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The Cloverfield Paradox, l’incident de parcours complet.

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The Cloverfield Paradox, c’est l’hitoire d’un film que l’on attendait plus et qui soudain débarque…et là c’est le drame. Enfin presque…

The Cloverfield Paradox est un pion de plus dans le gigantesque échiquier des films qui à cause d’un simple titre sont condamnés d’avance. En effet, le film n’aurait pas eu Cloverfield dans son titre, on aurait eu tendance à être plus tolérant envers le résultat final. Est-ce que cette production est honteuse ? Non, elle est au final juste inodore et JJ Abrams tente de raccorder ce métrage au forceps à la mythologie Cloverfield. Le résultat ne joue pas forcément en sa faveur, je pense même que l’on peut dire qu’il lui explose entre les doigts sans la moindre pitié et le spectateur se fait balayer par l’onde de choc. On verra toujours pire que ce film. C’est un fait. Mais ce qui est indéniable est que par rapport à la somme de ses ambitions, très peu d’entre elles finissent par toucher au but. Et cela entraîne le spectateur dans un interminable tunnel de clichés tous plus poussiéreux les uns que les autres. De quoi parle The Cloverfield Paradox dans le fond ? Après un accident avec un accélérateur à particules, une station spatiale américaine découvre que la Terre a disparu. Les résidents de la station vont alors être confrontés à l’étrange présence d’une autre station spatiale tout près de leur position.

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Le premier vrai et immédiat défaut de The Cloverfield Paradox est d’être sorti dans l’ombre de Life. Blockbuster en huis clos sauce Alien qui en terme d’ambiance et de délires en roue libre possède des similitudes assez fortes. La 2e problématique tient dans sa volonté de raccorder au forceps l’intrigue dans la station spatiale à celle de la Terre et par ricochet à la mythologie Cloverfield. Le hic est que dans le fond tout comme 10 Cloverfield Lane, cela aboutit a quelque chose de totalement artificiel. Et quand je dis cela, je reste gentil. Sans la partie terrienne et en se focalisant sur la partie SF en huis clos du film, The Cloverfield Paradox aurait eu une chance d’être plus tolérable. Le casting fait ce qu’il peut avec ce qu’on lui offre. Elizabeth Debicki, Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo se donnent à fond et l’on ne peut rien vraiment leur reprocher. C’est le cas pour les premiers et seconds rôles, le vrai fautif de l’histoire est le scénario, qui en omettant a plus d’une reprise de développer certains de ses personnages majeurs ou des twists importants de The Cloverfield Paradox aboutit à une situation batarde de déjà vu. C’est le plus gros défaut de The Cloverfield Paradox, tout ce qui s’y déroule n’est qu’un mélange plus ou moins solide de dizaines d’inspirations plus ou moins bien digérées. Et souvent moins que plus. Le tout se retrouvant encore plus vacillant suite au fait que dans le fond la connexion avec l’univers Cloverfield est anecdotique dans le fond. Une vague explication dans ce cas tient avec les infos offertes par l’histoire, mais l’on se dit que c’est léger, trop léger. The Cloverfield Paradox montre que cette saga capitalise sur un nom uniquement. Sans jamais avoir la moindre idée de quoi faire avec sa mythologie. La vérité est que Cloverfield 1er du nom se suffisait totalement à lui-même. Le genre de petit coup d’éclat improbable. Mais la précipitation et l’envie de faire du fric aidant sans la moindre once de bon sens débouchent sur The Cloverfield Paradox.

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Est-ce que The Cloverfield Paradox est une révolution ? Oui et non via son mode de diffusion par Netflix, mais en regardant l’histoire de sa post-prod et l’engouement du studio et du producteur pour faciliter son arrivée sur Netflix plutôt qu’en salles, on s’interroge. Un peu comme si derrière la caméra tout le monde avait soudainement conscience du pétard mouillé reposant dans leurs mains et on les comprend. Il n’y a pas grand-chose à sauver de ce film. Chose regrettable quand on voit la somme des talents composant le casting de ce petit film de sf totalement anecdotiques. Chacune des thématiques que le film utilise comme carburant sont intéressantes en soi, mais là encore mises bout à bout dans The Cloverfield Paradox il faut bien reconnaître que la mayonnaise ne prend jamais. On s’ennuie plus souvent que l’on ne voit la moindre once d’intérêt enflammer son cerveau. Chose bizarre, j’en viens même a finir par lui préférer Life qui même si lui aussi souffrait de ce sentiment de déjà-vu faisait un véritable effort pour créer une vraie tension et intéresser son public. The Cloverfield Paradox enchaîne les bonnes idées et alors que l’on s’attend à ce qu’il en fasse quoi que ce soit passe à la suivante laissant la précédente en plan. Une sorte de gigantesque plateau de domino s’écroulant en synchro sur la moindre parcelle d’empathie que l’on aurait pu avoir pour les personnages. Ou l’histoire. Complètement négligeable du coup dans l’océan de films à voir.

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