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Transformers The Last Knight, 5e film de trop?

The Last Knight fait voler en éclats les mythes essentiels de la franchise Transformers, et redéfinit ce que signifie être un héros. Humains et Transformers sont en guerre. Optimus Prime n’est plus là… La clé de notre salut est enfouie dans les secrets du passé, dans l’histoire cachée des Transformers sur Terre. Sauver notre monde sera la mission d’une alliance inattendue : Cade Yeager, Bumblebee, un Lord anglais et un professeur d’Oxford. Il arrive un moment, dans la vie de chacun, où l’on se doit de faire la différence. Dans Transformers : The Last Knight, les victimes deviendront les héros. Les héros deviendront les méchants. Un seul monde survivra : le leur… ou le nôtre.

Transformers The Last Knight était le film dont je n’attendais pas grand-chose… et dont pourtant une infime partie de moi espérait une petite claque. Arrêtons le suspens rapidement, même si dans le fond le film a des bonnes intentions, il faut se rendre à l’évidence, ce 5e épisode (de trop) est un immense foutoir sans ambitions et dont Michael Bay se désintéresse avec une telle force que cela frôle le spectaculaire. Oui, Transformers The Last Knight d’un point de vue technique avec son utilisation de la 3d est tout simplement une merveille, ce que Michael Bay a réussi à accomplir d’un point de vue technique est tout simplement spectaculaire. Il faudrait être de mauvaise foi ou aveugle pour dire le contraire. Le hic, est que c’est peut-être bien le seul vrai point fort du film. Transformers The Last Knight se place dans cette mouvance actuelle d’Hollywood qui consiste à développer des univers entiers autour d’une franchise, ce 5e volet est un semi reboot élargissant de façon massive la saga. Sur le papier l’idée est acceptable, pas nouvelle, mais tolérable. Ce qui l’est beaucoup moins par contre est la finition.

N’y allons pas par 4 chemins, Transformers The Last Knight n’est qu’un remake robotique d’Armaggedon pour la base de son histoire. 3 jours pour sauver la Terre, des scientifiques qui hurlent, des robots qui se tapent, des explosions, une clone de Megan Fox qui est réduite au rang d’objet de base. Michael Bay recycle des années de son cinéma en un seul film. 2h30 d’images qui se suivent, s’enchaînent mal et ne provoque pas la moindre émotion. Oublions l’argument des nazis ou des chevaliers de la table ronde, il ne s’agit que d’un couvre-feu. Les nouveaux personnages ? L’adolescente dont on nous vantait le côté Spielberg d’antan de son personnage… elle est dramatiquement sous utilisé et le peu d’apparitions la concernant ne mène à rien. Anthony Hopkins alors ? Il cachetonne et fait n’importe quoi en se foutant de tout, un des rare à être conscient d’emblée du bordel et d’assumer ce spectacle du chaos. Et dans ce domaine, l’artisan majeur de la chose est Michael Bay, réalisateur qui trouve presque un double dans le meilleur personnage du film : Cogman, le majordome robot d’Anthony Hopkins. Un Transformers sociopathe avec des accès de colère et des envies de meurtres envers tout le monde qu’il contrôle de plus en plus mal. Le second degré de ce personnage renvoie au final tristement vers la réalité de l’implication de Bay dans la saga. Il ne veut plus être là, cela le saoule et lui qui d’antan était capable de rendre magnifique et créatif ses séquences, finit par se foirer à peu près partout.

 

La séquence de la bataille au temps du roi Arthur ? Un ramassis de ralentis indigeste au montage tellement chaotique et parfois illogique que l’on finit par baisser les bras. Les batailles du film n’ont pas le moindre sens géographique cohérent. La palme revenant a une bataille dans une ville abandonnée où l’on saute d’un centre-ville urbain a une vieille ville type midwest d’un plan à l’autre. Sans que cela ne dérange personne. Mais pire encore, le film ne réussit pas le moins du monde à créer de nouveaux personnages mémorables. Hot Rod qu’incarne Omar Sy est amusant pour le public français, mais j’ai comme un doute sur le fait que cela fasse rire beaucoup plus. Bumblebee se retrouve encore prisonnier de la même absence complète de développement. La tentative d’approfondissement dans le passé entre lui et Hot Rod tombe à plat tant dans le fond, elle n’apporte rien de plus par rapport à ce que l’on connaît déjà depuis 4 films. Ce qui nous amène au dernier point de l’histoire, la mise en place de la fameuse mythologie. Par où commencer… se mettre à autant de scénaristes ensemble pour accoucher de cela frôle l’emploi fictif. Comme je le disais plus haut l’histoire de Transformers The Last Knight est basique, mais pour cacher cela, Michael Bay et son équipe complique les choses pour tenir 2h30 et rendre l’ensemble indigeste. La mission est réussie. Ce qui devait donner envie de s’enfoncer dans les entrailles d’un univers tout neuf donne une forte envie de le quitter manu militari.

Est-ce que Transformers The Last Knight est raté ? Malgré de bonnes intentions, ce 5e film n’est qu’un immense recyclage des 4 précédents le tout en roue libre sous la houlette d’un Michael Bay qui n’en a plus rien à faire. Suivant la hype des univers étendus, Transformers se fond dans la masse et peine à afficher une identité propre et surtout nouvelle. Ce 5e volet n’a pas d’âmes, ni d’ambitions ou d’émotions même. C’est un triste constat, mais quelque chose de fondamentalement prévisible quand on confie encore une fois les rennes d’un film à un réalisateur qui ne veut plus rien avoir a faire avec elle depuis le 3e film de la saga. Un foutoir tellement massif…

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