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[Recap] Daredevil- Netflix- Episode 03: Rabbit in a SnowStorm

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Chaque épisode de Daredevil au-delà de suivre le héros principal de l’histoire étend son univers à d’autres personnages dit secondaires. Ben Urich, le journaliste et quasiment historien de la ville est le centre de l’histoire ici. Sa présentation amène sur la table un autre aspect de la série et une autre tonalité pour l’épisode. À mi-chemin entre le drama judiciaire et un épisode de Banshee pour sa violence assez radicale, Daredevil ne cesse de surprendre. Rare sont les séries qui prennent autant le temps de construire une toile cohérente où les différents personnages la composant se croisent avec fluidité. Difficile à première vue après 3 épisodes de repenser réellement à l’univers Marvel dont à l’habitude. C’est ici une autre facette de ce fameux univers qui se dresse devant nous. Beaucoup plus réalistes et humain, les hommes et femmes qui composent la série Daredevil sont autant des humains que des monstres. L’introduction de Wilson Fisk dans les dernières minutes de l’épisode après une longue attente est symptomatique de l’humanisation des personnages méchants ou bons. L’art et le sentiment d’abandon qu’il lui procure témoignent d’un personnage aux contours excessivement flous, mais définitivement intéressants.

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D’une part et d’autre de l’épisode, les destins de Daredevil et Wilson Fisk continuent de se mettrent en place. La série est l’ascension de Matt Murdock vers le haut de la montagne que représente Fisk. Pour sauver sa ville, il doit franchir cette montagne et découvrir la destruction et la peur que Wilson Fisk imprime dans l’âme des gens qu’ils croisent. Il doit se confronter à ses risques et périls à cette noirceur pour mieux comprendre le destin qu’il l’attend. Cela passe par la réalisation du mal qui gangrène sa ville. Impuissant lors d’une discussion avec son prêtre qui lui tend la main pour le sortir de son état dépressif/pensif et confronté à sa propre lacheté face à un homme préférant se suicider plutôt que d’affronter Fisk , Murdock découvre que la ville qu’il aime est peut-être déjà perdue, un peu comme lui d’ailleurs. Wilson Fisk incarnation du mal et destructeur de la ville que défend corps et âmes Murdock apparaît comme un enfant perdu dans ces dernières minutes de l’épisode. Le genre d’enfants dont on sait pourtant que la moindre des colères pourrait vous tuer sur place en un rien de temps. Et l’on est sous le « charme ». C’est la marque des grands acteurs de remplir l’écran même sans rien dire. L’idée de mise en scène avec le tableau magnifie encore plus le côté imposant du futur Kingpin. Il a le monde devant lui, mais il se sent seul, perdu dans ce royaume qu’il reconstruit à sa convenance..

Dès ce troisième épisode Daredevil oublie sa filiation Marvel premier degré pour plonger à pleines mains dans la fameuse noirceur d’Hells Kitchen. Ultra violent et radical l’épisode pose définitivement les bases d’une évolution salvatrice pour Marvel. Le renouveau que l’on attendait avec impatience de leur part est bien là. C’est tout simplement brillant et maitrisé du début à la fin. Je suis sous le charme.

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