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The Babysitter, Home Alone Gore par McG

The Babysitter est-il le retour en grâce de McG ? Oui et non, faible par le scénar et grand par le Yolo, son film devient un plaisir coupable…

The Babysitter de McG est une production un peu particulière. Un mix pour le moins étrange entre une énorme dose d’anecdotique et quelque chose de plus ou moins sympathique. La carière de réalisateur de McG étant ce qu’elle est depuis plusieurs années… on était plus habitué à le voir en tant que producteur dans des génériques. L’idée du coup de le voir revenir sur le devant de la scène avec ce film pour Netflix était intéressante. Le résultat est pour le moins particulier. Vous vous souvenez de Home Alone avec Macaulay Culkin. Un enfant seul dans une maison face à des voleurs qui vont trouver plus fort qu’eux. Et bien The Babysitter de McG pervertit la donne en transformant la chose en un survival à la sauce Home Alone totalement gore. Mais, tout cela n’arrive devant vos yeux ébahis qu’après 30 minutes de films où il ne se passe malheureusement pas grand-chose. Et comme le film ne dure qu’une heure 25, je vous laisse imaginer ce qui va arriver pour les 55 minutes restantes… oui du rush de gore et de jeux de caméras et d’idées de mise en scène complètement stupide et jouissive. Mais rien dans le département du scénario. C’est le plus gros problème de The Babysitter de McG, le film sacrifie tout dans son 2e tiers sur l’autel du gore hardcore. Mais d’un côté comme de l’autre, on en revient aux bases du slasher concernant les personnages : tout n’est que caricature et clichés. Un peu comme si McG dans un grand moment de temps libre et cédant à l’offre monétaire de Netflix décidait de laisser remonter à la surface l’adolescent qui est en lui. Spoiler alert, cela ne se finit jamais bien. Autant pour lui que pour beaucoup d’autres cinéastes ayant eu la même idée avant lui.

the babysitter McG Netflix

The Babysitter de McG est-il pour autant un film détestable ? La vérité aussi paradoxale que cela puisse paraître est que non. La chose est à prendre au final comme un OVNI, une sorte de projet de fin d’étude fait par le cancre de la classe. La petite tête à claque un peu punk se moquant bien de l’avis des gens comme moi. McG enchaîne les uns à la suite des autres tous les poncifs du genre pour le slasher fait pour un public ado. Et dès le 2e tiers du film, il faut bien reconnaître que cela fonctionne. La vraie force du film d’une certaine manière (l’une des rares) est que la bêtise ambiante des personnages d’ados satanistes désamorce l’ultra-violence qui règne dans une partie du film. N’y allons pas par quatre chemins, oui The Babysitter de McG ne lésine pas sur le gore. Un peu comme le Sam Raimi de la grande époque Evil Dead, McG trucide avec un sadisme absolu les personnages qui composent son histoire. Et le point qui mérite mention est qu’ici l’artisan de ces morts pour le moins graphique est un gamin de 12 ans.

Version totalement survoltée de Home Alone, The Babysitter de McG pousse très loin le curseur du border-line sur ce que l’on peut faire subir à un gamin de cet âge dans un film de genre. Mais l’exploit reste que même si l’ultra-violence et les hecto-litres de sans submerge l’écran, on n’est rarement voir jamais choqué. Mais le revers de la médaille est que l’on n’est jamais surpris. Et c’est sans nul doute le point le plus frustrant de ce film. La réalisation est à l’avenant, c’est un fait. Mais le casting est bon, l’énergie aussi et l’humour qui envahit le 2e tiers du film est assez contagieux. Cela n’empêche qu’avec un simple effort du côté du scénario, The Babysitter de McG avait le potentiel nécessaire pour passer du statut de film d’étudiant potache à série B solide. Peut-être que la chose n’a jamais été l’intention première de McG et d’une certaine manière tant mieux.

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Et oui, car dans le fond et même s’il rate sa chance de faire un vrai bon film avec The Babysitter, McG nous offre un spectacle assez sincère dans la volonté de divertir. Faible sur le reste, mais fondamentalement généreux dans le gore, la déconne et le plaisir coupable. Vous aurez certes sûrement oublié ce film moins de deux semaines (au max) après sa vision, mais à l’instant T de sa découverte, la machine devrait prendre. C’est une petite victoire pour le cinéma et un grand pas en avant pour McG. On prend les bonnes choses là où elles sont. En l’occurrence sur Netflix…

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