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The Five, retour sur le pilote de la série d’Harlan Coben

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The Five d’Harlan Coben avait été vendu comme un petit trésor… mais aussi si on lisait entre les lignes.. ou juste que l’on prêtait une oreille attentive aux featurettes, un monstrueux et certain égo trip de la part d’Harlan Coben. Le monsieur est un petit génie dans son domaine, il a vendu des millions de livres, mais est-ce pour autant que cela fait de lui un showrunner parfait ? J’ai envie de dire non. Chacun son domaine, Jean Christophe Grangé à la manœuvre sur beaucoup des adaptations de ses films niveau scénario a subi un écueil similaire. Fondamentalement The Five d’Harlan Coben n’est pas antipathique ou mauvais, l’histoire se met en place de façon très classique et à la fin du pilote l’envie d’en savoir un peu plus est là… mais impossible de nier que pour arriver justement à la fin de ce premier épisode sans appuyer sur le bouton fast-forward est parfois un peu fastidieux. En effet, The Five d’Harlan Coben est un produit étrange en termes de réalisation, à mi-chemin entre le clip vidéo pour certains de ses choix et la volonté bâtarde d’avoir un aspect cinéma en changeant le format de l’image. Le gros souci en bout de course étant que dans un cas comme dans l’autre le mélange passe mal et finit par avoir un petit aspect contre-productif en détournant le spectateur de son objectif principal… L’histoire se met en place, mais l’on ne fait encore et toujours que s’attarder sur les effets de styles bien souvent inutiles qui plombent le pilote de la série. A vouloir trop en faire comme s’il voulait cacher une quelconque faiblesse du script The Five d’Harlan Coben en devient véritablement pompeux dans sa réalisation. Chose d’autant plus regrettable, je le redis que l’histoire en elle-même et sans être révolutionnaire n’est pas horrible du tout. Harlan Coben connaît bien les trucs et astuces inhérents à la mise en place du suspens quand il s’agit de les placer dans un livre. Une fois dans le domaine de la série Tv, son sens du tour de passe passe pourra sembler beaucoup plus mécanique par endroits. Les contours des personnages sont dans l’ensemble bons, certains évidemment étant mieux servis que d’autres… mais alors que l’histoire se déroule et que l’on commence à comprendre la surface des choses, un sentiment nous prend à la gorge. Celui que victime de sa propre ambition, The Five d’Harlan Coben risque en bout de course de plus frustrer que satisfaire. Le livre laisse plus de place à l’imaginaire et implique donc le spectateur dans un processus plus actif, la tv modifie cela et oblige du coup Harlan Coben a se formater en fonction. C’est malheureusement ce sentiment étrange de formatage ou de melting-pot stylistique pas toujours homogène qui prédomine de ce pilote de The Five. Il reste une saison pour corriger le tir.

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