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Reset, le cinéma HK s’essaye au voyage dans le temps…

Reset produit par Jackie Chan, c’est l’exemple parfait d’une bonne idée qui s’effondre très vite sur elle-même à cause d’un assez mauvais script. Dommage…

Reset rentre dans cette catégorie des films que j’avais envie de voir par curiosité. Film de SF venant de HK, produit par Jackie Chan et tournant autour du voyage dans le temps, cela faisait beaucoup de cases remplies poussant ma curiosité dans ses limites. Porté par 2 stars du cinéma HK, le film possède une base pour le moins sympathique qui malheureusement s’effondre assez vite. Une mère de famille, sorte de Tony Stark participe à l’élaboration d’une machine à voyager dans le temps. Un concept qui bien entendu attise l’attention de groupe tout autour du monde et l’un d’eux engage une action de grande envergure pour s’approprier les recherches de la société Nexus. Quitte à tuer tout le monde sur son passage. L’héroine se retrouve avec son fils pris en otage et obliger de voyager dans le temps pour le sauver. Et au passage, elle se retrouve dans l’obligation de demander de l’aide à plusieurs de ses doubles au passage. Et c’est ici que tout Reset se complique, jusqu’à finalement imploser sur lui-même dans un des plus magnifiques bordel possible et inimaginable.

reset yang mi critique film

Est-ce que la faute repose sur les deux acteurs : Yang Mi and Wallace Huo ? Pas vraiment, la première en jouant 3 variations d’elle-même sauve les meubles comme elle peut. Le scénario calamiteux la concernant ne fait rien pour l’aider. Le second est tout dans la caricature et ce du début à la fin. Le coup de grâce arrivant quand à la fin de Reset ses véritables motivations sont mises à jour. Le tout laissant le spectateur pour le moins perplexe. La notion de voyage dans le temps aussi bien en littérature qu’au cinéma est un peu le graal des créateurs, cela permet de s’éclater dans tous les sens. Ce pour autant que l’on fasse attention à minima à ce petit détail que l’on nomme la cohérence. Si l’on néglige ce point, inutile de s’aventurer dans ce domaine, cela se soldera par un gigantesque foutoir qui avec le temps va devenir de plus en plus illogique. C’est en grande partie le cas avec Reset. Si l’on devait lister les failles du récit, une journée entière n’y suffirait pas, les motivations opaques ou ridicules de tous les méchants de l’histoire, les twists sortant de nulle part, l’arrivée d’un double de l’héroine sortant pour le moins de nulle part, la confrontation qui en résulte et offre une belle migraine au spectateur. Comme je le disais, la liste est longue. Travail commun entre la Corée et HK et doté d’un budget conséquent, le film alterne entre le beau et le très creux au final. Tout tourne malheureusement assez vite a vide dans ce Reset.

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Et ce qui aurait pu devenir une belle surprise s’effondre assez vite. La volonté de Reset de mettre au centre de l’histoire un personnage féminin avec la motivation la plus pure possible : sauver son enfant, était noble. On peut même aller jusqu’à dire que l’on voyait mal comment le film pouvait se planter avec un postulat de départ pareil. Mais pourtant en ratant complètement les méchants du film ( qui sont au-delà de l’anecdotique du 1er au dernier) et en se compliquant la vie jusqu’à l’extrême avec les doubles temporelles de l’héroine, Reset manque le coche. Et finit par exploser en plein vol. Il est toujours intéressant malgré tout de voir comment les autres pays abordent le fantastique et la SF. Histoire de sortir de notre zone de confort et la façon dont les studios finissent par nous formater avec des codes qui se répetent. Mais parfois, on finit juste par se rendre compte que les autres pays prennent eux aussi des solutions de facilité pas forcément différentes des notres. Reset en est un exemple assez flagrant. L’idée est bonne, le budget est sur la table, mais l’absolu faiblesse du script empêche le film de décoller vers autre chose que le mur le plus proche. Le coup de grâce venant de la réalisation qui ici ne brille ni par son aura ou juste originalité. Transparente est surement le mot le plus adéquate pour la définir. Et c’est en faisant la somme de toutes ses erreurs en cascade qui s’accumulent que l’on se dit que ce Reset n’avait pas la moindre chance de finir autre part que dans le mur. Même en y mettant un grand paquet de bonne volonté, il faut bien reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à sauver dans ce film. Dommage.

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