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Taxi 5, il y a des sagas qu’il vaut mieux laisser dans le placard…

Taxi 5, la dernière production Europa Corp tente de redonner vie à la saga mythique du taxi…fallait pas hein. Vraiment pas en fait…

Taxi 5, tout est dans le titre et autant répondre à la question, non à la différence d’un Fast 5 qui avait remis sur pied la saga, ce nouveau volet de la franchise marseillaise n’accomplit pas le même exploit. Et pourtant avec Franck Gastambide aux commandes, j’étais plutôt curieux. Je ne suis pas ultra fan des Kairas, ni de Pataya, mais les deux films tentaient des choses. Certes en se répétant en cours de route et en tournant un peu à vide rapidement sur l’humour à base de caca et de vomi, l’ensemble tenait la route. On aimait ou pas, mais il y avait bien pire. Le problème immédiat de Taxi 5 est que tout ce que l’on pouvait aimer dans la mise en scène de Franck Gastambide est aux abonnées absentes. Pour synthétiser, le jeune réalisateur développe le même syndrome que Philippe Lacheau par exemple. Il a découvert une recette… et la recycle de film en film. Et cela se voit de plus en plus. Jusqu’à atteindre un véritable point de non-retour que caractérise très bien Taxi 5… Sylvain Marot, super-flic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, devenu Maire de la ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume des bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire TAXI blanc.


Il y a parfois des franchises que l’on devrait laisser dans un placard. La mise en chantier de ce 5e volet de la saga Taxi à été un long chemin semé d’embûches. Et l’idée de voir Luc Besson offrir les rennes du traîneau a une nouvelle génération de réalisateur avait quelque chose d’intéressants. La vérité est que dans le fond en termes de styles, d’humour et de tout ce qui va avec il n’y a pas la moindre différence entre ce film et les 4 précédents volets. Pire encore, Franck Gastambide plonge le film dans ses travers récurrents, l’humour scato, la vulgarité facile et la redite encore une fois. Tout son crew est présent et refait encore et toujours relativement la même chose. Lui devant et derrière la caméra enfonçant le film dans une véritable routine. Et après les discours autour du rêve de gosse de réaliser ce film, on ne peut dans le fond qu’être plus ou moins surpris par le côté bas de plafond et affreusement cheap de l’ensemble. Le film mange à tous les râteliers… voire même plagie carrément Fast and Furious 2 sur le final mais bon… Et dans le fond ce qui déçoit est de voir comment Franck Gastambide s’applique avec minutie à détruire le potentiel du film. Entre l’humour ambiance pipi-caca, les clins d’œil marseillais (Soprano, Jul) et le recyclage encore et toujours des mêmes séquences de ses autres films on se demande ce qui a bien pu se passer en coulisses. Taxi 5 n’a à vrai dire pas grand-chose d’un vrai film. C’est un coup marketing dans ce que la chose peut avoir de pire et plus putassière.

Tout comme la saga du Transporteur n’avait eu que de cesse de décroître de chapitre en chapitre, cette résurrection forcée de celle de Taxi sonne comme une erreur de parcours. L’idée même de sang neuf disparaît tant au-delà de clins d’œil pénibles le produit final sent la naphtaline. Un peu comme si l’ombre de Besson planait bien plus que de raisons en coulisses quoi qu’en dise le réalisateur. On finit par sortir du film avec cette envie de dire au réalisateur de se réveiller, certes la recette fonctionne sur le court ou moyen terme. Cela fait venir les gens dans les salles et l’argent rentre. Cela ouvre des portes pour les projets suivants, mais si c’est encore pour resservir la même soupe, les limites de l’engrenage sont atteintes. Seul Malik Benthala réussit ici à tirer son épingle du jeu. Franck Gastambide s’effaçant pour lui laisser assez d’espace pour faire le show. C’est malheureusement le seul et unique bon point du film. Le reste n’est qu’une longue et pénible suite de choses que l’on aura vu venir 100 ans à l’avance. Le tout servi par une mise en scène aussi fraîche et moderne que celle des précédents Taxi. Et dans ma bouche, cela n’a rien d’un compliment. J’en viens presque à dire que pour une fois Samy Naceri a eu du nez de ne pas s’embarquer dans un tel merdier. À éviter.

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