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A Family Man, Gerard Butler redevient humain…

A Family Man avec Gerard Butler va-t-il réussir à décrocher le titre de film de l’année ? Franchement j’en doute, mais le trailer qui suit possède d’une certaine manière un petit charme. J’aime les dramas, c’est sûrement ce qui fait que je sois réceptif à la chose. L’adjonction d’Alison Brie dans l’équation ne fait qu’aggraver la chose. Si l’on rajoute sur l’échiquier une histoire d’enfant atteint d’un cancer et d’une relation difficile avec son père, j’imagine que certains vont partir en courant. Mais là encore « A Family Man » semble dégager quelque chose d’assez sain dans son propos. Tout cela n’est qu’une bande-annonce et dans le fond, on pourra encore une fois tomber dans le panneau d’une séance de marketing bien fait. C’est une évidence, mais va comprendre… J’ai envie d’y croire et juste pour une fois de voir une belle histoire… Peut-être que c’est ce que j’aurais au final avec ce A Family Man. J’ai toujours été plus client de Gerard Butler quand il sort du registre du gros bras juste présent pour casser des têtes. Maintenant reste à voir si l’avenir et le box-office seront cléments pour ce nouveau film avec Gerard Butler. Espérons pour lui vu que je ne sais pas pourquoi, j’ai comme un doute sur le potentiel en salles de GEOSTORM. Wait and see…

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La chute de Londres, Call of Duty: Modern Warfare version cinéma…

Les plus grands leaders du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’évènement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état faits prisonniers. Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes.

La chute de la Maison Blanche n’a jamais été un grand film. Loin de là même. Sorte de copie ultra bourrine d’un épisode de 24, le film avait pourtant deux atouts dans sa manche, Antoine Fuqua et sa réalisation nerveuse. La violence du premier film était des plus seches et donnait à l’ensemble un côté 1er degré assez intéressant (dans une certaine limite). Et une fois la fin du premier film arrivant devant nous, on se disait que le voyage avait été plaisant, mais que l’on n’en reprendrait pas pour un 2e tour. Ce qui nous amène du coup à se questionner sur l’existence même de cette suite honteuse qu’est La chute de Londres. Retardé de plusieurs mois et arrivant dans la foulée des attentats de Paris, le film possède déjà un bagage assez lourd à porter. Les scènes de fusillades/massacres dans les rues laissant un arrière-goût bizarre en les voyant. Mais bizarrement, ce n’est pas le pire du film (oui je sais…), car au-delà de ce coup du sort que les producteurs ne pouvaient pas prévoir, il faut reconnaître que La chute des Londres est dans l’ordre profondément raciste, vaguement homophobe et d’un patriotisme donnant envie de vomir et fuir en courant. La chute de Londres, c’est l’adaptation en version cinéma des pires travers de Call of Duty : Modern Warfare. Un truc puant abolissant les frontières d’un propagandisme sans retenue et de l’entertainement. On cache le premier dans l’ombre du 2e en espérant que cela passe. Le hic est que dans le cas présent, l’envie de vomir est plus forte que le plaisir.

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La chute de Londres n’a rien pour sauver les meubles. Inutile de chercher, il n’y a rien. Le scénario est con à donner envie de se taper la tête sur les murs. Enchaine les clichés avec une facilité déconcertante. Laisse les acteurs en roue libre, déclamant des textes qui semblent sortirent tout droit d’un discours de campagne de Donald Trump et finit d’achever l’édifice en mettant le tout en scène avec une réalisation digne d’un Direct to Vidéo. La mise en scène de La chute de Londres ne ressemble à rien, malgré les événements qui se déroule, le chaos en gros, les scènes de poursuite dans les rues de Londres juste après des explosions, fusillades ne transmettent pas la moindre tension. Tout comme le reste du film. Gerard Butler est l’équivalent d’une version uber macho du terminator. Rongé par l’esprit de vengeance, il massacre les terroristes les uns après les autres sans émotions, mais sans oublier lors du boss de fin (un terroriste arabe bien entendu) de déclamer un discours ultra-patriotique en le passant à tabac. La frontière entre ridicule et propagande en devient tellement fine que l’on ne sait plus si l’on doit rire ou pleurer. C’est d’ailleurs la plus grosse faiblesse du film. Ce dernier aurait pu traiter cette problématique de la loi du talion et ce qu’elle entraine en forçant le trait intelligement et en dialoguant la chose avec brio. Mais, la chute de londres se moque de la finesse. Le film est une machine de guerre faite pour caresser dans le sens du poil le public US et tous ceux qui ne veulent pas réfléchir.

Mise en scène pour bien plus chère que le premier film, La chute de Londres réussit l’exploit de paraître dix fois plus cheap. Mise en scène calamiteuse, effets spéciaux ridicule, patriotisme puant. Je pense qu’il me faudrait encore des semaines et des semaines pour finir de coucher sur le papier tout le mal que je pense de ce film et de ce qu’il représente sans même essayer de le cacher. Ni drôle, ni bon, ni rien en fait… La chute de Londres est une erreur, une abomination passant mal après les attentats de Novembre, et tout simplement un très mauvais film à fuir.

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La chute de Londres et son marketing en roue libre…

Que le film soit bon ou non, j’avoue que cela m’en touche une sans remuer l’autre et j’irai voir La chute de Londres. Le premier m’avait fait rire par son côté bourrin en diable et visiblement ( même si la production ne pousse pas beaucoup pour faire parler du film…) et le second volet des aventures de Gerard Butler ne va pas une seule seconde faire dans la finesse. Oui, La chute de Londres sera visiblement aussi con que le premier. Alleluiah.

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London has Fallen, 1er teaser toujours aussi bourrin…

Olympus has Fallen n’était pas du tout un grand film. Mais, on ne peut nier qu’il faisait le job. Sorte d’ode mélancolique aux actioners bourrin des années 80, il était aussi bas de plafond que finalement drôle.  Certes on n’était jamais vraiment surpris, mais le fait de voir Gerard Butler en cousin lointain de Jack Bauer avait quelque chose de drôle. Sa suite London Has Fallen semble aller dans la même direction a plus grande échelle. Ce premier teaser a un petit côté DTV bourrin qui n’est pas forcément rassurant. Il y a encore visiblement pas mal de postprod à faire dans le film vu que sa sortie à été remise à quelques mois. Mais en attendant ce moment, voici une occasion de se faire une idée sur ce qui nous attend dans London has Fallen.

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London has Fallen ne sortira plus cette année, mais en 2016…

La chute de la maison blanche n’était pas un grand film, mais c’était une série B certes cliché mais diablement bourrin et efficace. On passait un très bon moment avant de finir assez vite par l’oublier en voyant d’autres bons films. On n’aurait pu en rester là, si devant l’étonnant succès du film, la production n’avait voulu mettre en place un numéro 2. Chose assez classique à Hollywood. C’est donc ainsi que « London has fallen » vu le jour. Pour savoir de quoi parle cette suite, c’est simple, visiblement, il suffit de regarder la saison 9 de 24. Des présidents, des terroristes, Londres et John McLane/Jack Bauer…euh non Gerard Butler pour sauver le monde…Oui, l’originalité n’est pas de mise avec ce London Has Fallen. Mais, cela sentait un peu le sapin dès le début avec des problèmes de scénarios, de tournages et autres dont la presse a fait le relais. Mais aujourd’hui c’est THR qui en rajoute une couche en annonce que le film est repoussé. Sa date de sortie qui était pour le 2 octobre de cette année…passe au 22 Janvier 2016. Le film évite ainsi de se frotter à The Walk de Robert Zemeckis et The Martian de Ridley Scott. Je sais qu’Hollywood est une économie et qu’il faut protéger son investissement, mais quand on fuit la bataille ouvertement, cela n’envoie pas forcément un signe de confiance sur la qualité de son produit. London has Fallen aura une partie du casting du premier film qui revient pour la suite. On retrouvera en co-star Charlotte Riley ( agent du Mi6 dans le film et Madame Tom Hardy dans la vie de tous les jours), Aaron Eckhart en président, Morgan Freeman en vice-President , Radha Mitchell, Angela Bassett et Melissa Leo. Au mieux ce London Has Fallen sera un 58 minutes pour vivre…au pire un ratage. Les paris sont ouverts en attendant 2016…

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[Critique] La chute de la maison blanche- Critique du film

Quand le film « La chute de la maison blanche » a fait son apparition sur mes radars, il faut bien reconnaître que la réputation le précédant ( un sous Die Hard à la maison blanche) n’allait pas forcément dans le sens d’un gage de qualité. Puis avec le temps et les premières images apparaissant au gré de la promo sur le web, j’ai pris confiance, me disant que la chose ne pouvait pas être catastrophique. De plus, le fait de voir Antoine Fuqua à la réalisation  avait de quoi au minimum m’assurer d’un certain grand spectacle. Après avoir désormais vu le film, un constat s’impose, celui qu’en fin de compte « La chute de la maison blanche » est bien meilleure que je ne le pensais. Pas de quoi révolutionner l’univers du 7e art certes, mais définitivement de quoi faire passer un excellent moment aux spectateurs s’aventurant dans une salle obscure pour le découvrir.

Comme beaucoup donc j’avais peur de voir un sous Die Hard et un film étalant dès la première occasion un ultra patriotisme puant ou juste ridicule. La chose est qu’au final, Antoine Fuqua choisit de couper la poire en deux, mais réussit à garder une sorte de recul suffisant pour ne pas faire que son film s’écroule de l’intérieur dès le premier tiers. Car là où Die Hard premier du nom avait un côté certes spectaculaire, mais avant tout divertissant par le second degré du héros la chose est différente avec le personnage de Banning ( Gerard Butler) et surtout le choix de tonalité réaliste qu’emprunte le scénario. Certes l’action est là, mais la façon dont elle est utilisée la fait tendre du côté d’un Jack Bauer en mode encore plus sanguinaire que sa version TV. La chute de la maison blanche n’y va pas avec le dos de la cuillère en ce qui concerne la violence et c’est ce qui rend le film aussi « tendu ». L’attaque contre la maison blanche de par sa stratégie et l’impressionnant nombre de cadavres qu’elle provoque, met tout de suite en place une tension qui perdure pendant tout le film. Pas d’espace pour l’humour et les vannes. Le film a bien quelques one liner et refuse de se prendre trop au premier degré, mais les ¾ du temps quand le personnage de Butler fait parler la poudre ou interroge quelqu’un, la chose se fait sans la moindre pitié. Le danger et la mort sont omniprésents. Voir l’équipe de production choisir d’adopter un ton « adulte » dans la façon de dealer avec le malaise de l’attaque et de l’exécution des otages changent la donne. Fuqua connu pour son approche très rentre-dedans de l’action et l’ambiance qui la précède ne fait pas mentir sa réputation. Tant mieux !

Faire un film de ce genre de nos jours est comme marcher sur des œufs mis sur une plaque de verre déjà en mauvaise état. Tout a été fait et l’œil du public sera d’emblée biaisé. En évitant l’humour trop frontal et en gardant au milieu des clichés un sérieux assez salvateur, Antoine Fuqua réussit son pari de survivre à une commande pour le moins casse-gueule. Même si les personnages secondaires comme celui du président ou du vice-président « Aaron Eckhart et Morgan Freeman » pâtissent de passage d’héroïsme obligé pour l’un et de dialogues bâtards pour l’autre », il faut reconnaître que la chose aurait facilement pu devenir un bien plus grand désastre. Pris dans la course au box office et dans l’obligation de sortir le premier avant le film de Roland Emmerich avec Jamie Foxx et Channing Tatum « White house Down » qui arbore le même sujet, le long métrage d’Antoine Fuqua réussit à éviter la casse en assurant le spectacle au-delà du minimum syndical. Gerard Butler en cousin pas si éloigné que cela de Jack Bauer s’avère excessivement convaincant et même presque aussi glaçant que l’original lors d’une scène d’interrogatoire pour le moins…expéditive. La chute de la maison blanche n’est pas forcément le genre de divertissement fait pour cartonner en dehors des frontières de l’oncle Sam, mais si on le prend pour ce qu’il est à savoir un gros film d’action alternant le ridicule et le salement jouissif avec un timing assez bien orchestré, on en vient alors à prendre en bout de course son pied. Ce n’était pas gagné dès le départ et pourtant en prenant l’option Call of Duty en live et sur grand écran, Antoine Fuqua réussit son pari. A votre tour maintenant monsieur Emmerich !

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[Critique] Machine Gun Preacher- Gerard Butler- Critique du film

Est-ce que Machine Gun Preacher en soi est un film qui révolutionne le cinéma ? Non. Est-ce que c’est un film qui dans le fond ouvre les yeux sur un sujet grave et amène à réfléchir un peu sur soi même au travers de l’évolution d’un personnage qu’on aurait pu qualifier de salaud ? La réponse est oui. L’histoire de Sam Childers est peu commune, dealer et gangster notoire, son avenir était pour le moins tout tracé dans le domaine de la criminalité. Ce du moins jusqu’à ce que sa femme et la religion le remettent dans le droit chemin. Dit comme cela l’ensemble peut paraître pour le moins inintéressant et banal, mais c’est dans les recoins de cette soi-disant normalité que se cache tout l’intérêt du film. Lors d’un voyage au Soudan pour aider les gens s’y trouvant, Childers se retrouve confronté à l’horreur de la situation inhérente à la guerre civile déchirant ce pays. Dans ce genre de cas précis, il n’y a pas beaucoup d’alternatives, la première serait de faire l’autruche et de passer son chemin comme si de rien n’était, la seconde serait d’essayer d’agir en tant que bénévoles, la dernière serait de mélanger la 2e avec une version plus musclée. Tout aussi chrétien qu’il soit devenu, Childers n’en oublie pas son passée de gangsters, sa connaissance des armes aussi. Une donnée hybride donnant naissance à celui que les locaux ont très vite nommé le « White Preacher »

Un tel personnage avait tout pour voir sa vie, prendre forme sur grand écran. Incroyable de par sa métamorphose et prise de conscience de ce qu’il peut se passer loin de son pays, Childers est un vrai personnage dramatique assez fort. Le film joue sur ce point sans jamais vraiment en faire un pur héros. Il a des parts sombres et pas qu’une…il tue, il se montre violent. Mais, comme la suite du récit le montre, il évolue aussi, s’humanise et réussit à canaliser la haine qui coule en lui pour l’utiliser à bon escient. Tout ce terreau narratif est pris en compte par le réalisateur Marc Forster qui trouve ici un moyen assez habile de mixer drama et film d’utilité publique d’une certaine façon. Le drame qui se passe loin des yeux du monde du côté du Soudan passe totalement inaperçu. Ces dernières semaines avant que la vidéo sur Kony et les massacres de civils et autres ne fassent le tour du web, j’étais comme beaucoup, une sorte d’ignorant volontaire face à cette situation catastrophique. La force de ce film est qu’au travers de l’utilisation de code cinématographique classique, il réussit à retranscrire de façon assez sobre et parfois sèche, la violence monstrueuse qui se déroule là bas. L’ensemble finissant par rendre encore plus logique et compréhensible la mutation du personnage principale. L’autre point fort est que le réalisateur prend le temps de mettre en face de nous un personnage qui face à l’énormité de la tâche se dressant devant lui se montre faillible à plus d’une reprise, loin des clichés Hollywoodiens basiques que l’on aurait pu craindre, l’évolution se fait de façon croissante tout en servant l’histoire et notre ouverture d’esprit à ce monde si proche du notre au final….

Gerard Butler malgré mon appréhension de départ réussi à donner au personnage toute l’animalité dont il a besoin pour exister sur l’écran. Car, malgré les bonnes actions dont il se rend « coupable » le personnage de Childers garde au fond de lui une bestialité assez inquiétante qui ne demande qu’à exploser. Sa foi lui permet de la canaliser, mais pas de l’effacer. Elle reste bien vivace et désormais uniquement diriger contre ceux se mettant entre lui et l’accomplissement de sa mission. Paradoxe humain, à la fois prédicateur et bras armé d’une foi peu commune, l’acteur réussi à naviguer sans cesse d’un extrême à l’autre. Aussi détestable que fascinant, ce personnage et ce qu’il accomplit ( aller récupérer des enfants kidnappés ) pour sauver des enfants laisse pantois dans le fond. Sortie dans une indifférence assez flagrante et ne bénéficiant pas forcément de la couverture qu’il mérite pour sa sortie en dvd Uk, le film de Marc Forster se montre définitivement utile. Un bel exemple de cinéma utile qui dépasse le simple statut de film à mettre dans la case « biopic ». À voir.

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[Critique] Playing for Keeps- Gabriele Muccino – Critique du film

La carrière de Gabriele Muccino est pour le moins géographiquement instable, passant d’un pays à l’autre ( Italie, États-Unis…) pour réaliser des films à petites et grandes envergures, voici qu’après avoir fait deux succès avec Will Smith, il s’engage dans le domaine de la comédie plus légère, du moins en apparence, car dans le fond, même si la forme change, le cœur reste le même. Sous ses allures de films un peu trop à l’américaine « Playing for keeps » prend le meilleur de chaque pays pour au final réussir à arriver à créer une certaine alchimie entre les deux continents. « Playing for keeps » de par sa structure et sa façon de mettre en place les différents personnages de son histoire garde un adn typiquement italien. La famille se révélant comme dans bon nombre de comédies à l’italienne, le moteur des agissements du héros. Ce qui le motive à changer de pays pour devenir un père et se battre principalement contre lui-même pour redevenir accessoirement aussi un mari. Enveloppé dans les draps d’une comédie familiale US, le film de Gabriele Muccino prend son temps pour pervertir le système en y injectant un recul salvateur sur son personnage principal et toute la faune assez hétéroclite qui l’entoure. Étant à la recherche d’un bonheur perdu, le personnage de Gerard Butler touche du doigt celui des autres ou partage son manque avec d’autres personnes éprouvant les mêmes carences. Mais là où d’autres réalisateurs auraient pu jouer la carte du pathos ou du misérabilisme dans la déchéance d’une vieille star, ce n’est jamais le cas. Tant mieux d’ailleurs, car en bout de course, c’est l’énergie positive de ce petit film qui s’en retrouve renforcée.

Prenant comme point de départ la carrière en mode étoile filante d’une ancienne gloire du football européen et son envie de réussir désormais sa vie de famille, le réalisateur dresse à différents niveaux une galerie de portraits humains au final aussi touchants que drôles. Que ce soit au travers de Gerard Butler et Jessica Biel dans les rôles principaux, ou Dennis Quaid, Uma Thurman et Catherine Zeta Jones dans les seconds rôles de luxes, le film réussit à jouer habilement des attentes du public. Oui la forme est identique, mais le fond affiche une certaine forme de bienveillance qui bien souvent manque dans ce genre de productions chez l’oncle Sam. Mis en avant dans un rôle ne nécessitant pas forcément l’utilisation de ses gros bras, mais plus de sa tête, Gerard Butler montre une fois de plus qu’il est un touche-à-tout assez génial. Son duo avec Jessica Biel dans le rôle de ce couple qui malgré le temps et la séparation a du mal à s’avouer qu’ils s’aiment encore est le fil rouge de l’histoire. Comment regagner la femme de sa vie en lui montrant que l’on a changé . Plus en retrait, Jessica Biel ne manque pourtant pas d’imprimer une certaine forme d’émotions simple, mais efficace à son personnage. Sans jamais chercher à forcer le trait, on en vient à la prendre complètement et sans réserve au sérieux dans ce portrait de femmes au foyer hésitant sur la forme à donner à la suite de sa vie et voir même simplement son couple. C’est du coup au travers de la relation de ces deux personnages et tout ce qui gravite dans leur sillage que Muccino réussit à importer son modèle de comédie à l’italienne pour l’adapter tant bien que mal à la sauce de l’oncle Sam.

Cela ne marche pas toujours, mais c’est intéressant de voir un cinéaste qui prend la décision de contourner le problème de la commande et de garder une part de son univers, plutôt que d’agir en « Yes Man » de la production. Le genre de réalisateur que l’on voit malheureusement parfois trop souvent. En bout de course, le film n’évite pas quelques défauts dans sa narration et passage obligé atténuant l’inévitable potentiel de surprise. Mais de par son casting et la certaine forme de finesse que Muccino réussit à garder du début à la fin, « Playing for keeps » réussit à passer au-delà de la somme de ces petits défauts pour que l’on n’en garde que le meilleur. Un divertissement très agréable, qui ne fera pas forcément date, mais qui réussit à remplir son contrat de façon très agréable.