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The Greatest Showman, Broadway s’installe chez Hugh Jackman!

The Greatest Showman, c’est l’exemple parfait qui démontre que l’on devrait avoir besoin d’un film de Hugh Jackman chantant chaque mois.

The Greatest Showman avec Hugh Jackman est un film qui va diviser et en laisser à tort certains sur le bord de la route. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que c’est une pure comédie musicale à la sauce Broadway. Le film en prend toutes les forces et aussi les faiblesses en faisant un choix pour le moins radical, celui d’en assumer du début à la fin le type de scénario assez schématique. Un découpage en forme de tableau qui manque parfois de liant. Un détail pas forcément « filmique » qui énervera les puristes. Est-ce pour autant suffisant pour tuer le film ? Oui, l’histoire qui nous est racontée nettoie toutes les zones d’ombre du personnage et l’histoire de son ascension. On sait à quoi s’attendre avec Hollywood. Mais ce que The Greatest Showman réussit par contre c’est à nous vendre du rêve. L’histoire de PT Barnum revue et corrigé à la sauce Moulin Rouge est un peu particulière à accepter dans les premières minutes du film, mais plus le temps passe et plus les dernières défenses que l’on avait envers ce récit vole en éclats. Pour des raisons simples, le cast, la mise en scène, la folie communicative de la chose et un Hugh Jackman qui loin de l’image de badass monstrueux revient dans son élément : la comédie musicale. Il s’éclate et nous aussi. C’est là que réside tout son talent, transmettre tout comme le personnage qu’il incarne du plaisir à ses spectateurs. Et c’est le cas.

the greatest showman hugh jackman

The Greatest Showman est imparfait de par son parti pris « a la Broadway » c’est un fait sur lequel vous ne pourrez rien, et sincèrement il faudra très vite en faire le deuil pour ne pas passer à côté du reste. Quel est ce reste ? Un enchaînement de tableaux formant un récit plus ou moins solide mais dont chaque instant déborde d’un amour du genre assez fou. La vraie force du film est la musique. À mi-chemin entre les envolés lyriques des classiques du genre et la pop pour le moins en désaccord avec l’époque, The Greatest Showman réussit un mariage contre nature des styles. Le genre de ceux qui ne tient debout que grâce à son casting, à l’exception de Rebecca Ferguson chante réellement dans le film de Michelle Williams divine en passant par Zac Effron et Zendaya impeccable et Hugh Jackman magnétique d’une scène à l’autre, le film ne fait pas dans le détail quand la musique s’emballe. Là où d’autres comédies musicales récentes avaient du mal à tenir sur la longueur, il faut reconnaître à The Greatest Showman le fait de réussir un véritable petit miracle. Quasi toutes les chansons du film sont excellentes, le casting vocal qui leur donne vie se montre au top de leur forme en le faisant, mais surtout la mise en scène est là pour faire en sorte que la magie prenne. En témoigne un tableau entre Zac Effron et Zendaya dans un cirque désert tout simplement magnifique. Et des petits tours de force flirtant entre le magnifique et le délicieusement kitsch The Greatest Showman en regorge du début à la fin. On pourra crier à l’indigestion c’est un risque. Mais rare sont les films récents du genre qui assument aussi bien chacun des choix pris et s’y tiennent sans dévier. Parfois pour le pire mais souvent pour le meilleur et mine de rien, il y a quelque chose de respectable dans ce jusqu’au-boutisme. Surtout quand au final le résultat fonctionne.

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The Greatest Showman est un paradoxe, si sous sa forme actuelle et avec ce casting le film était transposé à Broadway, ce serait un carton. Tout est en place, le tempo, le cast, la musique, l’émotion. Au cinéma, cela demande certes un peu plus de temps pour se laisser emporter. La musique servant de point de passage pour transporter le récit. Une autre approche que celle que le public peut avoir l’habitude de voir. Cela implique aussi des raccourcis inhérents au découpage quasi digne d’une partition. Mais le tempo qui en découle, la nervosité et l’approche parfois gentiment kitsch font quoi qu’il en soit du bien. Pourquoi ? Peut-être par ce que vu l’époque dans laquelle nous sommes où le cynisme et l’envie de gueuler sur tout et n’importe quoi chaque jour souvent pour rien, un film comme The Greatest Showman fait du bien. Un film simple qui n’a qu’une envie, divertir, faire rire et s’émouvoir, un film où chacun des comédiens à l’écran se donne a 100 % pour que chacun des passages où il chante possède une véritable âme. Oui le film à des défauts et plus d’un, mais vu qu’il a une âme et du style, cela ne fait rien. Je préfère un outsider à la gueule de canard boiteux qu’une comédie musicale proprette faite par un studio ne comprenant rien à ce genre si particulier. Ce n’est pas le cas avec The Greatest Showman et sincèrement tant mieux vu que cela fait parfois un vrai bien fou de se laisser emporter pendant deux heures loin des emmerdes. Validé.

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