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The Door, merci de ne pas ouvrir la porte-Critique du film

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Une famille américaine mène une paisible existence en Inde jusqu’à ce qu’un accident tragique prenne la vie de leur jeune fils. La mère, inconsolable, apprend qu’un rituel antique peut lui permettre de lui faire un dernier adieu. Elle voyage alors jusqu’à un ancien temple, où se trouve une porte qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mais quand elle désobéit à l’avertissement sacré de ne jamais ouvrir cette porte, elle bouleverse alors l’équilibre entre les deux mondes.

Parfois, il faut prendre les choses comme elles viennent et se dire que ce n’est pas parce que l’on ne croit plus dans le producteur du film qu’il ne pourrait pas y avoir un miracle. On ne sait jamais. C’est l’état d’esprit que j’avais plus ou moins face à The Door. L’envie de lui donner sa chance. La présence de Sarah Wayne Callies et Jeremie Sisto que j’aime bien me donnait envie d’y croire. Mais parfois, cela ne suffit pas. Oui, The Door partait d’un pitch pas plus mauvais qu’un autre et son intention de traiter le deuil avait quelque chose de noble. Mieux encore la délocalisation de l’histoire en Inde donnait d’emblée à l’ensemble l’espoir de sortir des sentiers battus et sur certains aspects c’est le cas. Le problème est qu’entre chacun des points de cette histoire circule un grand vide. La réalisatrice du film oscillant d’un pied sur l’autre et d’un genre à l’autre sans jamais vraiment savoir où elle va. Tour à tour drama familial, parfois film d’horreur mal maitrisé, The Door a comme défaut de ne jamais vraiment avoir d’identité. Que ce soit dans sa façon de créer la peur en reposant soit sur des tics de réalisations ou bien des clichés narratifs, il est difficile de pleinement rentrer dans l’histoire. Est-ce que les comédiens sont fautifs? Pas forcément. Que soit Sarah Wayne Callies ou Jeremie Sisto, les deux font ce qu’ils peuvent avec ce que le scénario leur offre…en gros pas enormément.

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Et c’est bien ici que l’édifice menace de s’effondrer sur le spectateur car au delà de sa mise en scène très artificielle, le scénario en lui-même est le véritable point faible du film. The Door souffre de l’idiotie des réactions du personnage de la mère face au fantôme de son fils. Couplé au fait qu’il ne se passe pas grand chose de passionnant pendant 90% du film, il est très difficile de sauver quoi que ce soit. Car oui, conscient dans sa toute dernière ligne ( les 10 dernières minutes…) qu’il est nécessaire de cloturer l’histoire et boucher les trous du scénario, The Door se met à courir dans tous les sens pour finir dans le plus grand guignol possible une histoire qui avait déjà plus d’un pied sous terre. En résulte un sentiment bizarre, celui d’avoir assister à un gigantesque foutage de gueule. The Door se voulant être un film d’horreur avec du fond…ou un drama sur les horreurs accompagnant le deuil, finit par se prendre complètement les pieds dans le tapis accouchant d’une expérience totalement inodore et standard. C’est bien au final ce qui est peut-être le pire pour un film de nos jours, ce simple fait de ne pas réussir à avoir assez d’identité pour sortir du lot et n’apparaître que comme étant une gigantesque fumisterie. Tout cela n’est que mon avis et certains ne le partageront pas, mais The Door continue d’alimenter la flamme des productions transparentes qu’Alexandre Aja lâche sur le domaine du fantastique. Vide d’intensités, absent du moindre sentiment de peur, The Door s’enfonce dans une abysse dont rien n’y personne ne pourra vous sortir si vous prenez la décision d’y tomber avec lui. A vous de voir du coup…

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