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The Division, quand Michael Bay rencontre Terrence Malick.

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The Division, au départ quand j’entendais tout le monde parler de ce jeu, je ne pouvais m’empêcher de repenser à mon expérience sur Destiny et la déconvenue qui en avait suivi. Pas que Destiny soit mauvais, mais je n’avais pas accroché. Et du coup The Division reprenant exactement la même mécanique, j’étais à deux doigts de me dire qu’il ne servait à rien que je me lance dans la bataille. Alors que lentement je grimpe les échelons du jeu, je dois bien reconnaître qu’en partie j’avais tort. Oui, il n’y a pas que des qualités dans ce jeu. C’est un fait. Les mécaniques de gameplay sont ultra-répétitives tout comme certaines des missions qui s’enchaînent… mais, car il y a toujours un mais, The Division possède un plus indéniable qui pour moi aura fait la différence. Le design. Le look du jeu pour être plus précis. Ce New-York apocalyptique donne une aura singulière au jeu et fait oublier pas mal de choses. En résulte une envie assez folle d’errer dans les rues de cette ville fantôme tout en croisant tant bien que mal le fer avec les différentes factions de gangsters la composant. Oui, The Division n’est pas forcément étudié pour le jeu en solo et c’est ce qui en énervera plus d’un parfois. Certaines zones du jeu étant clairement faites (et uniquement d’ailleurs) pour les assauts en multi. Rendant à partir d’un instant caduc toutes intentions de continuer à la jouer loup solitaire. Je passe sous silence la connexion internet obligatoire rendant d’emblée inactif le jeu en cas de panne ou de quoi que ce soit d’autres. Un mode offline aurait été le bienvenu sous une forme ou une autre. Mais comme je le disais plus haut, on finit en partie… par pardonner cette longue liste non exhaustive de problèmes à The Division à cause de son atmosphère.

C’est la grande réussite du jeu, bien au-dessus de son histoire dont pour être honnête on se contrefout à peu près autant que celle d’Assassin’s Creed. Avec le temps on sent que par instants chez Ubisoft l’aspect narratif est devenu un prétexte, une ligne à remplir sur le dossier de présentation, mais qui une fois dans les mains du joueur apparaît sous sa forme la plus pauvre. Du coup, The Division apparaît pour ce qu’il est une sorte de parodie de Michael Bay par instants, un gros truc alternant explosions et instants contemplatifs, comme si soudain les développeurs avaient pris le pari fou de mixer l’esprit de Michael Bay à celui de Terrence Malick. C’est creux sur le fond et splendide sur la forme et les sensations que cela provoque. Objet complètement étrange, je suis désormais curieux de voir ce qu’Ubisoft va faire de cette saga. Continuer à la développer en profondeur ou se contenter de DLC basique pour vendre du costume spécial a 4euros99. Il y a un vrai potentiel pour corriger les erreurs du premier volet et donner à The Division la suite qu’il mérite. Mais tout cela n’est que ma vision des choses. On verra bien si celle d’Ubisoft se rapproche de la mienne. Ce dans un futur lointain ou proche.

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