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Robin des Bois, Taron Egerton se prend pour Batman…

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Robin des Bois version 2018 arrive -t-il à la cheville de la très lointaine version avec Kevin Costner et Morgan Freeman ? La réponse est malheureusement non.

Robin de Loxley, combattant aguerri revenu des croisades, et un chef maure prennent la tête d’une audacieuse révolte contre la corruption des institutions. Fort du succès de la saga Kingsman, Taron Egerton est devenu une star de films d’action assez crédible et le voir arriver dans le rôle de Robin des Bois était pour le moins intéressant. On s’attendait à ce que la chose donne naissance à un divertissement massif et jouissif. La version avec Kevin Costner était épique et se regarde encore aujourd’hui avec autant de plaisirs. Le problème avec cette relecture du mythe est qu’à force d’avoir voulu le mettre à jour et surtout lorgner sans la moindre finesse vers l’univers du Dark Knight de Nolan, ce Robin des Bois est un foutoir sans nom qui au-delà d’une réalisations hasardeuse fini très vite par devenir indigeste.

Construit comme le début d’une saga, le film tente de donner naissance a une mythologie pour le moins crédible. Le résultat est-il bon pour autant ? Cela se discute ouvertement. Entre les séquences de casinos flirtant avec le kitsch, les arbalettes mitraillettes et des sequences de combats pour le moins rapidement exaspérantes visuellement, le film peine à trouver son rythme. Le duo Taron Egerton/ Jamie Foxx fait de son mieux pour que le récit reste fun pour le spectateur. Mais très vite la machine tourne à vide. Et le verdict tombe… on s’ennuie. Poliment, mais sans véritables espoirs de retours. Jamais le film n’arrive à atteindre la grandeur de son modèle et oui que ce soit Nothingham ou les personnages principaux, il n’est pas difficile de faire le lien entre qui est qui d’un film à l’autre. Je n’ai rien de particulier contre les Origin Story surtout quand elles sont bien faites. Mais ce Robin des Bois part mal dès le départ et le temps n’arrange jamais rien.

La faute à un scénario prévisible et n’apportant rien de neuf face à la version avec Costner (qui lui reste 100 fois supérieures), mais aussi et surtout à cause de cette réalisation générique au possible. Piochant dans tous les clichés que l’on a pu voir ces 10 dernières années en termes de gestions de l’espace et trucs et astuces de réalisateurs de publicités, Robin des Bois est un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et même si l’on a envie de lui trouver des circonstances atténuantes, le vrai souci est que la magie n’opère jamais véritablement. Le bide du film pour son démarrage aux Etats-Unis est un bon indicateur des défauts qui le plombent d’un bout à l’autre. Un vrai coup d’épée dans l’eau…

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