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The final Girls- Critique du film

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The final Girls est un film assez particulier. Il a le défaut premier de vendre en surface et de façon parfois trop apparente quelque chose qu’il n’est pas. Non, The Final Girls n’est pas une parodie de slashers au sens ultrapotache du terme, ni un essai ultra-contrôlé de mise en abime du genre comme l’était Black Dynamite. C’est presque un mélo… D’une certaine façon se cachant dans les habits d’un presque slasher. Oui, j’admets que dit de cette manière, il y a de quoi intriguer et faire fuir. La balance entre les deux menant vers l’équilibre n’est pas évidente à trouver et a plus d’une reprise The Final Girls vacille. Mais, pour autant, il ne s’écroule pas pour autant. Pourquoi ? Car ce qui fait son cœur, à savoir la relation si particulière entre cette mère et sa fille et la façon dont elles se retrouveront fonctionne à merveille. Taissa Farmiga et Malin Akerman, au-delà d’une certaine ressemblance un peu troublante forme la véritable force de ce petit film. The Final Girls n’est jamais aussi bon que lorsque Taissa Farmiga prise au piège du film doit essayer tant bien que mal de maintenir en vie sa mère et d’en même temps vaguement profiter du moment. Instant hautement pervers certes vu que bien qu’ayant son visage, il ne s’agit pas pour autant vraiment de sa mère. C’est à partir d’ici que le film tente quelque chose se rapprochant d’un numéro d’équilibriste. À savoir utiliser ces éléments « clichés » du slasher pour les mixer avec un soupçon d’émotions. La double utilisation de ces standards a quelque chose de schizophrénique. Présent aussi bien pour le rire que pour marquer le désarroi croissant de cette ado prise au piège d’un coup du sort, l’ensemble finit par donner à The Final Girls une saveur particulière.

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Si vous ne voulez voir ce film que pour l’aspect parodique et uniquement que sous cet angle, vous risquez d’être déçu. La fusion des genres n’est pas toujours parfaite et The Final Girls accuse par moments de baisse de rythme un peu flagrante. Des moments où le film bascule d’un genre à l’autre de façon un peu abrupte. L’équilibre des deux finit parfois par en souffrir surtout en bout de course. Mais, l’important d’une certaine façon… c’est le voyage. Si l’on voulait décrire simplement The Final Girls, je pense que dire « C’est comme si Stephen King avait refait la Rose Pourpre du Caire » ne serait pas forcément loin de la vérité. Il y a de tout, du drama, du rire, du second degré et une générosité assez débordante dans l’ensemble. The Final Girls a au moins le mérite de vouloir expérimenter. Là où certains s’arrêtent à des formules toutes faites et oublient la notion de prise de risque, The Final Girls joue une approche plus sournoise. Alors que ses potes passent par la porte, lui passe par la fenêtre pour attaquer par l’angle mort de vos habitudes. On ne voit pas toujours venir là où veut en venir, le réalisateur, il nous manipule gentiment jouant sur les espérances que l’on peut avoir face à cette histoire. Taissa Farmiga et Malin Akerman sont pour beaucoup dans la sympathie fragile mais tenace que l’on peut avoir pour ce petit film qu’est The Final Girls. La base même du twist les réunissant est tirée par les cheveux, mais pourtant très vite on se laisse emporter et la chose finit très vite par ne plus trop gêner quoi que ce soit dans notre petite caboche.

Objet aussi batard que charmant, The Final Girls est typiquement une petite chose fragile qui essaye avec une énergie assez folle de s’élever au-dessus de la case où on le parque. Ce n’est pas toujours parfait, il y a des hauts et des bas, mais Taissa Farmiga et Malin Akerman ainsi que la sincérité du script sur le fond finissent d’emporter l’adhésion. Et au-delà de ces quelques points, il ne faut pas pour autant oublier le fait assez simple mais notoire qui est le suivant : le film reste très drôle grâce à une galerie de seconds rôles aussi couillon qu’attachant. A voir.

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