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Tilda Swinton change de look pour le « remake » de Suspiria

Suspiria est un classique parmi les classiques et cela le qualifie d’emblée pour Hollywood pour avoir le droit de passer par la case remake. Mais ce que l’on ne peut oublier ces dernières années est que peu nombreux sont les remakes de films d’horreurs à avoir réussi à égaler l’original. Il y en a, mais encore une fois pour ces quelques-uns, combien de déchets doit-on compter ? Est-ce que ce nouveau Suspiria va suivre la même voie ? Franchement, il est encore beaucoup trop tôt pour avoir un avis définitif sur la question, mais les premières photos du film, enfin du tournage nous donnent un très rapide aperçu de ce qui nous attend et ce avec le nouveau look de Tilda Swinton pour le film. Oui, vous avez bien lu, il s’agit bien de Tilda Swinton qui est tout simplement méconnaissable sous ce maquillage très réussi. Véritable caméléon sautant d’un style à l’autre, Tilda swinton a dernièrement juré que ce Suspiria ne serait pas un vrai remake, mais plus une variation et un hommage à l’original. Le public jugera en découvrant la première bande-annonce, mais vu que l’original est considéré comme un chef-d’œuvre du genre, on ne peut encore et toujours que se demander pourquoi aurait-on besoin d’une relecture de Suspiria ?

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[News] Le remake de Peter et Elliott le dragon s’offre un gros casting.

Dans la liste des remakes de l’année en voici un de plus que je n’attendais pas:  Peter et Elliott le dragon. Oui, il faut être un peu vieux comme moi pour connaître l’original et Disney certains de pouvoir toucher une nouvelle audience lance donc un remake. Le casting de ce dernier est assez sympathique. Il aura dans son pack de départ: Bryce Dallas Howard, Robert Redford, Oona LaurenceKarl Urban et Wes Bentley Le film mélangera prise de vues en live et CGI pour une remise à jour du film d’origine. Le film sortira en aoUT 2016 et le tournage débute actuellement en Nouvelle-Zélande. Curieux de voir ce que cela donnera du coup.

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[News] Old Boy de Spike lee le roman graphique disponible en ligne

Il y aura toujours un débat flagrant sur l’utilité des remakes au sein d’Hollywood. Souvent ces derniers n’amènent rien de plus à l’oeuvre d’origine. Les échos autour du film de Spike Lee semble confirmer cette adage sans pour autant lui enlever certains points positifs dans sa réalisation. Le détail amusant dans le jeu du marketing tient dans l’existence de ce comics en ligne s’appuyant sur le passé d’un des personnages qui dans le film semble être Samuel L Jackson. Un moyen amusant d’élargir les limites de cette univers. Le comics est divisé en 3 parties, elle sont disponible à l’adresse suivante. Bonne lecture.

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Critiques de films

[Critique] Maniac – Franck Khalfoun- Critique du film

Dans les rues qu’on croyait tranquilles, un tueur en série en quête de scalps se remet en chasse. Frank est le timide propriétaire d’une boutique de mannequins. Sa vie prend un nouveau tournant quand Anna, une jeune artiste, vient lui demander de l’aide pour sa nouvelle exposition. Alors que leurs liens se font plus forts, Frank commence à développer une véritable obsession pour la jeune fille. Au point de donner libre cours à une pulsion trop longtemps réfrénée – celle qui le pousse à traquer pour tuer.

Franck Khalfoun  tente de faire un film sur un psychopathe et ses névroses et se heurte au dilemme du remake « casse-gueule ». L’une des raisons pour laquelle l’aventure est tendue reste que dans le domaine, beaucoup de choses ont déjà été faites. Résultat des courses innovées dans ce genre précis est un défi peu commun. Certains y arrivent, d’autres par excès de styles se heurtent à un mur. Maniac marche sur des œufs dans le domaine et se casse les dents en bout de courses sous une avalanche de choix plus ou moins discutables. De par la nature même de l’histoire et par la volonté de créer un véritable malaise constant chez le spectateur, il est assez bizarre de voir le film commettre une première erreur de taille, celle de troquer l’esthétique que l’on attendait sale et poisseuse de l’univers de ce tueur pour celle d’un clip assez banal dopé aux effets de styles assez ennuyeux à la longue. Le film n’est pas dénué d’idées et arrive parfois à créer justement cette tension que l’on aurait voulu voir durer. Mais malheureusement très vite ce qui aurait pu être une sorte de remake/reboot intéressant et permettant a ceux qui comme moi ne connaissent pas l’original, d’avoir une approche fraîche et nouvelle de l’histoire s’enfonce dans les limbes du n’importe quoi. Pour au final culminer dans un final aussi grandiloquent que ridicule qui finit définitivement de tuer dans l’œuf le potentiel de ce film.

Le psychopathe au fil des années est devenu le personnage parfait pour la littérature et le cinéma, personnage multi facettes symbole de toutes nos déviances cachées. Au fil des plumes des auteurs, sa personnalité s’affine pour nous faire rentrer dans un univers de cauchemar. Mais pour que ce voyage fonctionne, il faut que les fondations de ce personnage s’avèrent solides et réussissent à éveiller quelque chose chez nous. Se blottir dans nos névroses pour réveiller ce je ne sais quoi qui fout la trouille, dérange et crée la tension voulue par ce genre de films. Le hic est que Maniac dans son domaine à quelques problèmes assez ennuyeux. Le premier est le script et la caractérisation même du personnage principal de Maniac, sérial Killer dont le trauma de départ est au final assez caduc. Pas que les fondations soient mauvaises (car au demeurant fort classique) mais tellement mal utilisé que dès que les moments marquants de l’histoire arrivent, on a un mal de chien à y croire. Le film prend le parti pris de rapidement construire sa structure sur une violence aussi creuse que gratuite. Les moments où lesdites séquences fondatrices du personnage arrivent à l’écran, la première chose qui frappe toutes personnes rationnelles est l’anachronisme des situations et surtout la bêtise assez consternante du tueur. Ce dernier se rangeant au final assez rapidement au rang des tueurs les plus négligents et con de l’histoire des serial killer. Mais pire encore certaines séquences où par lui-même il laisse s’exprimer ses névroses maternelles face à ses victimes culminent dans le ridicule le plus grand qui soit.

La faute au scénario, à la réalisation et en bout de course à Elijah Wood qui pour moi correspond assez mal au rôle. Pour un tel personnage, on attend quelqu’un de plus massif, imposant ou à défaut moins propre que Wood, c’est un des premiers points faisant sortir de l’histoire, le tout rehaussé par ces choix très clipesques ou faussement artistique rangeant le film dans la lignée d’un Drive version Hipster pour Serial Killer. Un peu comme si Rob Zombie faisait un épisode de Kooples avec un sérial killer désireux de rencontrer la femme se de sa vie à présenter à sa mère. Oscillant pendant une bonne moitié du film sur un fil fin surplombant un océan de clichés, le film alterne des bonnes idées mises à mal par une suite de mauvais choix. Mais c’est quand arrive le dernier tiers du film que l’impression que le navire part à la dérive se fait malheureusement plus forte. Le tout allant culminer dans un final guignolesque au possible et malheureusement totalement gratuit dont ni le film ni Elijah Wood ne sort grandit. Le film en bout de course ressemble fortement à la première grosse production d’Aja quand il était sous l’égide de Besson. Maniac est un peu comme « Haute Tension » assez ridicule dans son fondement, gratuit et en roue libre bien souvent. On dénote un potentiel certain (bien que mal utilisé) chez ce jeune réalisateur et l’on ne peut que s’empêcher de sourire en voyant que des années plus tard le schéma se répète. Alexandre Aja remplaçant Besson à la production et Franck Khalfoun jouant justement le rôle d’Aja derrière la caméra. Je lui souhaite de très vite faire sa « colline à des yeux » à lui, car tout comme ce fut le cas avec son mentor, son premier film ressemble malheureusement beaucoup trop à un exercice de style mal contrôlé qu’a un vrai film. Dommage.

Critiques de films

[Critique] Fonzy- José Garcia – Critique du film

Avant tout, il faut bien être honnête sur un point, j’ai vu « Fonzy » avant de voir « Starbuck ». Oui j’ai vu le remake avant l’original, ce qui sur le moment a quelque peu faussé mon jugement. Résultat des courses j’avais trouvé le film avec José Garcia, frais et touchant. Mais par curiosité, j’avais l’envie de voir l’original pour comparer…c’est sur ce point que j’ai peut-être eu tort, car comme dit le proverbe « et c’est le drame ». Impossible de revoir du coup le remake sous le même œil innocent, ce regard se dissout pour faire place à une vision des choses un poil plus honnête, Fonzy est ce que l’on nomme « un coup ». Un remake paresseux dont jusque-là seuls les studios américains avaient l’habitude. Pas question de changer quoi que ce soit, on reprend les mêmes séquences, gags, dialogues, on va même jusqu’à prendre un acteur ressemblant au père d’origine dans le film Quebecquois pour que tout passe. Mais la vérité c’est que si l’on compare à l’original, la magie ne prend pas. Fonzy copie quasiment tout, coupe quelques points vitaux dans le développement de certains personnages et rajoute de la garniture anecdotique pour faire passer la pilule, mais le constat est bien là. Ce plat est en fait atrocement fade.

Ce n’est pourtant pas la faute de Jose Garcia qui même s’il n’invente rien par rapport à l’original, s’en sort à merveille dans ce rôle, mais là encore le spectre de la copie reste en tête. Il ne crée pas tant que cela, il aurait au final tendance à singer ce qui a déjà été fait. La mayonnaise a du mal à prendre et l’on se perd dans les méandres de la paresse cinématographique sans espoir de remonter à la surface. La réalisation aurait pu être une plus value pour ce remake, mais la vérité est qu’elle est au-delà du générique, se contentant de reproduire et transposer à la France, bon nombre des séquences d’origines. Certes on dira qu’il y a quelques ajouts, mais qui se font largement au détriment des coupes opérer dans l’original. Pourquoi couper du bon, pour mettre du gras ? Ce n’est pas logique pour deux sous. Et en fin de course, c’est bien ce qui marque le plus dans l’existence même de ce film ? Le pourquoi du comment de son existence ? Ce n’est pas le premier remake, ni le dernier, cela est évident, mais quand sous prétexte d’offrir une plus grande visibilité publique à un film on applique la politique du moindre effort créatif, peut-on aller vers autre chose que droit dans le mur en bout de course ?

Taillé pour exister et rayonner lors d’une diffusion Tv, le film trouvera surement dans sa deuxième course à la rentabilité un public large et peu regardant. Mais dans ce premier run de la sortie en salle, difficile de se laisser prendre par son charme désuet une fois que l’on a eu la chance de ressentir celui bien plus agréable de l’original. On ne peut rien reprocher à l’intégralité du casting du remake, que ce soit des adultes aux enfants, ils sont tous bons, mais dans l’ensemble, la paresse absolue du scénario amoindrit les efforts qu’ils placent dans la mise en avant des personnages. Fonzy n’a du coup malheureusement pas vraiment de raison d’être autre que de tenter de faire de l’argent facile. Cela enlève au film le maigre capital sympathie qu’il pouvait avoir grâce à son casting. Si je n’avais pas vu « Starbuck » avant d’écrire ce papier, je n’aurais pas été aussi amer, car la magie aurait fait son effet sur moi…ou du moins devrais-je dire, j’aurais été victime d’une illusion parfaite. Malheureusement parfois, même les plus beaux tours de magie ont des failles et la taille de celle qui composent l’entourage et le cœur de Fonzy sont d’une profondeur effrayantes. Faites donc attention où vous marchez pour ne pas tomber dans le panneau…

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[News] Dennis Lehane adaptera « un Prophète » pour les Etats-unis…

Dennis Lehane sera en charge de l’adaptation d’un Prophète pour les Etats-unis…Un prophète de Jacques Audiard est véritablement un des petits trésors du cinéma français de ces dernières années. Écrin ayant lancé la carrière de Tahar Rahim à pleine vitesse grâce à sa performance incroyable dans le film, voici que les Américains toujours sur le coup…se lancent dans l’aventure du remake. Oui, Dennis Lehane, célèbre romancier à la plume aussi noire que les histoires qu’il écrit sera en charge de l’adaptation US.  Neal H. Moritz et Toby Jaffe produiront. Pour rappel des faits, Dennis Lehane est l’auteur de Mystic River, Gone Baby Gone et Shutter Island. Ce qui donne une idée de la qualité des écrits du monsieur. Maintenant se pose la question de savoir comment va se retranscrire l’essence même du film d’origine au travers de ce remake ? Pas encore de décisions sur le casting, ni le directeur. La porte est grande ouverte aux suppositions. Attendons de voir si ce projet explosera en vol ou non ?

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Source: Variety

Critiques de films

[Critique] L’affaire Thomas Crown- John Mc Tiernan- Critique du film

Financier réputé, mécène généreux et collectionneur d’art, Thomas Crown a le goût du risque, du jeu et de l’aventure. Sûr de lui, il reste pourtant un solitaire invétéré qui n’a jamais entretenu que de brèves liaisons. Depuis quelques semaines, il sacrifie ses déjeuners pour visiter le plus grand musée de New York et y admirer a loisir une toile de Van Gogh. Le conservateur lui fait remarquer un Monet d’une valeur inestimable qui laisse le financier indifférent. Un jour, un commando de quatre hommes investit le musée. Crown en profite pour dissimuler le Monet dans son cartable.

John McTiernan est de la trempe de ses réalisateurs dont on ne comprend pas vraiment pourquoi le talent qui les habite n’a jamais été pleinement reconnu à la hauteur de ce qu’il méritait. Pire encore pour des raisons annexes au cinéma, il a vu sa carrière lui filé entre les doigts. Chose au final totalement injuste quand on voit ce que le monsieur est capable de faire avec une caméra dans les mains de Predator, à ce film ou encore Basic et j’en passe, il imprime au film de genre (et quelques soit ce dernier) une élégance et un style qui ont fait sa marque de fabrique. Une classe folle qui n’est plus forcément l’apanage de beaucoup de réalisateurs désormais. Et quand on en vient à la problématique de la classe, autant dire que ce remake de l’affaire Thomas Crown en déborde. Passer après l’original pouvait paraître une mission impossible et pourtant…McTiernan dissout cette possibilité dans son style impeccable. Gardant l’esprit de l’original et son cœur, ce remake l’update brillamment et l’emmène vers de nouveaux horizons.

Quand on en vient au film de cambriolage, braquage, casse en tous genres deux écoles s’affrontent : la vieille et la nouvelle. On pourrait dire que Michael Mann se trouve à cheval entre les deux en livrant un film comme Heat, hybride digérant parfaitement les deux tendances de chacun des deux mondes. Mais le coin géographique le plus intéressant reste sans la moindre hésitation ce lieu où l’on découvrait des braquages et des cambrioleurs s’appuyant sur leur intelligence, flegme et classe pour accomplir l’impossible, plutôt que sur la vulgarité, l’action outrancière et la surabondance idiote d’armes à feu. Un film comme le premier Ocean Eleven avant de tomber dans l’auto parodie avec les suites, avait touché du doigt de moment de grâce. Mise en avant de personnage emblématique, d’actions intelligentes, d’une finesse se faisant désormais rare. Tout était là et surtout en bout de course le plaisir était complet. McTiernan au travers de ce remake, prend les différents éléments dits plus haut et y rajoute deux petits derniers de poids, mais qui font toutes la différence : la romance et la sensualité. Car avant d’être un film de cambriolage, l’affaire Thomas Crown est avant tout une sorte de Love Story haut de gamme berçant dans une sensualité aussi palpable que classe. Oui un peu comme à l’image du Mr and Mrs Smith avec Pitt et Jolie à l’époque le duo Russo/ Brosnan d’une certaine façon pue le sexe, mais sans jamais tomber dans la moindre vulgarité. Chose qui aurait fait voler d’ailleurs en éclat la balance si fragile que le film arrive à maintenir du début à la fin.

L’intelligence absolue du scénario et de la réalisation tient donc dans la balance parfaite que McTiernan réussit à faire tenir entre chacun des éléments. Les deux rôles principaux amenant justement l’élément nécessaire à l’accomplissement de cette si fragile danse qui s’établit entre eux : le charisme ! On a beau penser que George Clooney est l’empereur du cool à l’écran, il n’en est rien en comparaison de Pierce Brosnan dans ce film. Tiernan update le personnage de ce « gosse de riches » lassé de tout et à la recherche du rush d’adrénaline suprême qui donnera un nouveau sens à sa vie. À la fois espiègle, tête à claque et profondément attachant dans sa façon de défier le système ( toujours dans les règles de l’art et sans la moindre violence), Brosnan hérite ici d’un rôle à la mesure de son talent. Ce dernier d’ailleurs trouve une forte compétition et à la fois une complémentarité salvatrice dans la personnalité de Rénee Russo. Le principe du jeu du chat et de la souris amoureux entre le criminel et la femme flic le pourchassant est vieux comme le monde. Pourtant, cela n’empêche en rien des réalisateurs d’avoir souvent assez de recul pour en reprendre la moelle substantifique et réussir à partir de ce noyau d’énergie à justement en créer une nouvelle source. Cas d’école et preuve absolue du talent de McTiernan quand il jongle avec les styles, ce remake est une sorte d’ode délicate a un cinéma aujourd’hui bien lointain. Preuve aussi que dans un braquage les deux plus efficaces armes existant sur Terre sont l’intelligence et le charme. Pierce Brosnan dans le rôle de Crowne en déborde, il y rajoute un culot monstre. Tout comme son réalisateur d’ailleurs, car pour venir marcher sur les plates bandes d’un classique, le refaire et aboutir à quasiment mieux que l’original, cela demande des cojones de la taille du Texas.

Dire que Thomas Crowne fut une source d’inspiration indirecte pour le personnage de Danny Ocean par Clooney serait un peu tirer par les cheveux, mais les deux naviguent dans la même stratosphère. Si vous aimez le cinéma différent, classe, poétique et sexy en diable, alors John McTiernan et son Thomas Crowne vous feront la plus belle déclaration d’amour qui soit. Un classique supplantant le classique. Chapeau bas !