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Snob comme un autre, l’itinéraire du cinéphile d’aujourd’hui.

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Snob, on l’est tous à différents niveaux, c’est un peu comme notre nouvelle zone de confort. Un retranchement parfait pour le cinéphile du net ou d’ailleurs.

Snob, le mot est désuet, limite puant la naphtaline et pourtant aujourd’hui encore, il est au goût du jour. On se dit que les temps changent, que le public évolue et puis d’un coup on se rend compte qu’en grande partie on avait raison, mais que dans l’ombre il y avait cette petite silhouette qui depuis le début nous regardait. Deux yeux aussi narquois que pédant qui se tiennent dans l’ombre et nous jugent. Le problème désormais et surtout quand on parle cinéma ou quoi que ce soit (mais l’on va se limiter au cinéma) sur les réseaux sociaux, les yeux se démultiplient et l’on a soudain l’impression d’avoir oublié de s’habiller en sortant le matin. Ok, certains d’entre nous sont des exhibos de nature donc cela ne posera pas de soucis, mais est-ce que nous sommes tous pour autant devenus le snob d’un autre ? Je vous mets au défi de parler cinéma avec quelqu’un de votre entourage, proche ou moins et de sentir cette petite décharge électrique courir le long de votre dos après 5 minutes où il ou elle aura remis/e en cause vos films cultes. Votre visage neutre va devenir un peu crispé. Cela commencera par un rictus. Une petite crispation qui va se répandre de plus en plus. Et une poussée de fièvre, l’envie délicate de lâcher un ta gueule. Et soudain ce sera le drame, la petite pique, le taquet des familles discret et sanglant celui qui claque. Le visage de votre interlocuteur se figera et vous lirez dans ses yeux l’indicible vérité… il/elle vous insultera de sale snob pédant en silence. Pas besoin de traduction tout passera dans le regard comme sur un écran en IMAX.

snob cinephile
Et c’est alors que vous aurez le temps de vous dire pendant les minutes qui suivront « mais où est-ce que j’ai pris un mauvais tournant ? Où est-ce que je suis devenu celui que je déteste ? » Le mec qui juge et méprise au lieu de partager son amour du 7e art. Cela vous provoquera des sueurs froides, des remises en questions numériques ou réelles assez vaines et soudain la vérité viendra. Vous l’avez toujours plus ou moins été. On a tous un mauvais fond sous le masque du cinéphile parfait. Nos goûts sentent la rose et même si les gens nous disent le contraire, il est évident que ce sont eux qui ont tort. La notion de partage est un idéal fantasque que l’on s’attendrait presque à retrouver sur un programme de la France insoumise. Mais le fait est que les discussions cinéma sur Twitter n’ont rien à voir avec la politique… Ou alors peut-être sur l’enculage de mouches en plateau tv. De longs débats pour prouver que l’on a raison, de la belle phrase, une petite attitude qui donne envie d’ériger la balayette en forme de ponctuation. Non, non… Tout cela n’est pas bien, je suis en passe de faire un appel à la violence alors que le début de ce texte commençait bien. Comment cela mon texte n’a aucun sens ? Ce n’est pas faux, mais en même temps parler cinéma sur Twitter en a-t-il un ? Vous avez deux heures, pendant ce temps-là je pars méditer sur un Christian Clavier afin de recentrer mon existence…

NB : Après la rédaction de ce texte l’auteur disparu à jamais dans une crise de folie que personne ne réussit jamais à soigner. Les médecins déterminèrent l’origine de cette dernière dans la vision de Momo avec Christian Clavier. Comme quoi au lieu de s’ouvrir au cinéma populaire de 2018, l’auteur aurait mieux fait de rester un sale snob. La vie est injuste… Choose life…

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