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The Last Witch Hunter – Critique du film

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Il y a des films dont on voudrait essayer de parler sérieusement, mais c’est tout simplement impossible. Au sommet de cette pyramide du kitsch volontaire ou non se loge désormais « The Last Witch Hunter » le dernier Vin Diesel. Oui, Vin n’a jamais été un grand acteur, mais cachant ce fait derrière la plupart du temps une avalanche de séquences d’action on se disait que la chose passait encore. Mais le hic est qu’ici dans ce chef-d’œuvre qu’est The Last Witch Hunter, il tente vaguement au milieu de pluies de tatanes de donner de l’émotion à son personnage. Il faut vous le dire tout de suite, votre cerveau risque de ne pas s’en remettre ou alors vos zygomatiques, cela dépend. Oui, « The Last Witch Hunter » est exactement comme on le pensait mauvais. Mais via l’interprétation magistrale de Vin Diesel dans ce film, l’ensemble s’envole vers des sommets que l’on pensait jusque-là impossible à atteindre pour le sieur Diesel. Il met du cœur à l’ouvrage, de l’envie, de la rage de vaincre dans l’espoir de nous tirer une larme. On est avec lui quoi qu’il arrive, on veut y croire, mais très vite comme un parent assistant au spectacle de fin d’année de son enfant on se rend compte que ce n’est pas fait pour lui et l’on endure en silence, le tout en souriant pour ne pas le vexer. « The Last Witch Hunter » est typiquement le film complètement con que l’on aime regarder en étant une bière à la main ou dans un état de déprime aggravé le tout en espérant que cela réussisse à nous sortir de cette dernière. Et par instants, il faut reconnaître que Vin Diesel y arrive. Il y a tellement de sincérité dans sa volonté de faire passer de l’émotion entre deux massacres de sorcières, que cela prendrait presque si le scénario n’était pas aussi transparent.

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Oui, « The Last Witch Hunter » n’avait pas un pitch digne de Macbeth, la découverte du monstre en salles laisse un goût amer. Est-ce que tout est imbuvable ? En soi, l’univers que le film met en place n’est pas mauvais, mais aurait eu plus d’espace pour exister en se développant dans une série Tv. Ici dans l’espace temps du film on subit une sorte de syndrome Men In Black ou Hellboy du pauvre. Vin Diesel se balade dans la ville de New-York pour nous en faire découvrir l’autre versant, certains aspects de la mythologie fonctionnent, mais beaucoup d’autres s’écroulent en vol fautes de développement. Résultat des courses on baille avec politesse et l’on se dit que l’action va rehausser l’ensemble. Erreur. Nanti d’une méchante ultra cheap et générique (la reine des sorcières) « The Last Witch Hunter » peine a avoir assez de jus pour ne pas caler avant même la moitié du film, rien de ce que vous allez trouver dans ce film n’a la moindre originalité et c’est d’autant plus cruel pour Vin Diesel. Pourquoi ? Car cela montre à quel point par exemple, il souffre d’un déficit monstrueux d’aura en comparaison d’un Dwayne Johnson par exemple. The Rock a cette sympathie naturelle et ce talent si particulier lui permettant de sublimer des scripts foireux. Vin Diesel ne l’a pas. « The Last Witch Hunter » en est l’exemple parfait. Si comme le disait dernièrement un article de Vice, The Rock est le Beyonce des mecs, quel est le statut restant pour Vin Diesel ?

En regardant « The Last Witch Hunter » on serait en passe de se dire que ce dernier n’est pas glorieux. Baboulinet ne sera jamais aussi « huge » que The Rock pour la simple raison qu’il lui manquera toujours quelque chose au fond du regard. Ce je-ne-sais-quoi qui lui fait cruellement défaut a plus d’une reprise dans le film rendant les scènes d’émotions cruellement risibles. En soi « The Last Witch Hunter » n’est pas horrible. Il n’y a pas tromperies sur la marchandise. Quand on fait aussi peu de promo sur un film, il y a une raison. En fait, ce chasseur de sorcières a un arrière-goût de Uwe Boll se prenant pour Michael Bay. C’est flamboyant dans le n’importe quoi et miraculeux dans le soporifique. Perdu au milieu de ces deux extrêmes le spectateur traversera lentement le désert en espérant voir la fin de ce long périple. A oublier.

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