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American Horror Story Cult, Ryan Murphy transforme Trump en satan

American Horror Story Cult va-t-elle devenir l’anthologie la plus malsaine et creepy de la saga American Horror Story ? Si l’on se base uniquement sur ce pilote, j’ai envie de dire oui. La création de Ryan Murphy et Brad Falchuk en plongeant ses mains dans les recoins sombres de l’actualité fait remonter à la surface une atmosphère bien plus malsaine que prévu. Prenant comme point de départ l’élection de Donald Trump et le réveil pour le moins abominable des pulsions sombres de l’être humain (ou du redneck…), la série prend une tournure atrocement réaliste. Surtout quelques semaines après les événements de Charlottesville et l’historique des débordements racistes et homophobes émaillant la présidence de Trump. Ce qu’il y a quelques saison pouvait sembler exagéré est désormais presque en dessous du réel. Ce qui d’emblée plonge le spectateur dans une position pour le moins instable, un malaise tenace qui vous prend d’emblée dès l’intro et ne vous lâche pas jusqu’à la fin. En prenant comme point central du récit une famille de lesbiennes prises de panique face à la présidence Trump, Ryan Murphy et Brad Falchuk jouent avec la connaissance du futur que peux avoir le public. On sait d’emblée que les peurs de ces héroïnes sont logiques, quelque chose de malsain se profile à l’horizon. Mais tout en gardant un sous texte hautement politique (bien plus que d’habitude) la série réussit à transformer ce socle du réel en une vraie base de film d’horreur pour le moins atrocement malsain.

AMERICAN HORROR STORY: CULT — Pictured: Evan Peters as Kai Anderson. CR: Frank Ockenfels/FX

Mélange entre The Purge et d’autres influences massives se recroisant avec les autres saisons de la saga… ce American Horror Story Cult pose les bases d’une histoire assez prenante. Et j’entends par là qu’en jouant sur le réel et en politisant son propos pour le transformer en film d’horreur ultra-glauque, Ryan Murphy et Brad Falchuk prennent un pari risqué mais passionnant. L’attaque contre Trump et sa politique (ou plutôt les dégâts qu’elles causent, l’ouverture de la boîte de Pandore…) est d’une violence sans commune mesure. On est peut-être même d’ailleurs en face de l’attaque la plus intelligente et frontale du genre. Chapeau a FX pour permettre au duo de s’engager dans cette voie. Maintenant reste à savoir si une fois de plus Ryan Murphy après un démarrage en trombe et beaucoup d’ambitions ne va pas voir son projet voler en éclats comme d’autres saisons avant celle-ci. Pour l’instant et une fois de plus en ne se basant que sur ce pilote tout simplement excellent : American Horror Story Cult possède assez de puissance et de potentiel de malaise intense pour être la meilleure saison d’American Horror Story et ce depuis le choc de la 1ere. Réaliste, malsaine en diable et mixant avec brio le réel et les codes du film d’horreur sans concessions (à mi-chemin entre l’horreur psychologique et le gore ultra-démonstratif), ce pilote remplit haut la main son cahier des charges. C’est déjà bien plus que ce que je n’attendais de cette nouvelle saison. Hâte de voir la suite de ce American Horror Story Cult du coup.

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American Horror Story: Hotel, le royaume de la provoc cheap de Ryan Murphy.

La dernière fois que j’avais vu une production TV Ryan Murphy, il s’agissait de Scream Queens. À ma grande surprise beaucoup de gens hurlaient au génie, là où je ne voyais qu’une hystérie et bêtise crasse et un amas d »influence mal digéré vomi a la gueule du client. Mais bon, comme il faut offrir sa chance à tout le monde j’avais vu les deux premiers épisodes pour ne pas mourir ou vomir idiot… Cela dépend. Ce fut une mauvaise idée. Comble du sadomasochisme ambiant caractérisant ma personne j’en ai fait de même avec American Horror Story Hotel. La première saison de cette série était plutôt bonne, l’effet de surprise Sûrement. La 2e montrait déjà des gros signes de yolo ambiant qui n’ont fait que s’aggraver par la suite. Ne parlons même pas des saisons 3 et 4. Habité d’une envie de savoir si Ryan Murphy pourrait aller plus loin dans le n’importe quoi avec cette saison 5, j’ai donc voulu voir si comme il le prétendait ce American Horror Story Hotel revenait aux bases de la 1ere saison. Le constat est loin d’être positif. Oui, Ryan Murphy injecte a nouveau une ambiance lourde, malsaine (enfin presque…), mais au-delà de ce point, il continue encore et toujours de se prendre les pieds dans le tapis de son absence de finesse et ce avec une joie presque enfantine. Choquer pour choquer, voilà ce qui l’amuse. Certes Ryan Murphy via ce American Horror Story Hotel se cache derrière une tonne d’explications pour justifier les scènes polémiques de ce pilote, mais l’on doit reconnaître que peu d’entre elles font effet. Comme d’habitude, l’ensemble est vide de sens, grotesque et vulgaire. On n’en attendait pas moins de Ryan Murphy, il fait en sorte de remplir le cahier des charges et c’est ce qui est le plus triste.

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American Horror Story Hotel est un objet étrange, un mélange bâtard entre Shining, le Rocky Horror picture Show entre Seven. Au milieu de tout ce bordel on trouve un démon armé d’un gode en métal qui adore sodomiser les résidents de l’hotel, une lady gaga et un matt Boomer en couple démoniaques adorant faire des orgies bi se terminant dans le sang, un flic ayant perdu son enfant et harcelé par un sérial killer… oh vous êtes encore là ? Très bien il y en a encore, il y a des meurtres dignes d’Hannibal devant une gamine, des enfants a la shinning qui court dans les couloirs….Excusez-moi je viens de faire un mini AVC… et tout cela dans une frénésie enfantine frôlant l’envie de vomir. Tout comme dans Scream Queens, Ryan Murphy montre qu’il a des références, aime le genre, mais reste incapable de le régurgiter correctement. Il vomit son univers à la face du public sans faire le moindre effort de structuration. American Horror Story Hotel est un univers grotesque et baroque ok… Mais cela fait plus ou moins deux saisons que Ryan Murphy nous sert la même soupe. Et le pire dans l’histoire est que de plus en plus, il se rapproche d’une version successful dans le monde de la Tv de ce qu’est Uwe Boll pour celui du DTV. Un nabab de l’enculage de mouche, un gourou de la provocation pour le vide. L’avantage avec Ryan Murphy est que même quand on pense qu’il a atteint le fond, il continue de creuser. Le mec n’a pas de limites.

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Scream Queens, le slasher du pauvre par Ryan Murphy…

Est-ce que je suis trop vieux ? Trop coincé ? Atrophié au niveau du sens de l’humour ? Je me pose la question tant Scream Queens de Ryan Murphy a eu sur moi une absence d’effets positifs. Ce fut la plupart du temps tout le contraire. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que ce revival/parodie/hommage des slashers a la sauce Mean Girls est tout simplement imbuvable. L’idée d’une parodie et d’un show où le second degré envahit tout n’est pas horrible en soi, encore faut-il a minima que l’ensemble ne parte pas totalement en sucettes. Et ici avec ce blob informe qu’est Scream Queens, Ryan Murphy donne l’insupportable impression de n’avoir aucunes idées de ce qu’il veut faire au delà d’empiler les pires clichés, stéréotypes et cris hystériques sous prétexte que l’ensemble se veut cool. Scream Queens arrive dans la foulée, voir même dans l’ombre de l’adaptation Tv de Scream et bien que jouant dans la même catégorie du slasher pris au 2d degré peine a tenir la route. Cela se voudrait fou, décadant et grotesque, c’est bien souvent à peine drôle et très vite imbuvable pour une raison simple, la quasi-totalité si ce n’est même l’intégralité des personnages ne sont pas attachants. C’est une erreur impardonnable qui dès le début tue le potentiel d’empathie de la série dans l’oeuf.

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Nous sommes devant une galerie de caricatures et de stéréotype, le gay machiavélique, la black qui part fort et hurle comme une mauvaise parodie de Chris Rock, l’armada de petites blondes wasp pleines de frics qui veulent dominer le campus. Rien de nouveau, mais Scream Queens au lieu d’utiliser ces clichés avec une certaine retenue et prendre le temps de construire une intrigue intéressante et accessoirement des personnages avec un fond qui donne envie de creuser, s’en fout. Scream Queens pour les eux premiers épisodes n’a qu’une seule et unique envie : faire honneur au dieu de l’hystérie. Autant Scream version MTV que l’on pouvait craindre de voir tomber dans ce genre de travers s’en sortait au final avec les honneurs, autant Scream Queens prend littéralement son public dès le début pour une bande de débiles et leur parle en tant que tel. Le plus bel exemple étant offert lors d’une scène de meurtre où la victime livetweet son meurtre à venir. Jouer avec les codes de l’horreur est une chose, encore faut-il montrer qu’on les comprend pour mieux les maltraiter intelligemment par la suite. Scream Queens s’enfonce dans une série de jongle tentant de rendre le racisme, la bêtise ou la vulgarité des personnages acceptables sous couvert de second degré. Dans les mains d’un véritable showrunner ou auteur, le pari aurait pu passer, mais force est de constater qu’au travers de ces deux premiers épisodes, Ryan Murphy rate littéralement le coche.

Scream Queens aurait pu être drôle, la série au final se contente mollement d’empiler les clichés et de combler les trous de son scénario en laissant Emma Roberts (en roue libre) hurler et insulter tout le monde pendant deux heures. Certains trouveront la chose awesome, voire même drôle. J’ai trouvé cela d’une faiblesse improbable et juste totalement fatiguant au bout des deux premiers épisodes. Me coupant ainsi l’envie de continuer. Cela commence très mal.

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American Horror Story hotel: réservation en cliquant ici…

American Horror Story avait pourtant un potentiel monstre avec sa 1ere saison, ce qui rend encore plus incompréhensible la roue libre qui a suivi pendant les autres saisons. Du coup j’avoue, j’ai un peu de mal a me sentir en émoi face à l’arrivée de American Horror Story Hotel, la nouvelle déclinaison de la série. Fx la vend comme une sorte de reboot du genre, un retour aux sources…mais même cela me laisse froid. Peut-être que ce n’est que moi et que ces teasers vont vous donner envie de réserver une chambre…pour American Horror Story Hotel. Qui sait ?

 

 

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[Tv] Scream Queens, Ryan Murphy continue la roue libre…

Je ne suis pas fan de Ryan Murphy et de son œuvre, le bonhomme a trop l’habitude de partir en complète roue libre pour moi. J’avoue que la découverte de ce teaser trailer pour Scream Queens ne fait que confirmer ce que je pense déjà du projet…un mélange improbable entre scream et Glee. Rien que d’imaginer la chose sur une saison complète, j’avoue j’ai mal au crâne… Mais bizarrement, cela ne m’empêche pas de penser que Scream Queens a toutes les chances de cartonner. Voici donc les images de ce Scream Queens…Enjoy ou pas.

https://youtu.be/myO7u_o25ls

 

 

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[TV] Les premières images de Scream Queen de Ryan Murphy

Que l’on aime ou pas Ryan Murphy, il est difficile de nier que le monsieur a réussi à se faire sa place au soleil dans le petit paysage de la TV américaine. Que ce soit en passant par American Horror Story ou bientôt American crime Story, le domaine des anthologies en format TV n’a rien d’étranger pour lui. Ryan Murphy s’apprête avec Scream Queens à rajouter une corde de plus à son arc. Et sans nul doute des zéros en plus sur son compte en banque.

Scream Queen, se déroulera sur un campus qui en l’espace de quelques semaines devient le théâtre d’une série de meurtres horribles. Oui, cela ne fait pas dans l’originalité en matière de pitch, c’est aussi basique que tous les slashers des années 90, mais visiblement, c’est sur ce côté révival de l’horreur un poil cliché et fun que veut jouer Ryan Murphy. Mais connaissant la facilité du monsieur de faire des sorties de routes en matière de grand n’importe quoi ( certaines saisons d’American horror Story sont là pour en témoigner) le projet m’inquiète autant qu’il m’attire. Paradoxe. Le casting prend forme avec la dernière venue Skyler Samuels.

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Elle rejoindra un casting comprenant déjà Lea Michele, Jamie Lee Curtis, Emma Roberts, Joe Manganiello, Abigail Breslin, et Keke Palmer en tant que régulier et Nick Jonas ainsi qu’Ariana Grande pour des rôles de guests. Fox a fait une commande de seulement 15 épisodes ce qui place Scream Queen dans le même format de durée qu’une bonne partie des nouvelles séries ayant un « run » plus court. Ce qui pour moi n’est parfois pas un mal, mais avec Ryan Murphy n’est pas non plus un signe de qualité. Beaucoup de potentiels donc pour ce Scream Queen, La fox mise beaucoup sur ce programme. Le succès de The Following chez eux montre que l’audience de la chaîne est tout comme le public du câble ouverte à ce genre de délires un brin gore. Reste à concrétiser désormais.Wait and see.

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[Tv] American Horror Story, toujours plus loin dans le ridicule…

American Horror Story pour moi est une énigme. Ou plutôt une telenovela de l’horreur. Le genre de programmes que l’on sait être affreusement débile dans le fond, mais dont on ne peut s’empêcher de regarder la suite encore et encore. Ce même si chaque épisode se fait un devoir de battre le précédent en terme de ridicule. La saison 3 affiche de ce côté-là de belles pépites. Mélangeant tous les maux de l’humanité, et y ajoutant du gore et quelques références cinématographiques discrètes ( ou pas…) la série de Ryan Murphy ne cherche jamais à faire dans la dentelle. Au contraire, son plaisir se situe dans le fait de repousser encore et toujours plus loin, les limites de l’absurde. Là où l’on désirait une anthologie de l’horreur, Murphy et son équipe de scénaristes s’amusent à démystifier ce thème mythique pour en faire au final une gigantesque tartufferie. American Horror Story dans le fond se moque de la cohérence, il ne s’agit ici que de s’amuser à pousser le bouchon encore et toujours plus loin. Quitte à perdre le public en route. Ryan Murphy s’en fout. American Horror Story est sa chose, une sorte de Frankenstein du petit écran qui de saison en saison se voit offrir un  maquillage toujours plus outrancier. Dans le paysage si aseptisé de l’horreur sur petit écran, l’approche baroque et je-m’en-foutiste de Ryan Murphy peut surprendre. Il y a un excès presque digne de Rob Zombie, le glauque en moins. Car à force de surenchérir dans les effets de styles pour la mise en scène, cette dernière finit très vite par perdre de sa force. On se retrouve alors devant une gigantesque pantalonnade, ou le spectateur n’arrive plus vraiment à faire autre chose que sourire et laisser son cerveau au vestiaire avant chaque épisode. L’excès de ridicule finira t-il par tuer définitivement American Horror Story ? Je m’interroge ?