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Stranger Things, la saison de trop pour les Duffer Brothers?

Stranger Things vu les twists dans le planning de Netflix devient le fer de lance du network avec cette saison 2. Est-ce qu’elle tient ses promesses?

Stranger Things avec cette saison 2 rentre d’emblée dans la case de la machine à haine facile. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Il existe bon nombre de séries bien pire, bien plus mal joué et écrite et avec lesquels la population est bien plus tolérante. Alors est-ce que Stranger Things est tout simplement victime de la hype qui l’entoure ? Est-ce que la haine ou le rejet est le dernier rempart pour se dire que l’on n’est pas un mouton qui gobe tout ce que le marketing nous met en force dans la gorge ? Peut-être et c’est dommage pour les gens rentrant dans cette catégorie. Oui, Stranger Things avec cette nouvelle saison n’est pas exempt de défauts. La mythologie y est toujours aussi fine que dans une saison récente des X-Files et quand les scénaristes tentent de lui donner une nouvelle direction (le personnage de 08), cela leur revient en pleine gueule du fait que suite à une sous utilisation assez incompréhensible, le personnage ne sert à rien et n’amène à vrai dire pas grand-chose. Sauf un possible espoir d’être revu dans la saison suivante, mais le souci est qu’en toute sincérité… on s’en fout un peu. Le revers de la médaille diront certains.

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Et pourtant cela ne suffit pas à faire vaciller complètement cette saison qui à vrai dire dans sa construction et la façon dont elle utilise ses personnages principaux à un vrai lien de parenté avec Sense8. La série avait le même souci que Stranger Things, une mauvaise utilisation de sa mythologie mais un développement de personnages touchant à la perfection. Et c’est exactement ce qui se passe ici. Et le cœur même de la saison 2 réside dans la personne de Noah Schnapp qui livre ici une performance assez incroyable pour un gamin de son âge.

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Rebondissant sur son absence « logique » en partie dans la saison 1, la nouvelle saison de Stranger Things prend un temps fou pour montrer l’impact du trauma qui hante le personnage. Aussi bien sur lui que sur sa famille et ses amis. C’est du coup ce qui fait la force et la faiblesse de cette saison. Elle n’est jamais à vrai dire une saison complète, mais plus une transition de 10 épisodes vers la saison 3 qui de part le retour d’un certain personnage que l’on pensait mort replongera pleinement dans les affres de la mythologie. Tant mieux diront certains, s’appuyant sur le fait évident qu’il était temps. Mais rétrospectivement c’est alors que la nécessité de cette transition montre vraiment son utilité sur la psychologie des personnages. Il y a beaucoup de « ça » avec ce groupe d’enfants luttant plus ou moins contre une entité pour le moins maléfique. Certes les Duffer Brothers jouent la plupart du temps la carte d’une nostalgie référentielle qui en énervera certains et réveillera chez d’autres de bons souvenirs. En effet de Terminator en passant par Aliens ou tout simplement une énorme référence a Jean Grey dans le final avec Eleven face au monstre de L’upside Down, la série n’est pas avare en clins d’œil. Mais c’est quand elle s’arrête pour prendre le temps de créer du lien avec ses personnages, de les faire grandir et de s’aventurer sur le terrain plus fragile de la coming of age story que Stranger Things dans cette seconde saison montre son meilleur visage. La vraie force de cette série est d’avoir dès la saison 1 toucher le jackpot avec un casting d’enfants et d’adultes tout simplement parfait. L’alchimie entre eux et l’empathie que le spectateur éprouve pour ces acteurs et actrices provoquent d’ailleurs un effet secondaire imprévu, celui poussant à plus ou moins rejeter les nouveaux personnages. À l’exception de Sean Astin et Paul Reiser, tous les autres personnages qui arrivent en cours de route s’avèrent sous développé et écrit assez faiblement pour ne jamais faire d’ombre à ceux qui sont le cœur de Stranger Things.

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Le choix est pour le moins casse-gueule et contribue à l’équilibre parfois précaire du show sur bien des aspects. Mais bon gré mal gré, la sauce prend. Imparfaite, mais profondément humaine du début à la fin (excepté ce satané épisode 7 souffrant du syndrome X-Files), la série continue de s’affirmer comme bien plus qu’un simple plaisir coupable jouant la carte de la nostalgie. Les Duffer Brothers transforment Stranger Things en un laboratoire d’expérimentation old school. Cela n’égalera jamais ce que Spielberg ou d’autres ont créé en tv, mais pourtant bien loin des critiques bien souvent trop faciles qui sont faites à son encontre, cette saison 2 de Stranger Things continue de faire son petit bonhomme de chemin pour le plus grand plaisir des fans de la première heure.

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