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The Gallows- Critique du film

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Mon amour pour les found footage est de plus en plus mince et ce n’est pas The Gallows qui va faire quoi que ce soit pour le faire grossir à nouveau.  The Gallows, tout comme la saga Paranormal Activity, Unfriended et tant d’autres est une formule qu’Hollywood reproduit à l’infini chaque été. Petit budget, scénario dopé au cliché et attente de retours sur investissements maximum tout est en place, mais dernièrement la chose prend du plomb dans l’aile. Il faut bien différencier les deux types de films d’horreur qui s’affrontent en salles dans cette nouvelle mouvance, ceux à destination d’un public plus adulte ou du circuit DTV… et ceux fait pour les ados. Qui est au final le parent pauvre du secteur. L’unique vocation de ces productions est de faire de l’argent rapidement, l’artistique et l’originalité reste de l’ordre du négligeable pour ces films et c’est bien le cas ici avec The Gallows. Si je devais rapprocher l’ensemble d’un autre found footage sorti il y a peu en DTV ce serait Area 51 du réalisateur de Paranormal Activity. The Gallows marche dans les mêmes traces, cela se veut original et intense, mais il suffit d’à peine une bobine pour que la seule chose pesante dans le film soit le poids des cliches qu’il appuie sur votre poitrine. Non, ce n’est pas The Ring, mais l’on est pas loin d’un film qui effectivement vous veut du mal.

 TG-FP-025 Film Name: THE GALLOWS Copyright: © 2015 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. Photo Credit: Courtesy of Warner Bros. Pictures Caption: REESE MISHLER as Reese Houser in New Line Cinema's horror film "THE GALLOWS," a Warner Bros. Pictures release.

TG-FP-025
Film Name: THE GALLOWS
Copyright: © 2015 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC.
Photo Credit: Courtesy of Warner Bros. Pictures
Caption: REESE MISHLER as Reese Houser in New Line Cinema’s horror film « THE GALLOWS, » a Warner Bros. Pictures release.

Tout comme Area 51 et d’autres, The Gallows a plus de trous dans son script que le plus affiné des fromages suisses. On pourrait y passer un bras et le pire dans l’histoire est que personne ne semble en avoir rien à faire. Ce qui donne très vite un sentiment étrange de navire à la dérive. On erre de séquence en séquence dans l’espoir de retrouver un capitaine à la barre, mais cela ne sera tout simplement…jamais le cas. Fait pour parler a une jeune génération ce film souffre de défauts de styles sur le fond et la forme qui le rapproche d’un Unfriended ou d’un Project X par exemple. Il y a ici et là des embryons de bonnes idées que les scénaristes prennent un malin plaisir à noyer dans un océan de je-m’en-foutisme et de non-sens. Et comme dans beaucoup de slashers récents ou de found footage ce qui arrive aux personnages est le dernier de nos soucis vu que depuis le début, nous n’avons jamais rien ressenti pour eux. The Gallows est l’équivalent cinématographique d’un trip en fast-food. On sait que ce que l’on va manger est de la merde et que cela a été maquillé pour nous le faire oublier. Le hic est que cette fois-ci, l’équipe en cuisine ne fait même plus l’effort de maquiller l’ensemble. Cela ne sent pas bon dès l’entrée en salles.

The-Gallows-Teaser-Trailer

 

L’industrie de l’horreur est un fast food à ciel ouvert désormais du côté d’Hollywood et The Gallows en est le menu big mac du mois. Je n’ai pas le moindre doute sur le fait qu’il sera très vite remplacé par un autre produit plus sexy en apparence, mais tout aussi creux en profondeur. La loi de la production implique un roulement très rapide. Mais c’est dans ce roulement et les contraintes de temps qu’il impose aux auteurs et réalisateurs que ce genre si particulier qu’est l’horreur perd son âme. The Gallows aurait pu être différent, mais bien au contraire que ce soit de par sa réalisation ou son scénario, il se calque sur la théorie du moindre effort en vigueur à Hollywood. Ce nihilisme créatif est aussi fascinant que déprimant.

 

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