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[Showeb] Pourquoi je n’ai pas mangé mon père de Jamel Debbouze

L’histoire trépidante d’Edouard, fils aîné du roi des simiens (les pré-humains), qui, considéré à sa naissance comme trop malingre, est rejeté par sa tribu. Il grandit loin d’eux, auprès de son ami Ian, et, incroyablement ingénieux, il découvre le feu, la chasse, l’habitat moderne, l’amour et même… l’espoir. Généreux il veut tout partager, révolutionne l’ordre établi, et mène son peuple avec éclat et humour vers la véritable humanité… celle où on ne mange pas son père.

Retour sur la présentation de « pourquoi je n’ai pas mangé mon père » suite à la présentation Showeb 2015

Lors du Showeb, Pathé a fait la présentation du dernier film de et avec Jamel Debbouze « pourquoi je n’ai pas mangé mon père ». Une grosse production de plus de 20 millions d’euros pour la firme. Un délire mégalo pour certains. Difficile de juger sans avoir vu l’intégralité du film. L’intro du film a été diffusée et donne pour l’instant une idée assez claire de ce à quoi s’attendre ne serait-ce que d’un point de vue technique dans un premier temps. Et c’est ici que cela coince un petit peu. Le film tout comme le mentionna Jamel Debbouze pendant la présentation fait la part belle à la motion capturée. Une technique très en vogue à Hollywood et qui donne au cinéma d’un nouveau genre des lettres de noblesse assez folle. Le tout en créant des Gollum ou Cesar dans la planète des singes et un nombre incroyable de créatures chez James Cameron ou Peter Jackson. Le hic est que chez nous avec un budget de 20 millions ( ce qui est déjà énorme), il sera difficile de rivaliser dans le domaine. Pas de Gollum chez nous donc, mais un ersatz de Louis de Funès en version singe. D’un point de vue technique, les mimiques de Louis de Funès reviennent bien à l’esprit, mais sa présence sur le visage de ce singe…du moins de façon inconsciente créée un je-ne-sais-quoi de bizarres. Voir le visage de quelqu’un, ses mimiques, ses habitudes et soudain l’entendre parler avec une autre voix crée un état aussi étrange que désagréable.

Le genre de bug qui fait sortir de la matrice et se focaliser sur tout le reste à savoir l’aspect graphique. Jouer dans le domaine de la 3d est une ambition noble, mais il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Des productions françaises de moindre taille économique ont fait avec les moyens du bord en se créant une identité graphique pour cacher le fait qu’ils ne pouvaient pas jouer dans la même cour. Chose qui parfois fonctionne très bien, mais « pourquoi je n’ai pas mangé mon père » lui affiche clairement une esthétique qui a quelques années de retard au bas mot face à ce qui se fait désormais dans le domaine. En matière de 3 d, le film se rapproche de ce que Disney ou Pixar pouvait faire…au tout début et peut-être même un chouilla en dessous du Tarzan 3d allemand sorti l’année dernière. Ce n’est pas honteux, mais ce n’est pas très beau non plus. Chose alourdie par une mise en scène qui dans cette scène d’introduction devient quelque peu anecdotique en ne réussissant pas correctement à jouer de des 3 d. Certes le film n’est pas encore fini, il faut garder cela en tête, mais le manque d’ambition scénique et la réalisation datée pèsent déjà un peu dans la balance. La 3d et la motion capture sont des domaines que les Américains dominent. Partir en compétition frontal face à eux est ambitieux et noble, mais d’après la vision dès ses premières images, cela pourrait ne pas forcément tourner à l’avantage de pourquoi je n’ai pas mangé mon père de Jamel Debbouze.

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