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Ricki and The Flash- Jonathan Demme- Critique du film

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Pour accomplir son rêve et devenir une rock star, Ricki Rendazzo a sacrifié beaucoup de choses et commis bien des erreurs… Dans l’espoir de se racheter et de remettre de l’ordre dans sa vie, elle revient auprès des siens.

Meryl Streep a en commun avec Al Pacino d’être dans cette catégorie d’acteurs et d’actrices qui peuvent quasiment tout faire. Et qui conscient de ce superpouvoir finissent par moments par cabotiner. Parfois beaucoup trop. La chose est à géométrie variable au niveau de l’acceptation. Parfois le spectateur lèvera les yeux au ciel et d’autres il se contentera d’accepter la chose. Ce même si dans l’ensemble le scénario entourant cette immense partie de cabotinage, n’a rien d’extraordinaire. C’est un peu ce qui se passe ici pour Meryl Streep avec Ricki and The Flash. Meryl Streep survole de façon aérienne un script qui peine à décoller tout du long. Est-ce que cela en devient intolérable pour autant ? Non, mais il est un peu difficile de s’enthousiasmer à 200 % devant le spectacle qui nous est offert. Du moins, cela dépendra de votre humeur du jour.

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Après sa performance dans Into the Woods, il n’était pas difficile de concevoir Meryl Streep dans le rôle d’une chanteuse. Elle se défend plus que bien niveau voix et prestation scénique rendant tout comme Al Pacino dans Danny Collins sa performance plus que crédible. Mais là où Pacino avait réussi à porter le film de par son aura et aider à palier les faiblesses du script, Meryl Streep a un peu plus de peine. Pas que la faute lui en incombe, mais le script de Ricki and The Flash écrit par Diablo Cody est incroyablement prévisible. Pas désagréable, juste prévisible. Un drama familial que l’on a déjà vu 100 fois et qui par instants donne cette impression d’être en pilotage automatique dès que l’on est plus sur Meryl Streep au premier plan. La relation familial chaotique ne demandant qu’a reprendre forme est le cœur du film et dès la mise en place des divers élements narratifs votre cerveau va lentement mais sûrement remettre en place chaque pièce du puzzle pour vous donner une tape dans le dos à la fn, en disant « tu vois on avait raison ». L’ensemble des performances dans Ricki and The Flash autour de Meryl Streep est éminemment classique. Peinant ainsi à faire en sorte que le film de Jonathan Demme se sépare de la foule de dizaines d’autres drama lui ressemblant terriblement.

Mais ce qu’il faut garder en tête en étant honnête est que lorsque l’on vient voir Ricki and the Flash de Jonathan Demme c’est avant tout pour Meryl Streep. Et il faut bien être honnête, elle assure le show. Que ce soit pour son rôle, son cabotinage ou tout simplement le plaisir contagieux qu’elle transmit en étant à l’écran. Elle est sûrement l’une des actrices les plus versatiles de sa génération et ce Ricki and the Flash le prouve à nouveau. Elle porte le film du début à la fin sur ces épaules et l’on n’en a pour son argent. C’est une maigre consolation en comparaison de la maigreur du reste de l’aventure, mais bizarrement, cela passe. Ricki and the Flash au final est un film assez étrange ne serait-ce que pour un fait simple. En mettant Meryl Streep devant la caméra, Diablo Cody au scénario et Jonathan Demme à la réalisation, on s’attendait à minima a quelque chose de fort et beaucoup plus solide. Ricki and Flash n’est au final pas vraiment à la hauteur de nos espérances, mais l’on peut se dire aussi que sans la présence impériale de Meryl Streep, le film aurait fait un bond de la case tolérable vers celle du néant le plus absolu. À ne voir que pour la performance de Meryl Streep, au-delà de ce point, il n’y a rien que vous n’ayez déjà vu dans un téléfilm de M6.

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