Critiques de films Films américains Gaming

Tomb Raider, le reboot qui donne envie de revoir Angelina…

Follow me

Tomb Raider de Roar Uthaug  se basant sur les deux derniers jeux avait tout pour lui niveau histoire. Ce qui au final rend encore plus incompréhensible ce résultat foutrarque… Alicia Vikander est un casting parfait au milieu d’une production sans la moindre parcelle d’âme. Spectacle qui en bout de course désole plus qu’autre chose et donne a ce reboot l’odeur d’un pétard mouillé.

Tomb Raider, un nom mythique dans le domaine des jeux vidéos et de sinistres mémoires quand on arrive à celui du cinéma. Oui, on ne peut pas dire que dans le passé, le mythe de Lara Croft soit tomber entre de bonnes mains en termes de productions. Les films avec Angelina Jolie étaient de glorieux navets à l’époque de la sortie et le temps qui passe n’a rien fait pour améliorer la chose. Fort d’un reboot hardcore et bien plus réaliste dans son action et ses thématiques que les précédents, le monde du gaming offrait sur un plateau à Hollywood un scénario en or qui pouvait être adapté sans changer une ligne. Tout y était, l’émotion, l’humour, l’action et surtout un personnage revu et corrigé de Lara Croft se voyant offrir une origin story en or massif. Et à votre avis qu’est-ce qu’Hollywood a fait de ce cadeau ? La même chose qu’avec chaque adaptation sur grand écran d’un film venant d’un jeu… il a pris un malin plaisir à épurer, dénaturer et rendre pour le moins soporifique sur grand écran ce qui était tout simplement dantesque avec une manette en main. De quoi parle donc ce reboot cinématographique de la saga ? Lara Croft, 21 ans, n’a ni projet, ni ambition : fille d’un explorateur excentrique porté disparu depuis sept ans, cette jeune femme rebelle et indépendante refuse de reprendre l’empire de son père. Convaincue qu’il n’est pas mort, elle met le cap sur la destination où son père a été vu pour la dernière fois : la tombe légendaire d’une île mythique au large du Japon. Mais le voyage se révèle des plus périlleux et il lui faudra affronter d’innombrables ennemis et repousser ses propres limites pour devenir « Tomb Raider »…

Tomb raider alicia vikander

Est-ce qu’Alicia Vikander est un bon choix dans le rôle de Lara Croft ? Si l’on se réfère à l’image de l’héroïne provenant du reboot, la réponse est oui. Aussi bien d’un point de vue physique que charisme, elle se montre à la hauteur du challenge. Ce qui est triste est que la plupart si ce n’est la totalité de ses efforts volent en éclats devant la nullité du scénario et la paresse de la réalisation. Ce Tomb Raider de Roar Uthaug (Cold Prey et The Wave) souffre d’un problème récurrent à Hollywood, celui de prendre le public dit « gamer » pour des cons. S’ensuit une volonté toujours sans la moindre forme de finesse de reprendre à l’arrache des passages mythiques des jeux pour les mettre en scène dans une histoire sens dessus dessous, le tout en faisant un clin d’œil aux spectateurs l’air de dire « T’as vu hein, on t’as mis des beaux passages du jeu… » Ok, mais cela aurait été tellement plus intéressant si au lieu de désosser le script de base du jeu pour l’épurer jusqu’au non-sens, le studio avait pris le temps de construire quelque chose d’ambition. Le fait que Square Enix soit producteur aussi de cette chose les range d’emblée à côté d’Ubi Soft produisant Assassin’s Creed. Deux coquilles vides sorte de variations pg13 d’histoire qui à la base sont classés R. La greffe ne pouvait pas prendre. Pire encore, en évacuant la quasi-totalité de la partie fantastique de l’histoire du reboot de Tomb Raider, en sacrifiant des personnages secondaires qui étaient bons dans le jeu pour les remplacer par d’autres dignes des pires twists de l’histoire des scénarios hollywoodiens, Tomb Raider se transforme en une bouillie sans nom. On regarde la chose en soupirant et l’on regrette que la salle ne soit pas équipée de manettes nous permettant de reprendre le contrôle de l’aventure.

Tomb raider alicia vikander

Tomb Raider tente ici de mélanger les histoires des deux derniers volets de la saga et ne réussit sur aucun des deux tableaux. La réalisation alterne entre pachydermique et sans âme, à l’image du scénario d’ailleurs. Un énorme gâchis quand on voit dans le fond Alicia Vikander se donner à fond pour le rôle. Mais très vite la vacuité du script se rajoutant à l’ennui profond de la voir courir sur des fonds verts dégueulasses dans une île ressemblant à un vieux décor cheap de Lost finit d’avoir raison de nous. La vérité est que dans le fond, je savais à quoi m’attendre avec ce nouveau Tomb Raider. Hollywood ne voit jamais le monde du « gaming » autrement que comme une machine à sous assez basique. Elle est du coup condamnée à errer à jamais à côté des slashers pour ados fait à la va-vite. Tomb Raider par Roar Uthaug est à l’image de The Wave. Un pitch de départ avec un potentiel certain qui très vite explose en plein vol pour se montrer sous son vrai jour : un téléfilm de luxe bâclé où des acteurs cachetonnent en attendant mieux. Chose dans le fond déprimante quand on voit la qualité du matériel de base. Peut-être qu’un jour Hollywood apprendra à ne pas transformer l’or en plomb. La vérité est que cela ne sera sûrement pas aujourd’hui et une fois de plus, la malédiction des adaptations de jeux vidéo en film trouve un autre ambassadeur de marque avec ce Tomb Raider complètement raté. Certes, moins que les deux précédents, mais vu le niveau très bas d’origine, on s’attendait au moins à du moyen. On n’a que du médiocre. Dommage… Et encore une fois on regrette de voir Alicia Vikander se donner a 100% pour un rôle et que personne derrière la caméra ou en production ne fasse le taff nécessaire pour lui rendre justice.

Pour me suivre ou me contacter...
Follow me

No Comments

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.