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Critiques de films Films américains Les news

Le Death Note d’Adam Wingard mérite t-il autant de haine?

Il y a dans le fond quelque chose d’intéressant qui se cache très loin derrière ce Death Note d’Adam Wingard. Relecture US de la série culte japonaise, le film Netflix en prend quelques parties à peu près propres et expulse tout le border line qui faisait la saveur de la version d’origine. Et si l’on regarde du coup ce Death Note US sans connaître les versions d’antan, j’ai presque envie de dire que le tour de passe-passe se met à fonctionner. En effet à mi-chemin entre la comédie d’horreur pour ados et le film a la Destination Finale, l’œuvre d’Adam Wingard se laisse regarder. Il faut être honnête et bien mentionner que dès le début, le réalisateur a toujours dit que ce n’était pas un remake basique mais bien une relecture s’adaptant au public occidental. Et c’est en partie ici que le bât blesse. Death Note version jap montre le combat entre deux personnages au final aussi border-line et immature l’un que l’autre. Tous deux plus ou moins perdus dans les limbes de leur ego. Light et L sont un peu à l’image d’un combat entre Moriarty et Sherlock en version très dark. Je dis bien dark tant dans le fond ni l’un ni l’autre ne sont vraiment sympathiques. Light est un psychopathe absolu et L est prêt à tout pour dépasser son adversaire. Le match entre les deux hommes ne peut donc pas se faire sans laisser des traces. Ou dans le cas présent une traînée de cadavres. C’est bien le cas aussi chez Adam Wingard sauf que son film commet assez vite une erreur pour le moins difficile à pardonner, celle d’essayer d’adoucir Light, d’en faire un personnage presque excusable et de reporter toute la noirceur sur sa petite amie qui finit par en devenir une vaine caricature.

Light dans Death Note n’est pas un gentil, c’est un psychopathe prêt à tuer quiconque se dresse sur son chemin. Il n’a pas d’états d’âme, ni de moral dans le fond. Le death Note lui offrant ce qu’il attendait depuis longtemps un pouvoir absolu. On est en face d’un étudiant en droit machiavélique et dangereux. La version US transforme Light en un étudiant maladroit, ridicule de par la mise en scène cartoonesque ou le piège Adam Wingard par instants et surtout tout sauf crédible dans le rpôle d’un méchant. Est-ce que le casting de ce Death Note est mauvais ? Nat Wolff, Margaret Qualley et Lakeith Stanfield sont à la base tous des bons acteurs. Mais même avec ce talent sous le bras, il n’y a rien qu’ils puissent faire pour s’élever pleinement au-dessus de l’écriture manichéenne des rôles dont ils héritent. Light est un abruti dépassé par les événements, sa petite amie une garce psychotique et L un détective génial d’après la légende, mais qui ne cesse d’enfiler les erreurs de jugements à la chaîne. Tous ces petits détails mis à la suite des uns des autres finissent par tuer complètement la dynamique qui aurait dû exister dans ce trio. On se retrouve avec des personnages standards dans une histoire standard et dont le final à la différence du film japonais de 2006 ne possède plus la moindre puissance. En détruisant ce qu’étaient les personnages dans le but de rendre leurs déviances acceptables pour Hollywood, Death Note version US explose en plein vol. Encore une fois, oui la chose est regardable d’un bout à l’autre. La réalisation d’Adam Wingard est bien plus qu’honnête, mais est-ce vraiment Death Note tel qu’on était en droit de l’attendre ?

La réponse est non et montre le fossé qui se dresse entre la façon dont le Japon peut parler à son public jeune et les Occidentaux sont dans un cadre où surprendre voire même choquer devient impossible. Mélange bâtard entre les looney Tunes et Destination Finale avec un surplus de Teen Movie US, Death Note a un arrière-goût de Junk Food en fin de course. Une version fantasmée et un peu idiote venant d’un studio reprenant tous les ingrédients d’une recette sans pour autant en comprendre ce qui en faisait justement la magie. Cela se regarde, cela ne causera pas le moindre dommage à votre cerveau, mais si l’on compare à la force perverse qui se dégageait ne serait-ce que des versions tv live japonaise, on est en droit de se dire que ce gros film ultra tape à l’œil qu’est le Death Note d’Adam Wingard pour Netflix est en grande partie complètement inutile. Dommage…

 

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Stranger Things saison 2 et sa promo ultra rétro

Stranger Things lors de sa 1ere saison sur Netflix avait réussi l’exploit de déclencher autant de hype que de hate. Chose qui dans le second cas reste une énigme pour moi tant dans le fond la chose ne mérite pas de tomber dans cette case. Est-ce que l’ensemble de la 1ere saison était honteux ? Pas du tout, est-ce que la chose tombait dans une certaine facilité par instants ? Oui, mais cela ne rendait pas pour autant Stranger Things pire qu’un paquet de séries ou autres productions bien moins honnêtes sur le fond comme la forme. Et maintenant que la saison 2 approche on est en droit de se demander si l’on ne va pas reprendre les mêmes arguments encore une fois dans les dents. C’est déjà un peu le cas, mais fort d’un succès quasi certain (et d’une quasi-assurance d’une saison 3 avant même la diffusion de la 2) Stranger Things continue son petit bonhomme de chemin dans le domaine de la campagne promo et là encore, c’est un terrain où elle excelle. La preuve avec cette nouvelle série de posters délicieusement old-school mettant en avant le casting de la saison 2 de Stranger Things. Bientôt sur Netflix.

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Naked, un jour sans fin version blaxploitation

Naked de Marlon Wayans rentre dans cette catégorie de films que l’on regarde en sachant pertinemment que l’on part dans un traquenard. Pas que le résultat soit horrible ou laissant des séquelles à vie sur le sujet, non loin de là. Mais l’on est juste devant ce que l’on peut définir comme étant le point d’origine du néant. Partant d’une idée simple et reprise aussi bien dans les comics, séries tv ou films (et parfois 100 fois mieux), Marlon Wayans tente avec Naked de faire passer l’idée de la comédie romantique dans la case de la légèreté du DTV. Est-ce que cela fonctionne ? Cela aurait pu si le scénario en plein milieu de l’action ne semblait finir par dire un gigantesque « dégage » à la moindre parcelle d’ambitions. Planant sur une certaine forme de facilité confinant à la fainéantise, Naked ressemble alors à ce que les films produits par Adam Sandler sur Netflix sont… un gigantesque rassemblement de potes faisant les cons pendant 90 minutes en espérant que le public ne se rende pas trop compte de l’escroquerie et d’une certaine manière pendant la 1ere partie cela passe presque. C’est ensuite que les choses se compliquent et Naked apparaît alors pour ce qu’il est, un classique DTV flirtant avec les limites de l’insignifiant. Mais s’il y a bien une chose que l’on peut reconnaître à Marlon Wayans dans ce film c’est la volonté de ne pas tomber dans ses travers d’un humour trop graveleux. Certes, le scénario ne va pas gagner sa place dans la course aux Oscars, mais même si la chose est hautement anecdotique, cela se laisse regarder. C’est le paradoxe magnifique de cette production.

Mais pour autant, cela ne permet pas de passer sous silence tous les autres soucis qui plombent le film. Si l’on gère mal la notion de boucle temporelle cela finit vite par apparaître comme étant un running gag facile et parfois laborieux permettant de réduire les couts et l’investissement créatif. On revoit advitam la même séquence sous un autre angle. Tout le monde n’a pas le génie humoristique de Bill Murray pour surpasser ce point de détail et du coup assez vite Marlon Wayans tourne à vide. Il n’est pas aidé il est vrai par les seconds rôles l’entourant. Personnages qui souffrent tous d’un problème simple, celui d’être complètement sous développé. Entre featuring de stars et archétypes flirtant avec le cliché, Naked ne fait pas beaucoup d’efforts pour remplir la durée de son temps d’antenne et du coup assez vite ce qui devait arriver se réalise sous nos yeux. On décroche. On continue de regarder la chose, mais d’un œil au final si lointain que cela n’a plus de véritable intérêt. Alors oui, Marlon Wayans fait de son mieux pour maintenir le navire en place, mais impossible de ne pas dire que cela ressemble a une version blaxploitation des films d’Adam Sandler qui sont désormais légion sur Netflix. Du consommable que l’on prend et que l’on oublie tout aussi vite. A vous de voir si l’aventure vous tente ou non.

 

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Le punisher arrive sur Netflix et les cadavres tombent…

Après la belle déception que fut The Defenders, on peut se demander tout simplement s’il y a encore un espoir même mince pour les séries Marvel qui vont arriver sur Netflix. Je n’attends rien de Luke Cage et Jessica Jones, mais s’il y a bien une série qui n’a pas intérêt à être un ratage c’est bien le Punisher. Le personnage était la meilleure chose de la saison 2 de Daredevil qui était d’ailleurs au final rien de plus qu’une énorme introduction du personnage (faisant passer Daredevil au second plan). Et alors que The Defenders est désormais derrière nous, Marvel lâche un premier vrai teaser pour The Punisher. Cela a de la gueule et l’aura du personnage est bien présente. Reste à espérer que l’on ne va pas au final avoir droit à quelque chose de fait à la va vite et possédant un scénario prenant l’eau de partout. Le mystère est toujours en place… En attendant, voici du Punisher pour patienter…

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American Vandal, Netflix se parodie et chasse les vandales…

American Vandal montre que Netflix ne manque pas d’humour et aime à se foutre d’elle-même par moments. Surfant sur le succès de Making a murderer, Netflix va lancer en septembre la mini-série en 8 parties du nom d’American Vandal. Le pitch est simple, un ado est accusé d’avoir vandalisé son lycée en y dessinant des pénis partout. Construit sur la même trame scénaristique mélangeant les codes du documentaire et ceux de la comédie au 20e degré, ce American Vandal pourrait être une surprise assez sympathique avec un peu de chances ? Reste à croiser les doigts pour que la chose ne tombe pas dans un humour trop lourd et qui finisse par faire exploser la chose en plein vol. Voici donc les premières images d’American Vandal pour vous faire votre propre avis sur la question.

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Narcos, la saison 3 aura toujours le nez dans la cocaïne!

Est-ce que Narcos la série phare de Netflix pourra survivre à un changement de ton et en partie de casting pour cette 3e saison ? Le casting reste solide et si l’on ne fait que se fier aux 1eres images de ce trailer pour la saison 3, il faut bien reconnaître que la chose continue d’avoir de la gueule. Donc, il n’y a visiblement pas la moindre raison de s’inquiéter et de vouloir quitter le navire Narcos me direz-vous ? On est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise pourtant. Mais en attendant le lancement prochain de cette nouvelle saison de Narcos, voici de nouvelles images, histoire de vous faire un fix en attendant le début de la saison 3.

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She’s Gotta have it, Spike Lee arrive sur Netflix

She’s Gotta have it avait été le point d’entrée dans la cour des grands pour Spike Lee, le film révélant son style et sa vision du monde. Un talent qui pour certain a fini par se diluer au fil des ans dans les mauvais choix ou du commercial. Mais voici que Netflix qui décidément ces derniers temps possède le carnet de chèque le plus incandescent d’Hollywood lui donne l’occasion de revisiter l’univers de ce 1er film. Avec son évolution perso plus le changement d’époque, il sera intéressant de voir en comparaison de l’œuvre d’origine ce que ce passage en version Tv donnera. Dear White People a été une excellente surprise en faisant la transition du cinéma vers la Tv. Peut-être qu’il en sera de même avec ce She’s Gotta have it sous les commandes de Spike Lee. C’est tout ce que je souhaite.

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War Machine, Brad Pitt part en guerre sur Netflix…

Un film sur la guerre qui retrace le parcours en montagnes russes d’un général américain et souligne la question très actuelle de la limite entre réalité et mascarade cruelle. Se prenant pour un leader né et persuadé d’être dans le vrai, il se précipite, droit dans ses bottes, au cœur de la folie. Brad Pitt pose un regard moqueur sur le général décoré et charismatique Stanley McChrystal, une personnalité militaire parmi les plus clivantes qui a pris la tête des forces de l’OTAN en Afghanistan avec la fougue d’une rock star, avant d’être envoyé au tapis par sa propre vanité suite à l’article sans langue de bois d’un journaliste. War Machine évoque ce que l’on doit aux soldats en posant la question de l’objectif de leur engagement.

War Machine de David Michôd est une œuvre étrange, vendu comme une presque comédie… le film est à l’opposé de ce que l’on attend. Oui, il n’est pas ici question de réecrire l’histoire, ce n’est pas ce que cherche à faire le réalisateur ici. Nous sommes face à une analyse clinique et profondément cynique d’un fiasco sans nom. La guerre version US consiste souvent à tirer le premier et réfléchir ensuite aux conséquences. Et quand ce moment arrive, il advient de trouver encore et toujours la bonne personne pour nettoyer le merdier. Et si cette personne n’est pas la bonne, recommencer l’opération encore et toujours en tentant de faire en sorte que le suivant ne se rende pas compte du traquenard dans lequel il tombe. War Machine de David Michôd, c’est justement l’histoire de ce suivant, ce général incarné par Brad Pitt. Habité par ses bonnes intentions, il traverse l’histoire en se disant qu’il va pouvoir retourner les cartes à son avantage et pendant un instant, on est presque en passe de le croire. C’est toute la force du film, en jouant sur des changements de tons de la comédie vers le constat froid et sans appel, David Michôd n’épargne personne. Le paysage qu’il dépeint aussi bien sur le terrain que dans les hautes sphères montre des personnes qui sont au final complètement dépasser par la situation qui est en face d’eux et qui soit accepte ce statut et en abuse ou se mette à gesticuler et hurler en espérant faire un maximum de bruits pour cacher le propre son de leur peur et hurlement face à l’imminence du fiasco.

War Machine de David Michôd regarde les États-Unis et l’armée au sens large comme une machine incapable d’apprendre de ses erreurs. Que ce soit en haut lieu avec ces généraux interchangeables venant tous du même moule ou ses intermédiaires entre l’armée et le pouvoir rien n’est joyeux. Bien au contraire, War Machine de David Michôd finit même par faire froid dans le dos. Le film démontrant au final et sans le moindre angélisme que tout cela était voué à l’échec et ce depuis le début. Certes on peut-être surpris par le jeu de Brad Pitt qui cabotine jusqu’à l’extrême (faisant penser à George Clooney) mais cela sert aussi le personnage. Qui au final en vient à apparaître pour ce qu’il est, un abruti comme un autre perdu dans ses propres illusions de grandeur. Aveuglé par son ego et finissant par ne plus voir cette guerre que comme un marche pied vers le point culminant de sa carrière. Une sortie sous les honneurs, une place de sauveur où lui, comme l’armée et l’Amérique au final seraient les étoiles. War Machine de David Michôd n’est que cela au final, la déconstruction méthodique d’une machine de communication ouvertement hypocrite tendant à faire passer les Américains pour les sauveurs humanistes qu’ils ne sont pas.

War Machine de David Michôd ne cherche pas le moins du monde à faire croire cela, il y met les formes et enveloppe la chose dans une apparente décontraction de façade, mais tout est là. Et c’est quand dans le dernier tiers du film que le réalisateur nous donne les clés de l’arrière-boutique que l’on prend dans la face le revers de la médaille. Portrait d’un système vérolé de l’intérieur et de ses acteurs qui n’ont plus les clés, ni l’esprit pour arrêter la machine, War Machine de David Michôd amuse autant qu’il laisse perplexe sur la direction vers laquelle va le monde qui est le nôtre. Surtout quand on se dit que le soi-disant gendarme du monde est bien souvent un simple pompier pyromane comme tant d’autres pays. Cynique et salement réaliste, War Machine de David Michôd est une excellente surprise faisant semblant d’être un simple divertissement.