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The Foreigner avec Jackie Chan dévoile ses affiches…

The Foreigner avec Jackie Chan et Pierce Brosnan n’est pas vraiment le film que j’attends le plus au monde. Le trailer qui a fait son apparition sur le net était certes efficace, mais aussi terriblement standard. Du coup inutile de dire que j’avais d’emblée mis ce film dans la catégorie des petites productions à voir un jour de pluie. Et histoire de relancer un petit peu le train de la hype qui s’éloignait de moi, voici que l’on peut découvrir cette série d’affiches autour de The Foreigner et autant être honnête, le résultat n’est pas du tout dégueulasse, il est même assez sympathique. Est-ce que cela sera suffisant pour faire en sorte de transformer le potentiel de ce film ? Je ne pense pas, mais à une époque où les gros studios foirent à la chaîne les affiches de film, c’est plutôt sympathique de voir que ce petit blockbuster qui je n’en doute pas sera trouvable chez nous uniquement en VOD, tente le tout pour le tout afin de sauver les apparences. Alors en attendant patiemment que l’on puisse découvrir ce film, voici de quoi tuer le temps avec une avalanche de posters autour de The Foreigner. Je valide perso. Pas vous ?

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The Foreigner, le retour en grâce de Jackie Chan?

The Foreigner de Martin Campbell va-t-il signer le retour en grâce de Jackie Chan ? Après des séries de films pour le moins discutable, voici qu’il se lance dans un rôle assez différents, celui d’un Vigilante. Un père désireux de venger sa fille qui a péri dans un attentat dont le gouvernement anglais semble se moquer. L’opposition entre Jackie Chan et Pierce Brosnan est assez inattendue et le trailer de Foreigner laisse présager d’un résultat pour le moins badass. Maintenant reste à espérer que le film tienne ses promesses et que l’on ne se retrouve pas avec un horrible pétard mouillé. Le risque est toujours présent, mais en attendant, ce trailer me donne envie d’y croire. L’attente va être longue. Faites-vous votre propre avis sur la question avec ces images de The Foreigner.

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John Moore se paye l’IT de Pierce Brosnan…

Il est plutôt rare que j’ai de mon plein gré du moins… envie de voir un film de John Moore. On ne peut pas dire que le monsieur soit un grand réalisateur, mais par un miracle que je ne m’explique pas ou bien par de la magie vaudoue assez violente, il continue d’exercer à Hollywood. Va comprendre. On dernier film I.T avec Pierce Brosnan à ma grande surprise semble plutôt sympathique. Alors, oui… je vous arrête tout de suite, j’entends par là que le côté WTF du pitch de départ peut s’avérer drôle (L’IT d’une grande boîte se met à espionner son patron et sa famille, tendance psychopathe). John Moore va-t-il transformer la chose en un gigantesque foutoir ? Le potentiel est là pour, mais bizarrement avec Pierce Brosnan dans les parages, je me dis pourquoi pas. Ce mec est un peu la version anglaise de Nicolas Cage, il tourne en se foutant un peu du script et cabotine de plus en plus. J’aime bien. Le public par contre c’est une autre histoire. Voici le trailer en attendant de voir si I.T de John Moore sortira un jour chez nous. J’ai comme un doute.

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Survivor- James Mc Teigue- Critique du film

Survivor de James Mc Teigue ( V pour vendetta, Ninja Assassin) rentre dans la catégorie de ces films où l’on ne comprend pas une seule seconde où cela a bien pu totalement partir en sucettes. Pas que ce que James Mc Teigue a réalisé avant ce film soit incroyable, jusqu’à défaut d’être brillant, c’était carré. Ici Survivor présente un premier tiers baignant dans un certain classicisme, mais on s’y fait vu que ce qui est mis sur la table peut donner lieu à quelque chose. Cerise sur le gâteau, le film se paye un défilé de gueules impressionnant de seconds couteaux de luxe de la tv et du ciné. Du coup on y croit. Puis vient le 2e tiers et tout commence à battre de l’aile dangereusement, mais avec l’apparition d’un Pierce Brosnan pas mauvais dans son rôle de tueur sanguinaire, on se dit pourquoi pas. Mais tout cela est malheureusement illusoire face à la 3e partie du film qui balaye littéralement tout ce qui se dresse devant elle, laissant le spectateur face à lui-même et au constat sans appel. Oui Survivor est un produit assez inodore, mal foutu et qui ne tient jamais vraiment les promesses qu’il lance en l’air. En résulte une sorte de frustration de la part du spectateur, le tout étant encore plus exaspérant quand on repense au fait que tous les éléments étaient sur l’échiquier du réalisateur. L’histoire, les acteurs…Mais au final, Survivor décide de façon incompréhensible de ne quasiment rien en faire ou juste de survoler à haute altitude le potentiel narratif de l’ensemble.

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Si l’on prend l’exemple de Ninja Assassin, on se dit que même si le scénario est con à en mourir, James Mc Teigue a les ressources nécessaires pour réussir à s’en sortir. Après avoir vu Survivor, on en vient à se demander si ce n’est pas un homonyme qui a pris la place du réalisateur. D’un point de vue narration, le film ne possède pas non plus des milliers de surprises et les épuise d’ailleurs assez vite. Mais le plus frustrant au final est qu’en terme d’intensité ou juste d’action, Survivor est au final assez avare, voire même complètement radin. V pour Vendetta ou Ninja Assassin faisaient au moins l’effort d’essayer de créer des choses visuellement. Après on avait le choix d’aimer ou pas, mais l’effort était bien là. Survivor est de son côté assez banal. C’est un pseudo téléfilm de luxe, ou un vieux pilote de série un peu daté. Dans sa composition à tous les étages rien ne surprend vraiment et les pièces du puzzle s’emboitent au final assez mal. L’histoire se complique la vie un peu inutilement avec des arcs annexes qui au final n’auront même pas droit à un développement correct. Laissant une vague impression de film fast-food. Souffrant aussi de sa durée standard ( un poil plus de 90 minutes) Survivor arrive dès la moitié du film sur une obligation de production, celle de rusher pour ne pas dépasser ce temps. C’est commun et la première victime de cette technique reste encore et toujours le script.

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Pierce brosnan qui est censé être le Leonard De Vinci des tueurs à gages écope d’un personnage dont le développement est quasi inexistant. Tout comme celui de Milla Jovovich, il y a bien des moments où le scénario tente de creuser plus loin que l’évidence, mais cela retombe aussi vite à plat. Et je ne parle pas non plus des nombreuses atteintes à la logique que fait le film. Cela lui enlève toute crédibilité. En fait dès le moment où vous avez le malheur de réfléchir, tout espoir de survivre à la vision de Survivor sans s’exaspérer est vain. Que reste-t-il du coup en bout de course ? Un film avec quelques bons moments, mais qui ne dépasse jamais l’état d’embryon. Fait pour le marché de la VOD, Survivor s’avère assez décevant en bout de course et c’est d’autant plus dommage à la vue de l’excellent casting qui est devant la caméra. Mais qui malheureusement ici se retrouve à devoir combler les trous et artifices d’un scénario sans grands intérêts en bout de course. Dommage.

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[Critique] A long Way Down- Pascal Chaumeil- Critique du film

À Londres, la nuit du Nouvel An, quatre personnes déçues par leur vie sont décidées à en finir et se retrouvent sur le toit du même immeuble.

Quand un Frenchy, en l’occurrence Pascal Chaumeil part réaliser un film avec un casting assez conséquent comme celui-ci ( Pierce Brosnan entre autres) on ne peut qu’être a minima intrigué. On s’attend a des grandes choses. Surtout dans mon cas, vu que le film est adapté d’un roman de Nick Hornby ( About a boy, High Fidelity). On espère des grands moments et malheureusement tout ne se passe pas forcément comme prévu. Disons-le tout de suite, non « A long Way Down » n’est pas un mauvais film. Il rentre au contraire dans cette catégorie si particulière de ces films dont la somme des défauts est sauvée par le charisme et le charme que développe le casting tout au long de l’histoire. C’est le cas ici. C’est d’ailleurs la force majeure de ce film. Pierce Brosnan, Toni Collette, Aaron Paul, Imogen Poots, voilà donc le quatuor d’acteurs porte le projet à bouts de bras du début à la fin. Et le sauvant de ses errements au final.

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A long Way Down part d’un point de départ assez peu commun, 4 étrangers se rencontrent sur un toit à Londres le soir du Nouvel An, ils veulent se suicider pour diverses raisons, mais n’y arrivent pas. Ils vont finalement capitaliser sur cela pour rebondir et prendre un nouveau depart. Il y a dans l’amitié qui nait entre ces 4 personnages toute la force du film et c’est d’ailleurs quelque chose que Pascal Chaumeil capture assez bien, léger et drôle le film navigue d’un coup de cœur à l’autre pour ce quatuor qui se donne cœur et âmes pour mettre en place l’histoire de ces 4 bras cassés de la vie. Le mélange entre rires et drames qui ressort de ses histoires qui se croisent est au final assez subtil. C’est ce qui tient à flots le film, même si parfois on peut reprocher un manque de chair dans le développement de certaines. Pascal Chaumeil pallie de par son style de mise en scène à certains de ses défauts, le tout en duo la plupart du temps avec ses acteurs qui sans cabotiner ou en faire trop réussissent à donner vie aux dialogues parfois savoureux du film. A long Way down, n’est pas parfait pour des petits détails, mais la force que les acteurs devant la caméra et le réalisateur derrière celle-ci mettent à le faire oublier fonctionne. Ce n’est pas toujours le cas, autant le mentionner ici.

La vraie révélation du film est bien Imogen Poots, le duo qu’elle formait avec Aaron Paul dans Need For Speed ne lui donnait pas l’occasion d’être autre chose que la potiche de service. Ce n’est pas le cas ici et d’un extrême à l’autre de sa personnalité, elle trouve enfin le moyen de briller. Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce rayon de soleil. Pascal Chaumeil aime, son actrice et cela se voit, il la bichonne et cela paye à l’écran et en termes d’adhésion à son histoire. Le fait qu’elle soit une très bonne actrice n’enlève rien non plus à l’ensemble de sa performance. Il en va de meme pour Toni Colette et Pierce Brosnan dont les deux personnages avaient tout pour les faire tomber dans le cliché. Mais c’était sans compter le talent naturel des deux acteurs, qui au-delà des apparentes limites appartenant à ses personnages s’en éloignent très vite pour justement éviter le piège. En résultent deux performances qui sur la longueur réussissent sans mal à emporter l’adhésion du public. Il n’en va malheureusement pas forcément de meme pour Aaron Paul qui écope du personnage le plus faible du film et même s’il est d’habitude très bon, la magie n’opère pas totalement.

Adapté un roman n’est jamais simple, il faut faire des concessions et Pascal Chaumeil n’échappe pas à la règle. Ceux ayant lu, le livre d’origine trouveront à redire. Perso je trouve que cela se complète…Imparfait et pourtant charmant, Pascal Chaumeil crée avec son « A long Way down » un petit paradoxe filmique. Un plaisir coupable et parfois cela fait vraiment du bien.

Critiques de films

[Critique] L’affaire Thomas Crown- John Mc Tiernan- Critique du film

Financier réputé, mécène généreux et collectionneur d’art, Thomas Crown a le goût du risque, du jeu et de l’aventure. Sûr de lui, il reste pourtant un solitaire invétéré qui n’a jamais entretenu que de brèves liaisons. Depuis quelques semaines, il sacrifie ses déjeuners pour visiter le plus grand musée de New York et y admirer a loisir une toile de Van Gogh. Le conservateur lui fait remarquer un Monet d’une valeur inestimable qui laisse le financier indifférent. Un jour, un commando de quatre hommes investit le musée. Crown en profite pour dissimuler le Monet dans son cartable.

John McTiernan est de la trempe de ses réalisateurs dont on ne comprend pas vraiment pourquoi le talent qui les habite n’a jamais été pleinement reconnu à la hauteur de ce qu’il méritait. Pire encore pour des raisons annexes au cinéma, il a vu sa carrière lui filé entre les doigts. Chose au final totalement injuste quand on voit ce que le monsieur est capable de faire avec une caméra dans les mains de Predator, à ce film ou encore Basic et j’en passe, il imprime au film de genre (et quelques soit ce dernier) une élégance et un style qui ont fait sa marque de fabrique. Une classe folle qui n’est plus forcément l’apanage de beaucoup de réalisateurs désormais. Et quand on en vient à la problématique de la classe, autant dire que ce remake de l’affaire Thomas Crown en déborde. Passer après l’original pouvait paraître une mission impossible et pourtant…McTiernan dissout cette possibilité dans son style impeccable. Gardant l’esprit de l’original et son cœur, ce remake l’update brillamment et l’emmène vers de nouveaux horizons.

Quand on en vient au film de cambriolage, braquage, casse en tous genres deux écoles s’affrontent : la vieille et la nouvelle. On pourrait dire que Michael Mann se trouve à cheval entre les deux en livrant un film comme Heat, hybride digérant parfaitement les deux tendances de chacun des deux mondes. Mais le coin géographique le plus intéressant reste sans la moindre hésitation ce lieu où l’on découvrait des braquages et des cambrioleurs s’appuyant sur leur intelligence, flegme et classe pour accomplir l’impossible, plutôt que sur la vulgarité, l’action outrancière et la surabondance idiote d’armes à feu. Un film comme le premier Ocean Eleven avant de tomber dans l’auto parodie avec les suites, avait touché du doigt de moment de grâce. Mise en avant de personnage emblématique, d’actions intelligentes, d’une finesse se faisant désormais rare. Tout était là et surtout en bout de course le plaisir était complet. McTiernan au travers de ce remake, prend les différents éléments dits plus haut et y rajoute deux petits derniers de poids, mais qui font toutes la différence : la romance et la sensualité. Car avant d’être un film de cambriolage, l’affaire Thomas Crown est avant tout une sorte de Love Story haut de gamme berçant dans une sensualité aussi palpable que classe. Oui un peu comme à l’image du Mr and Mrs Smith avec Pitt et Jolie à l’époque le duo Russo/ Brosnan d’une certaine façon pue le sexe, mais sans jamais tomber dans la moindre vulgarité. Chose qui aurait fait voler d’ailleurs en éclat la balance si fragile que le film arrive à maintenir du début à la fin.

L’intelligence absolue du scénario et de la réalisation tient donc dans la balance parfaite que McTiernan réussit à faire tenir entre chacun des éléments. Les deux rôles principaux amenant justement l’élément nécessaire à l’accomplissement de cette si fragile danse qui s’établit entre eux : le charisme ! On a beau penser que George Clooney est l’empereur du cool à l’écran, il n’en est rien en comparaison de Pierce Brosnan dans ce film. Tiernan update le personnage de ce « gosse de riches » lassé de tout et à la recherche du rush d’adrénaline suprême qui donnera un nouveau sens à sa vie. À la fois espiègle, tête à claque et profondément attachant dans sa façon de défier le système ( toujours dans les règles de l’art et sans la moindre violence), Brosnan hérite ici d’un rôle à la mesure de son talent. Ce dernier d’ailleurs trouve une forte compétition et à la fois une complémentarité salvatrice dans la personnalité de Rénee Russo. Le principe du jeu du chat et de la souris amoureux entre le criminel et la femme flic le pourchassant est vieux comme le monde. Pourtant, cela n’empêche en rien des réalisateurs d’avoir souvent assez de recul pour en reprendre la moelle substantifique et réussir à partir de ce noyau d’énergie à justement en créer une nouvelle source. Cas d’école et preuve absolue du talent de McTiernan quand il jongle avec les styles, ce remake est une sorte d’ode délicate a un cinéma aujourd’hui bien lointain. Preuve aussi que dans un braquage les deux plus efficaces armes existant sur Terre sont l’intelligence et le charme. Pierce Brosnan dans le rôle de Crowne en déborde, il y rajoute un culot monstre. Tout comme son réalisateur d’ailleurs, car pour venir marcher sur les plates bandes d’un classique, le refaire et aboutir à quasiment mieux que l’original, cela demande des cojones de la taille du Texas.

Dire que Thomas Crowne fut une source d’inspiration indirecte pour le personnage de Danny Ocean par Clooney serait un peu tirer par les cheveux, mais les deux naviguent dans la même stratosphère. Si vous aimez le cinéma différent, classe, poétique et sexy en diable, alors John McTiernan et son Thomas Crowne vous feront la plus belle déclaration d’amour qui soit. Un classique supplantant le classique. Chapeau bas !