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S.W.A.T. que vaut la nouvelle série avec Shemar Moore?

S.W.A.T. remake d’une série à succès des années 70 revient en tv après un passage cinéma avec Samuel L. Jackson et Colin Farrell. La recette ne change pas. Le scénario non plus.

S.W.A.T. dans la jungle des séries policières US n’était pas forcément celle que j’attendais le plus. Au mieux une petite parcelle de curiosité était éveillée. Ce qui n’est déjà pas mal. Du coup en découvrant aussi bien le pitch que les premières images, j’avais un léger doute sur la teneur finale du produit : Daniel « Hondo » Harrelson, un lieutenant du S.W.A.T. de Los Angeles, est tiraillé au quotidien entre sa loyauté envers ses origines modestes, dont ses amis de la rue avec qui il a grandi et qui n’ont pas aussi bien tourné que lui, et son devoir envers ses co-équipiers… Une dualité qui finit par prendre tout son sens lorsqu’il se voit chargé d’organiser une unité hautement qualifiée pour résoudre les crimes qui gangrènent la cité des anges. Et à ma grande surprise, j’avais en partie tort. Autant le dire tout de suite, S.W.A.T. ne cherche pas forcément à faire dans la finesse. On est plus proche du Hawai police d’état version gros bras. On suit certes la vie des membres de l’équipe avec certaines storylines qui se dessine sous les traits du beaucoup trop voyant… mais surtout S.W.A.T. prend en grande partie la décision d’être une série d’actions pour le moins bourrine. C’est un choix assumé et dont le résultat n’est pas déplaisant du moins dans ce pilote. La chose fonctionne en partie grâce au fait que dans la majorité de ceux occupant le devant de la scène pour ce pilote (qui se résume à Shemar Moore et sa petite amie…), les personnages ne sont pas trop mauvais. Shemar Moore s’éloignant de l’image de son personnage d’esprits criminels trouve ici un rôle plus en finesse. Certes, il s’agit d’un gros bras n’hésitant pas à faire parler la poudre si nécessaire, mais S.W.A.T. tente de lui donner plus de contenances en abordant aussi bien les problématiques raciales qu’humaines au sein de sa propre équipe (en façade, comme en coulisses).

S.W.A.T. shemar moore

S.W.A.T. le casting au complet

S.W.A.T. possède-t-elle pour autant assez de force pour tenir une saison sans s’écrouler en plein milieu de la route ? Franchement j’avoue avoir un doute. Beaucoup d’autres séries avant elle dans le domaine des cop shows ont réussi à tenir plusieurs saisons souvent sur des postulats de départ plus fins. Donc pourquoi pas d’une certaine manière. Reste juste désormais à voir vers quelles directions, l’équipe de production va faire évoluer le show. Dans le contexte actuel de tension qui s’installe dans les grandes villes US et pas simplement qu’au niveau racial, les sujets potentiels pour la série sont nombreux. Reste à voir si S.W.A.T. décidera de les attaquer frontalement offrant ainsi à la série de quoi se démarquer des autres shows ou bien si elle continuera dans son côté série B bas de plafond. J’ai comme un doute sur la 1ere option et une certitude sur la seconde. C’est bien ce qui m’ennuie un peu pour l’instant. Mais encore une fois, bien des séries possédant un pilote entre deux eaux ont su se rétablir ensuite. Il est donc encore trop tôt pour enterrer le projet. D’autant plus qu’en l’état S.W.A.T. n’est pas forcément mauvais, loin de là même. On peut juste lui reprocher légèrement de ne pas savoir ce qu’elle veut être pleinement. Une décision qu’il faudra prendre prochainement avant que la série ne parte à la dérive avant même la fin de la saison 1. Ce qui serait dommage vu que dans ce cas précis, il n’y aura personne pour la sauver. Même pas le S.W.A.T.

 

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