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Star Trek Beyond, un nouveau départ réussi pour la saga.

Zachary-Quinto-Sofia-Boutella-in-Star-Trek-Beyond

La saga Star Trek que ce soit dans sa forme d’origine au cinéma ou dans le reboot a autant de fans que de détracteurs. Mais, même si l’on peut reconnaître des défauts aux films de JJ Abrams, impossible de nier le fun qui s’en dégageait. Mais le réalisateur ayant pris la poudre d’escampette pour réaliser un Star Wars, le siège pour diriger le navire de ce 3e épisode était vacant. L’arrivée de Justin Lin était un peu une source d’inquiétude pour beaucoup de mondes. Pas que le monsieur soit un mauvais réalisateur, loin de là, mais il a malheureusement souvent eu l’étiquette d’un Yes Man et beaucoup tout comme moi d’ailleurs pensait que cela allait se ressentir dans la réalisation de ce nouveau volet. La réponse est non. Autant être honnête, Star Trek Beyond est aussi classique sur la forme qu’efficace dans le fond. Le scénario ne cherche pas forcément à innover mais plus à revenir aux basiques de ce qui fait Star Trek à savoir l’esprit d’équipe et l’aventure sans cesse sur la brèche que vit l’équipage de l’enterprise. Et du début à la fin, le scénario (de Simon Pegg) fonctionne plutôt bien. Voir même excessivement bien. Les raisons en sont simples.

Karl-Urban-and-Idris-Elba-in-Star-Trek-Beyond

Il laisse de l’espace à chacun des personnages pour exister et faire avancer l’aventure. L’esprit d’équipe est primordial à la réussite de l’empathie que l’on ressent ou non pour ses personnages et dans le cas présent c’est le cas. Et la vraie révélation du film qui continue sur sa lancée après Kingsman est Sofia Boutella. Là où d’autres films auraient fini par la transformer en une potiche de luxe, Simon Pegg en fait une héroïne à part entière, femme forte à tous les niveaux. On est au niveau de Rebecca Ferguson dans Rogue Nation. Son personnage est vital à l’aventure et se révèle à plus d’un titre bien plus badass que beaucoup des personnages masculins. Mais ce n’est pas cette surabondance de force de caractère qui fait pour autant oublier son humanité. Tout comme le personnage d’Idris Elba et son parcours tortueux, les virages sinueux jalonnant l’histoire de ces deux héros rendent l’histoire plus humaine que l’on n’aurait pu le prévoir. Les deux premiers films de JJ Abrams jouaient la carte du grand spectacle et avec un peu de recul se perdaient un peu en route en ne développant pas assez les personnages. Du moins certains. Ici en jouant la carte d’un récit plus simple et contrôlé, se rapprochant d’ailleurs parfois plus d’un finale de fin de saison Tv que d’un vrai film, ce nouveau volet de la saga marque des points et offre un spectacle qui ravira aussi bien les fans que les nouveaux venus de la saga.

Simon-Pegg-Sofia-Boutella-and-Chris-Pine-in-Star-Trek-Beyond

Et c’est peut-être là l’intelligence de ce film. Ce que beaucoup voyaient comme une faiblesse avec l’arrivée d’un nouveau réalisateur et d’une nouvelle plume pour le script, finit par être au final sa plus grande force. Beaucoup de films cherchent à tort à en mettre plein la vue pour cacher leur manque de fond. Star Trek Beyond échappe à cette règle. Conscient de ce qu’il est, le film de Justin Lin revendique sa simplicité et l’utilise pour aller droit au but et offrir un spectacle bien plus fun que je ne le pensais. Mais surtout un vrai point de développement de la saga ou chacun des membres de l’équipage est sur le même pied d’égalité pour faire avancer l’aventure. On sous estime souvent les bienfaits d’une vision si égalitaire du temps de présence à l’écran. Donc non, à aucuns moments, Star Trek Beyond ne révolutionne le genre, ni la saga, mais contrairement à beaucoup d’autres films à gros budgets, il n’oublie pas d’avoir une âme et de faire plaisir au public. L’esprit d’équipe est toujours là et les personnages fonctionnent toujours aussi bien. À la fois différent et complémentaire du reste de la saga, Star Trek Beyond est une très bonne surprise dans l’ensemble. Surtout pour un film dont je pensais qu’il allait prendre l’eau de toutes parts. Assez content d’avoir eu tort.

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