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The Snowman, Fassbender en route pour les Razzies…

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The Snowman avec Michael Fassbender, c’est un peu comme un calque râté dans l’esprit du Millenium de David Fincher. Cela veut jouer dans la même cour et s’effondre à tous les étages. Fascinant ratage.

The Snowman de Tomas Alfredson est une énigme. Ou plutôt un incident industriel qui confine au miracle le plus profond. Difficile de trouver quoi que ce soit de cohérent dans ce film, d’intéressant ou bien même juste de sauvable. L’un des indicateurs de qualités défaillantes du film est que le réalisateur lui-même renie plus ou moins sa création, avouant entre les lignes que par faute d’une production chaotique, il n’ a pas pu tourner un bon tiers du script. D’où le manque, d’où les incohérences. Pire encore en adaptant les romans de la saga de Jo Nesbo, les producteurs du film ont fait le choix pour le moins incompréhensible de débuter par l’un des derniers. On a vu plus logique comme proposition. Et du coup ce qui devait arriver se passa bel et bien… The Snowman de Tomas Alfredson est tout simplement incohérent, ridicule et doté d’un des twists de fin les plus calamiteux que j’ai pu voir au cinéma cette année dans les thrillers… Un petit résumé avant de plonger dans les entrailles de ce cadavre : Lorsque le détective d’une section d’élite enquête sur la disparition d’une victime lors des premières neiges de l’hiver, il craint qu’un serial killer recherché n’ait encore frappé. Avec l’aide d’une brillante recrue, il va tenter d’établir un lien entre des dizaines de cas non élucidés et la brutalité de ce dernier crime afin de mettre un terme à ce fléau, avant la tombée des prochaines neiges.

the snowman michael fassbender

Alors tu penses que mon film est nul mon gars?

En fait il ne faut pas plus de 10 minutes dans The Snowman de Tomas Alfredson pour comprendre que le voyage va être très long. L’impression étrange de voir un film dont tous les éléments ont été mis dans le désordre et remonter tant bien que mal avec l’espoir que personne ne le remarque. Le problème est que du début à la fin du film, votre cerveau ne fera que hurler. Vous demandant pourquoi vous lui infliger cela ? D’ailleurs, très vite une larme coulera sur votre visage en l’honneur du monteur du film qui visiblement a dû partir en dépression nerveuse après ce film. Comment définir The Snowman de Tomas Alfredson ? Un peu comme si TF1 voulait faire du David Fincher avec un scénario reformaté pour du NRJ12. Que ce soit dans la mise en avant de l’histoire du héros Harry Hole ou dans l’écriture de l’enquête rien ne colle. Michael Fassbender semble traverser le récit en se demandant tout simplement ce qu’il se passe, ce qu’il chasse, pourquoi rien n’a de sens. La détresse perdue au fond de ses yeux apparaît comme un Warning dans chacun de ses plans. Le réalisateur qui pourtant n’est pas un manche, alterne entre plan d’une beauté flagrante et atmosphère sans ampleurs. N’est pas David Fincher qui veut, via son Millenium qui se passait dans un climat identique chacun de ses plans étaient une peinture, une œuvre d’art. David Fincher est connu pour être un maniaque. Tomas Alfredson par instants tentent d’émuler cette magie et y parvient du bout des doigts avant de s’écrouler à nouveau. Surement trop occuper en off à colmater les brèches d’un scénario partant dans tous les sens. On peut-même d’ailleurs parler de véritable jeu de massacre.

the snowman michael fassbender

Fassbender perdu dans la brume du scenario…

Personne n’est épargné dans The Snowman de Tomas Alfredson, le développement des personnages est au mieux succinct, au pire complètement caricatural. La palme revenant à Charlotte Gainsbourg qui ne sert à rien, ou bien la façon dont le film traite les origines du tueur. Le roman qui a servi de base à la création du film à la réputation d’avoir une structure forte qui en bout de course offre à ses personnages l’occasion de briller. Mieux encore quand vient le moment de clôturer le film, The Snowman de Tomas Alfredson décide de faire un gigantesque doigt d’honneur à la raison et nous pond le twist le plus incohérent de l’année tant il est amené en catastrophe pour terminer le film. Même Michael Fassbender aborde cette séquence avec une passivité flirtant avec la déprime. Il fallait oser le twist et le film le fait sans le moindre état d’âme. Ce qui au final rend cette production aussi risible que fascinante. Il est inutile de chercher à sauver Michael Fassbender, le film est beaucoup trop explosé de l’intérieur pour que cela puisse être rendu possible. Mais dans sa médiocrité absolue, finit par se cacher l’un des incidents industriels les plus fascinants de l’année. Si explorer la face perverse de la production Hollywoodienne vous intéresse alors je vous invite à foncer. Il faudrait quasiment faire un documentaire sur la vie du film en coulisses, une sorte de témoignage expliquant ce qui a pu pousser les producteurs à sortir par désespoir quelque chose d’aussi bâtard en salles. Michael Fassbender enchaîne les mauvais films en 2017. Un cas de plus en plus récurrent d’acteur dont personne ne remettra le talent en cause, mais qui se perd dans des productions de plus en plus hasardeuses. The Snowman de Tomas Alfredson en est l’exemple le plus flagrant. À voir à vos risques et périls.

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