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Scream sur MTV, retour sur le pilote…

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Lorsque l’annonce d’une série sur Scream est venue à mes oreilles j’ai fait comme tout le monde « yurkkk ». Le tout étant remis encore un peu plus six pieds sous terre en entendant que cela allait arriver sur MTV. Est venue ensuite l’annonce du changement de masque du tueur, le désaveu de Wes craven face à la série et un mauvais buzz. Il n’en faudrait pas plus en temps normal pour tuer une série dans l’oeuf et pourtant la vérité est qu’en bout de course, ce pilote de Scream sur MTV n’est pas si mauvais que cela. J’irai même jusqu’à dire dans l’ensemble que la chose est assez divertissante. Oui, le masque du tueur n’est plus le même, évacuons tout de suite cela de l’équation. En bour de course est-ce que cela change fondamentalement quelque chose? Pas vraiment. Pour la simple et bonne raison qu’aussi cliché que la série puisse être de par ses personnages, son côté sarcastique sur sa génération, les american horror story et autres, cela fonctionne plutôt bien. Scream version MTV ne cherche pas vraiment à être autre chose que ce que l’on attend un revival des slashers digne des années 90 ( en bien et en mal) remis un peu au goût du jour avec l’apport des nouvelles technologies. Mais dans le coeur même de l’histoire, Scream n’est pas si éloigné que cela de ses origines cinéma. Au sens plus large du terme, on peut même retrouver une certaine forme de plaisir assez basique en regardant ce pilote qui joue à fond sur les clichés fondateurs du genre. Cela saigne, c’est gentiment gore, les ados ne pensent qu’au cul, les filles sont magnifiques, les mecs aussi. On regarde la chose avec un sourire sarcastique en coin en se disant que ces clichés justement vont aboutir à ce que l’on attend: des morts violentes.

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Tout comme dans Scream version cinéma, il est assez simple de voir les contours des personnages, qui tout comme dans le film sont presque conscients de ce qui les attend. Évoluant au milieu d’un univers où les codes des films d’horreur peuvent facilement transpirer sur le réel certains d’entre eux usent en abusent de cette connaissance. Mais ce qui bizarrement fonctionne le mieux est la mythologie qu’installe Scream. On rejoint les bases de dizaines de films d’horreurs existant, mais à la différence d’un Ryan Murphy avec American Horror Story, Scream joue de ces clichés sans pour autant partir en roue libre et se noyer dedans. Là où j’attendais une ignoble daube, je découvre un pilote de série qui certes ne réinvente pas la roue, mais réussis à être relativement fidèle à l’esprit Scream et réussit pour autant à s’en éloigner suffisamment pour se créer une propre identité. Il ne faut pas voir cette série comme le scream d’origine, mais plus comme un spin-off s’inspirant des bases de son grand frère. Cliché, con et old school, mais loin d’être aussi mauvais que l’on ne me le vendait pas ce Scream version TV au final. Comme quoi….

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