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Singularity, RIP la carrière de John Cusack en ce monde…

Singularity est peut-être le point final de la descente en enfer de la carrière de John Cusack dans le monde des DTV, difficile d’aller plus bas après ce film… Sincèrement, s’il réussit cela touche à la magie vaudou…

Singularity, le nom est pour le moins banal. Mais la présence au générique de John Cusack dans ce qui semblait être un film de SF a petit budget sympathique m’avait donner envie d’y croire. Une fois de plus, j’avais tort. Il faut rendre à Singularity un semblant de justice, les 5 premières minutes font illusion. On est en passe de se dire que même si le scénario où la réalisation ne vont pas révolutionner le genre, il y a un mince espoir. Rassurez-vous cela ne dure pas longtemps. Pourquoi ? Car tout simplement dès que le jeune premier rôle, un ado incapable de jouer quoi que ce soit entre en scène Singularity explose en vol pour ne plus jamais se relever et le hic est que nous n’en sommes qu’à la 6e minute du film. Dès ce moment précis plus rien ne va. John Cusack donne l’impression de regarder pendant tout le film une bande démo de ce qu’est devenue sa carrière et tous les acteurs humains présents dans le film sortent directement du pire des Z italiens que l’enfer porte en son sein. Dire qu’il n’y a rien à sauver dans ce film est encore en dessous de la réalité. Singularity est un mélange entre Terminator et Matrix à la sauce Young Adult et sur 90 minutes de film, disons-le tout de suite, il ne se passe strictement rien. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’il n’y a pas de budget. À croire que tout a été mis dans les 5 premières minute ainsi que le chèque pour les impôts de John Cusack.

singularity john cusack young adult

Bob! On a encore les incrustations d’explosions pour la version d’After Effects de 2002? C’est pour une séquence du film…

Comment synthétiser Singularity ? Vous voyez le Terminator de McG ? Et bien croisez cela avec Matrix et une parodie du rôle de l’architecte pour John Cusack pour avoir une idée. Mettez au milieu une histoire d’amour écrite avec les pieds entre deux ados/acteurs incapable de jouer quoi que ce soit, deux adultes débitant des lignes de dialogues vides de sens et finissez sur une histoire de simili Skynet intergalactique du pauvre. Vous-êtes encore là ? Damned votre courage vous honore. En effet, la vision de Singualirty propulse le spectateur vers un nouveau niveau de souffrance. Celui lui permettant de cotoyer le vide absolu. Rien n’est novateur dans l’histoire et même si le scénario tente de ménager un quelconque suspens on voit déjà venir le twist à des kilomètres. Et l’ombre de l’incohérence n’est jamais bien loin derrière, mais là encore bizarrement, les scénaristes semblent n’en avoir (comme les producteurs) strictement rien à faire. Singularity prend un tout petit plus de 90 minutes pour étirer artificiellement une histoire ayant assez de jus pour tenir 20 minutes maximum sous sa forme actuelle. En ne développant rien et plagiant sans vraiment quoi savoir en faire tous les grands classiques du genre Singularity aboutit à une mélasse indigeste qui ne va strictement nulle part. Et comme si d’un coup, tout le monde avait fini par réaliser en coulisses que quelque chose clochait, voici que le film se termine sur un gigantesque cliffhanger désireux de nous donner envie de voir la suite.

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Le regard vide et le cheveux gras, j’essaye de me souvenir de ma carrière quand je tournais avec Julia Roberts…

Dans le meilleur des mondes (celui où Singularity est un blockbuster a 200 millions avec un vrai réalisateur et un bon casting…) je dis oui, mais dans les faits c’est non. John Cusack ressemble à un Droopy conscient de la stagnation de sa carrière et tout ce qu’il donne dans ce film fait passer les derniers DTV de Bruce Willis pour des films à Oscars. C’est dire. Fainéant au possible, il est là pour le chèque et ne s’en cache pas une seule seconde. Et même en se souvenant de tout ce que fut sa carrière avec des hauts et des bas, difficile de trouver une quelconque excuse à sa présence dans ce qui n’est au final rien d’autre qu’une énorme aberration. Et encore en disant cela, je suis plutôt sobre vu que Singularity est l’incarnation la plus tangible du vide. Le néant. Fuyez, il n’y a rien à voir…

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