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Defenders, le nouveau pétard mouillé de Marvel en Tv.

The Defenders devait être le Avengers du petit écran pour Netflix. Cela aurait du être magique, vendre du rêve au km… et en bout de course que se passe-t-il ? On se retrouve avec 8 épisodes brassant du vide, bâclé pour la grande majorité et un ensemble terriblement cheap. Que s’est-il passé en coulisses pour que la chose finisse par devenir un incroyable pétard mouillé de ce calibre ? C’est le mystère le plus incompréhensible de l’année. Le 1er vrai souci de The Defenders est sa durée… 8 épisodes pour autant de personnages, cela ne peut aboutir qu’à une seule chose, avoir un gros taux de casse narrative sur le bord de la route et c’est bien ce qui se passe. Le vrai cœur (enfin presque de l’histoire) tient sur Elektra et Daredevil. Si vous n’avez pas vu toutes les séries d’avant, The Defenders sera pour vous un merdier narratif incompréhensible. Mais pour en revenir au cœur de l’histoire, nous sommes au final devant l’épilogue d’une histoire d’amour impossible. Le souci est que si l’on connaît un minimum l’historique Marvel, on sait pertinemment comment la chose va se finir entre les deux personnages. Ce qui de ce fait anéantit d’emblée toutes traces de suspens et l’on s’engage alors dans l’abominable tunnel narratif qu’est The Defenders. Un lieu rempli de personnages présent pour la décoration. Et dont au final on se fout un peu. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu’en 8 épisodes, on sait qu’il sera impossible que tout le monde s’en tire sans casses. Et c’est exactement ce qui se passe ici.

Prenons les exemples dans l’ordre. 1ere victime Sigourney Weaver et par extensions son organisation « The Hand ». Là où dans les comics, il y a quelque chose d’incroyable autour de cette organisation, ici il faut bien se résoudre à voir les choses en face, l’ambition est en vacances. Tout ce temps passé à créer un suspens sur plusieurs séries, à nous faire attendre un reveal incroyable pour au final accoucher d’une souris. L’illusion autour du personnage de Sigourney Weaver dure quelques épisodes et l’on est même en passe de se dire qu’il va y avoir quelque chose de puissant dans sa relation avec Elektra. Et soudain la réalité nous explose au visage, les scénaristes ne savent pas où ils vont, ils étirent artificiellement toutes les intrigues pour ne jamais vraiment réussir à en faire quoi que ce soit de cohérent. Et là où Daredevil possédait un Fisk plus dantesque que l’on ne s’y attendait, The Defenders hérite d’un groupe de méchants dont la seule peur est de mourir. Nous ne sommes pas devant des méchants incroyables, juste des humains ou presque. Des gens au final banal. Et c’est ce qui achève la série, tout y est banal au possible et la théorie du moindre effort s’applique à tous les étages. Sigourney Weaver finissant par n’être qu’une star de plus venant prendre son chèque chez Marvel. Un beau gâchis ? Oui sans nul doute. Mais ce n’est rien en comparaison des Defenders eux-mêmes.

Oui, nous ne sommes pas chez les Avengers, oui, tout se résume à Hells Kitchen et il est nécessaire d’avoir des héros plus réalistes, les pieds sur terre. Est-ce pour autant une raison de les couler dans le ciment jusqu’à les rendre statique et passif face à la bérésina qui se dresse autour d’eux ? La 1ere victime est Jessica Jones qui un peu à l’image de sa série ne sert au final pas à grand-chose, le développement autour de son personnage est faible et elle n’est là que pour faire vaguement avancer les pièces d’un puzzle dont tout le monde se fout. Idem pour Claire « The Nurse » et Misty Knight ou bien Coleen la sidekick de Danny Rand. Tous ces personnages sont de la garniture que l’on jette aux 4 coins du scénario pour en cacher le plus possible sa maigreur. En d’autres termes, nous sommes devant du fan service et surtout dans le cas de Misty et son final… Mais ce n’est rien face à Danny Rand, l’IRON FIST… comme il ne cesse de le répéter encore et encore. Autant être honnête et c’est même d’ailleurs une sorte de running gag chez les membres de The Hand, Danny Rand est un personnage fondamentalement stupide. C’était déjà pénible dans sa série, cela le devient encore plus ici. Mais le vrai souci que l’on ressent au-delà de cette sensation de gâchis est que la chose ne décolle jamais véritablement. Il n’y a pas ce sens épique que l’on attendait d’une telle rencontre entre ces héros. Les chorégraphies non content d’avoir un sens de la géographie pour le moins particulier… sont montés avec une molesse qui frôle le malaise. L’utilisation de morceau de rap dès que Luke Cage entre en jeu fait un peu redite en mode pilote automatique avec tout ce que l’on a déjà vu dans sa série.

Et c’est quand on en arrive au final qui n’en est pas vraiment un que la série donne encore plus envie de se taper la tête contre les murs. La guerre qui oppose les deux patrons de Marvel pour la division Cinéma et Tv, fait qu’il y a de grandes chances que ces Defenders restent les parents pauvres de la galaxie Marvel. Un point que cette nouvelle série ne fait que tragiquement confirmer. Un produit au final assez inodore. Dommage.

 

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