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Resident Evil: Vendetta, la saga continue encore et encore…

Resident Evil: Vendetta est un film réalisé par Takanori Tsujimoto, un homme qui se retrouve avec la lourde tâche sous couvert de film d’animation de faire oublier toutes les errances stylistiques de Paul Ws Anderson dans la version cinéma de la chose. Pas évident vous allez me dire et je réponds que vous avez raison. Et alors que l’on se mettait à croire à un miracle après quelques minutes de films, du genre à nous laisser penser qu’à défaut d’avoir un grand film sous le coude, on allait avoir un divertissement honnête tout s’écroule. Pas un peu, énormément. C’est bien simple, il n’y a dans le fond pas vraiment de différence entre les films cinéma et ce Resident Evil: Vendetta de Takanori Tsujimoto. Le scénario est aussi mauvais, la roue libre aussi forte et l’impression de regarder de la bouillie toujours aussi forte. Tout comme les Transformers ou d’autres sagas qui peinent à trouver quoi dire de nouveau, Resident Evil patine et recycle encore et toujours. Que ce soit dans les jeux vidéos, les films ou les animes, c’est la même histoire sous différentes formes qui ne cessent de revenir. Wesker n’est plus là ? Pas de soucis, on mettra un nouveau personnage lui ressemblant mais avec un autre nom. Le scénario est trop compliqué pour vous ? Pas de soucis, on va mettre d’énorme séquences d’actions au milieu pour permettre à votre cerveau de se reposer.

Resident Evil: Vendetta de Takanori Tsujimoto offre tout et son contraire mais toujours dans l’excès. Le scénario est écrit en dépit du bon sens, donnant de l’exposition sous la forme la plus primaire qui soit à des personnages principaux. L’action est ici une sorte de gonzo indigeste de tous les délires badass du moment. C’est bien simple, les personnages principaux Leon Et Chris deviennent des clones de John Wick ascendant ninja. Au fur et à mesure que l’action s’allonge, la 3d qui dans le 1er tiers du film était très correcte devient de plus en plus banal, le tout jusqu’à finir littéralement dans les cordes en dernière partie.  Ce choix de l’animation pour continuer la saga offrait aux équipes en charge la possibilité d’amener plus simplement Resident Evil vers la noirceur lui manquant au cinéma. Il n’en sera rien. Tout aussi mal écrit et réalisé sans vrai ligne conductrice, Resident Evil: Vendetta de Takanori Tsujimoto n’est au final rien de plus qu’un énorme délire. Une sorte de gonzo de l’ultra violence sans fond, un grindhouse au pays des zombies, le tout en roue libre. Non, ce n’est pas forcément pire que le dernier film de la saga au cinéma ? Mais ce n’est pas non plus au dessus du lot. A choisir entre les deux, je préfère encore regarder Resident Evil: Vendetta de Takanori Tsujimoto et ses séquences d’actions débiles, mais lisible que celle de tous les films Resident Evil de Paul Ws Anderson. Mais dans un cas comme dans l’autre, vous êtes face à un choix simple, la peste ou le choléra ? Il y en a juste un qui cache mieux son jeu que l’autre. Totalement dispensable.

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