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Scream Queens, le slasher du pauvre par Ryan Murphy…

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Est-ce que je suis trop vieux ? Trop coincé ? Atrophié au niveau du sens de l’humour ? Je me pose la question tant Scream Queens de Ryan Murphy a eu sur moi une absence d’effets positifs. Ce fut la plupart du temps tout le contraire. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que ce revival/parodie/hommage des slashers a la sauce Mean Girls est tout simplement imbuvable. L’idée d’une parodie et d’un show où le second degré envahit tout n’est pas horrible en soi, encore faut-il a minima que l’ensemble ne parte pas totalement en sucettes. Et ici avec ce blob informe qu’est Scream Queens, Ryan Murphy donne l’insupportable impression de n’avoir aucunes idées de ce qu’il veut faire au delà d’empiler les pires clichés, stéréotypes et cris hystériques sous prétexte que l’ensemble se veut cool. Scream Queens arrive dans la foulée, voir même dans l’ombre de l’adaptation Tv de Scream et bien que jouant dans la même catégorie du slasher pris au 2d degré peine a tenir la route. Cela se voudrait fou, décadant et grotesque, c’est bien souvent à peine drôle et très vite imbuvable pour une raison simple, la quasi-totalité si ce n’est même l’intégralité des personnages ne sont pas attachants. C’est une erreur impardonnable qui dès le début tue le potentiel d’empathie de la série dans l’oeuf.

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Nous sommes devant une galerie de caricatures et de stéréotype, le gay machiavélique, la black qui part fort et hurle comme une mauvaise parodie de Chris Rock, l’armada de petites blondes wasp pleines de frics qui veulent dominer le campus. Rien de nouveau, mais Scream Queens au lieu d’utiliser ces clichés avec une certaine retenue et prendre le temps de construire une intrigue intéressante et accessoirement des personnages avec un fond qui donne envie de creuser, s’en fout. Scream Queens pour les eux premiers épisodes n’a qu’une seule et unique envie : faire honneur au dieu de l’hystérie. Autant Scream version MTV que l’on pouvait craindre de voir tomber dans ce genre de travers s’en sortait au final avec les honneurs, autant Scream Queens prend littéralement son public dès le début pour une bande de débiles et leur parle en tant que tel. Le plus bel exemple étant offert lors d’une scène de meurtre où la victime livetweet son meurtre à venir. Jouer avec les codes de l’horreur est une chose, encore faut-il montrer qu’on les comprend pour mieux les maltraiter intelligemment par la suite. Scream Queens s’enfonce dans une série de jongle tentant de rendre le racisme, la bêtise ou la vulgarité des personnages acceptables sous couvert de second degré. Dans les mains d’un véritable showrunner ou auteur, le pari aurait pu passer, mais force est de constater qu’au travers de ces deux premiers épisodes, Ryan Murphy rate littéralement le coche.

Scream Queens aurait pu être drôle, la série au final se contente mollement d’empiler les clichés et de combler les trous de son scénario en laissant Emma Roberts (en roue libre) hurler et insulter tout le monde pendant deux heures. Certains trouveront la chose awesome, voire même drôle. J’ai trouvé cela d’une faiblesse improbable et juste totalement fatiguant au bout des deux premiers épisodes. Me coupant ainsi l’envie de continuer. Cela commence très mal.

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