Les news

The Oath, classe affaire vers l’enfer des flics ripoux.

The Oath sur 10 épisodes réussit ce petit exploit d’offrir un vrai polar sec et sadique. Gros plaisir non coupable.

The Oath est l’une de ces séries rentrant dans la catégorie de celles que l’on pourrait manquer. Pas vraiment de promo la concernant, diffusion sur un network US pas énorme et 50cent comme prod exécutif de la série. Du coup quand on regarde les cases se remplir on se dit que cela sent le roussi pour cette série. Et pourtant, il faut bien reconnaître que l’on a tout simplement tort. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que même si The Oath ne réinvente jamais la roue, la série en 10 épisodes n’a pas le moindre temps mort et joue avec les codes de la série policière. Imaginons un court instant ce que donnerait The Shield sur seulement 10 épisodes. La série laisse la porte ouverte a une suite, mais fonctionne aussi très bien à l’unité. Et en faisant ce choix, les scénaristes prennent la sage décision de ne ménager personne. Les morts sont radicales et sans pitié, la tension est toujours absolue et dans le fond cela fait du bien. Mais ce qui est dans le fond encore plus agréable avec The Oath, c’est que 98 % des personnages que nous montre la série sont tout simplement des crevures. Il ne peut pas franchement en être autrement quand le scénario se construit sur une bande de flics ripoux qui tentent d’échapper à la prison en se mettant à dos leur hiérarchie, des gangsters et d’autres flics corrompus. Le tout sur fond de règlements de comptes, de morts sauvages et de trahisons en pagaille.

the oath sean bean

On se laisse emporter assez facilement dans les profondeurs de cette histoire et ce qui surprend est que loin du cadre d’un network beaucoup trop rigides, The Oath se révèle une excellente surprise. Amoral dans ses twists, sadique dans la manière dont la mort s’abat sur certains personnages, la série est une série B noire et radicale dans ce que le genre a de meilleure à présenter. Il n’est parfois pas toujours utile de vouloir révolutionner le genre, dynamiter les codes et faire en sorte de transformer son scénario en une sorte de longue séance de masturbation où le spectateur est un passif plongé dans le malaise. Les scénaristes s’amusent à balayer nos appréhensions en nous faisant apprécier des salauds finis ou pris au piège de leur mauvais choix. On est ce dernier membre de la bande, celui qui reste sur le siège en attendant que toute l’action passe et que les balles arrêtent de pleuvoir. On sait pertinemment que lorsque ce moment arrive, cela ne signifie plus qu’une seule chose : il va falloir compter les corps au sol. Et le seul reflet que l’on verra briller dans la nuit à ce moment est celui de la plaque de police brillant autour du coup de certains personnages. Au royaume des flics ripoux seuls les plus tarés survivront et dans le genre The Oath offre une belle galerie de personnages plongeant bien plus dans l’ombre que vers la lumière. Et pour une fois, il y a un plaisir non coupable de faire le voyage pendant 10 épisodes avec cette bande de gangsters. Vivement la suite.

No Comments

Leave a Reply