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Resident Evil: Chapitre Final, pourquoi tant de haine Paul?

Resident Evil : Chapitre Final de Paul W.S Anderson est une énigme. Le genre de film dont la simple existence défie à peu près toutes les règles de la logique. Dire que ce dernier ( enfin personne n’est dupe…) volet de la saga Resident Evil est mauvais est un euphémisme. C’est une sorte d’œuvre d’art à part entière dans le domaine de la médiocrité. La chose n’essaye même plus de raconter une histoire. Elle sait qu’elle n’a plus rien à dire, ni l’envie d’ailleurs. Passant une énorme partie de son temps à synthétiser à outrance ce qui s’est passer dans les films précédents ou enfoncer des portes ouvertes sur les motivations très basiques des personnages, ce Resident Evil : Chapitre Final de Paul W.S Anderson brasse du vide. Mais avec une telle force que cela finit presque d’une certaine manière par forcer le respect. On regarde la chose avec des yeux pleins d’incompréhénsions. Celle qui fait se demander si ce qui défile devant nous est réel ou non. Sorte de schéma basique pour un jeu vidéo, ce Resident Evil enchaine les séquences dans l’incohérence la plus totale ( enfin d’un film à l’autre, c’est devenu une des bases de la saga…) et se contente de fournir aux spectateurs des morts, des hurlements et des fusillades. Pour ce qui est du développement des personnages ou bien même des dialogues, il faudra repasser. Ce n’est clairement pas la tasse de thé de Paul W.S Anderson. D’ailleurs on en vient même par instants à se demander s’il est bien celui qui fut derrière la caméra pour Event Horizon. Superbe petit film d’horreur bien réalisé et ambitieux. Ici toutes traces de cette personne n’est qu’un souvenir très lointain.

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En effet, Resident Evil : Chapitre Final de Paul W.S Anderson est une véritable abomination en termes de réalisations. Laid, dénué de la moindre ambition de réaliser quoi que ce soit de beau ou inventif. Tout n’est qu’un immense foutoir fait pour sembler dire aux fans de la saga « oh t’as vu le clin d’œil aux monstres du jeu ? » ce à quoi on pourrait répondre «  je ne sais pas, l’avalanche de jump cut illisible m’ont fait perdre trop de point de vue. Je me sens mal monsieur ». En fait, l’énorme problème de Resident Evil : Chapitre Final de Paul W.S Anderson est que dès le début, il apparaît comme l’émissaire d’une saga assez mercantile et sans le moindre désir de partager ou d’offrir quoi que ce soit. De Paul W. S Anderson fantomatique dérrière la caméra en passant par Milla Jovovich complètement en pilote automatique devant, ce que nous renvoie le film est un gigantesque « Fuck You » dans la face. D’un premier film médiocre mais regardable, la saga n’a fait par la suite que descendre dans le néant, creusant d’épisodes en épisodes un peu plus profond sa tombe dans les méandres du vide créatif d’Hollywood. Machine à faire de l’argent facile, ou machine à faire de la merde tout court ? Chacun aura son point de vue sur la chose, mais en prenant juste un nuage de bon sens par-dessus le bol de merde que nous sert Paul W.S Anderson, on ne peut que dire qu’il était temps que la saga s’arrête et que tout le monde passe à autre chose. Aussi bien l’équipe de production que le public. Navrant du début à la fin…

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