le fait de repousser encore et toujours plus loin, les limites de l’absurde. Là où l’on désirait une anthologie de l’horreur, Murphy et son équipe de scénaristes s’amusent à démystifier ce thème mythique pour en faire au final une gigantesque tartufferie. American Horror Story dans le fond se moque de la cohérence, il ne s’agit ici que de s’amuser à pousser le bouchon encore et toujours plus loin. Quitte à perdre le public en route. Ryan Murphy s’en fout. American Horror Story est sa chose, une sorte de Frankenstein du petit écran qui de saison en saison se voit offrir un  maquillage toujours plus outrancier. Dans le paysage si aseptisé de l’horreur sur petit écran, l’approche baroque et je-m’en-foutiste de Ryan Murphy peut surprendre. Il y a un excès presque digne de Rob Zombie, le glauque en moins. Car à force de surenchérir dans les effets de styles pour la mise en scène, cette dernière finit très vite par perdre de sa force. On se retrouve alors devant une gigantesque pantalonnade, ou le spectateur n’arrive plus vraiment à faire autre chose que sourire et laisser son cerveau au vestiaire avant chaque épisode. L’excès de ridicule finira t-il par tuer définitivement American Horror Story ? Je m’interroge ?

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