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Aaron Eckhart

Critiques de films

[Critique] I,Frankenstein- Critique du film

Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu’à aujourd’hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l’a mené jusqu’à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d’immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s’engager dans un combat aux proportions épiques.

I, Frankenstein rentre dans la catégorie des films que l’on va nommer comme étant des accidents industriels impressionnants. Vous savez ce genre de films que l’on ne peut s’empêcher de regarder en disant « Mais pourquoi ? ». Oui en effet au-delà d’être mauvais sur le fond comme la forme, ce film au budget de plus de 60 millions de dollars ( hallucinant vu qu’il parait en avoir couter 10 au plus…) est une hérésie. Rares sont ces productions qui dès la fin des dix premières minutes montrent que dans la production plus personne ne croit dans le projet. Il est vrai qu’à l’exception d’un plan ultra badass et complètement délicieux dans son côté too much, le film n’offre strictement rien à sauver et c’est là le plus triste. Symptomatique d’une méthode de production se rapprochant du fast-food plutôt que de l’artistique, I Frankenstein prend une vague bonne idée de départ et s’évertue avec force et honneur à ne jamais rien en tirer. Les personnages se croisent et se recroisent sans qu’à aucun moment les histoires qui les animent n’éveillent le moindre intérêt en nous. Il est vrai qu’il est difficile de s’attacher à eux, car rien n’est fait pour que cela arrive. Les séquences s’enchainent dans un rythme aussi superficiel qu’effréné, supplantant l’action au développement des personnages. Aaron Eckhart qui au demeurant est tout sauf un mauvaise acteur se retrouve ici à errer d’un point à l’autre du film récitant sans passion son texte au gré de ce que le scénario lui offre en pitance, c’est triste, mais ce n’est rien en comparaison de ce que le réalisateur offre en terme de dessert à la logique du spectateur.

En effet les gargouilles et les démons se livrent une guerre sans merci à la vue de tous détruisant la ville et ses monuments…sans que justement on ne croise jamais un humain dans le film. Oui ce film se passe quasiment toujours dans une incroyable ville fantôme. Du coup la raison en prend un coup, la logique demande le divorce et la consternation souille le lit de noce. C’est un spectacle profondément ridicule qui se déroule du coup sous nos yeux propulsant le film dans les stratosphères du navet de l’année. Le genre de ceux pour lequel on ne devrait pas avoir la moindre once de sympathie, mais que l’on regarde attendri par sa façon si chaotique d’essayer de marcher. La finalité restant que quoiqu’il arrive on refusera en bout de course d’en assumer la paternité. I frankenstein n’a de toute façon rien pour lui, de ses effets spéciaux horribles en passant par sa mise en scène violant les lois de l’espace, tout est en place pour que le spectateur se sente affreusement mal…pour le réalisateur qui se retrouve à avoir son nom coller sur ce truc. Oui, car il est bel et bien impossible d’y ajouter un autre nom plus classique. Vide de sens, mal branlé et espérant vaguement marcher dans les pas d’Underworld, la saga Frankenstein se plante du début à fin en ne construisant qu’un ersatz de mythologie et en y balançant à droite et à gauche des personnages pour le moins ineptes. Ce du héros jusqu’au second rôle. Il est bon de noter que les plus pervers verront surement les masques des démons et leur niveau de séries Tv comme un magnifique hommage cheap à l’époque Buffy. Oui on peut rêver.

Produit ni fait ni à faire, sans le moindre intérêt et mise en place dans le seul but de faire de l’argent vite fait bien fait, I Frankenstein a été un horrible bide et quand on voit la qualité du produit on se dit que ce n’est sincèrement que justice. Un horrible navet à fuir.

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[Critique] La chute de la maison blanche- Critique du film

Quand le film « La chute de la maison blanche » a fait son apparition sur mes radars, il faut bien reconnaître que la réputation le précédant ( un sous Die Hard à la maison blanche) n’allait pas forcément dans le sens d’un gage de qualité. Puis avec le temps et les premières images apparaissant au gré de la promo sur le web, j’ai pris confiance, me disant que la chose ne pouvait pas être catastrophique. De plus, le fait de voir Antoine Fuqua à la réalisation  avait de quoi au minimum m’assurer d’un certain grand spectacle. Après avoir désormais vu le film, un constat s’impose, celui qu’en fin de compte « La chute de la maison blanche » est bien meilleure que je ne le pensais. Pas de quoi révolutionner l’univers du 7e art certes, mais définitivement de quoi faire passer un excellent moment aux spectateurs s’aventurant dans une salle obscure pour le découvrir.

Comme beaucoup donc j’avais peur de voir un sous Die Hard et un film étalant dès la première occasion un ultra patriotisme puant ou juste ridicule. La chose est qu’au final, Antoine Fuqua choisit de couper la poire en deux, mais réussit à garder une sorte de recul suffisant pour ne pas faire que son film s’écroule de l’intérieur dès le premier tiers. Car là où Die Hard premier du nom avait un côté certes spectaculaire, mais avant tout divertissant par le second degré du héros la chose est différente avec le personnage de Banning ( Gerard Butler) et surtout le choix de tonalité réaliste qu’emprunte le scénario. Certes l’action est là, mais la façon dont elle est utilisée la fait tendre du côté d’un Jack Bauer en mode encore plus sanguinaire que sa version TV. La chute de la maison blanche n’y va pas avec le dos de la cuillère en ce qui concerne la violence et c’est ce qui rend le film aussi « tendu ». L’attaque contre la maison blanche de par sa stratégie et l’impressionnant nombre de cadavres qu’elle provoque, met tout de suite en place une tension qui perdure pendant tout le film. Pas d’espace pour l’humour et les vannes. Le film a bien quelques one liner et refuse de se prendre trop au premier degré, mais les ¾ du temps quand le personnage de Butler fait parler la poudre ou interroge quelqu’un, la chose se fait sans la moindre pitié. Le danger et la mort sont omniprésents. Voir l’équipe de production choisir d’adopter un ton « adulte » dans la façon de dealer avec le malaise de l’attaque et de l’exécution des otages changent la donne. Fuqua connu pour son approche très rentre-dedans de l’action et l’ambiance qui la précède ne fait pas mentir sa réputation. Tant mieux !

Faire un film de ce genre de nos jours est comme marcher sur des œufs mis sur une plaque de verre déjà en mauvaise état. Tout a été fait et l’œil du public sera d’emblée biaisé. En évitant l’humour trop frontal et en gardant au milieu des clichés un sérieux assez salvateur, Antoine Fuqua réussit son pari de survivre à une commande pour le moins casse-gueule. Même si les personnages secondaires comme celui du président ou du vice-président « Aaron Eckhart et Morgan Freeman » pâtissent de passage d’héroïsme obligé pour l’un et de dialogues bâtards pour l’autre », il faut reconnaître que la chose aurait facilement pu devenir un bien plus grand désastre. Pris dans la course au box office et dans l’obligation de sortir le premier avant le film de Roland Emmerich avec Jamie Foxx et Channing Tatum « White house Down » qui arbore le même sujet, le long métrage d’Antoine Fuqua réussit à éviter la casse en assurant le spectacle au-delà du minimum syndical. Gerard Butler en cousin pas si éloigné que cela de Jack Bauer s’avère excessivement convaincant et même presque aussi glaçant que l’original lors d’une scène d’interrogatoire pour le moins…expéditive. La chute de la maison blanche n’est pas forcément le genre de divertissement fait pour cartonner en dehors des frontières de l’oncle Sam, mais si on le prend pour ce qu’il est à savoir un gros film d’action alternant le ridicule et le salement jouissif avec un timing assez bien orchestré, on en vient alors à prendre en bout de course son pied. Ce n’était pas gagné dès le départ et pourtant en prenant l’option Call of Duty en live et sur grand écran, Antoine Fuqua réussit son pari. A votre tour maintenant monsieur Emmerich !

olympus has fallen