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[Recap] Daredevil- Netflix- Episode 02: Cut Man

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-Attention la review qui suit contient quelques spoilers-

Après un pilote assez brillant dans son genre, Daredevil continue sur sa bonne lancée en la jouant pourtant encore un peu « minimaliste dans le ton ». Nous ne sommes pas dans les avengers ici, mais bien dans une réalité où même si ses sens sont plus puissants que ceux des humains normaux, matt Murdock reste humain, il saigne, il se blesse, il agonise et c’est bien ce mot qui prend tout son sens quand l’épisode débute. Devenir un héros est la première étape dans la vie d’un personnage Marvel, et s’ils survivent jusque-là certains peuvent devenir des super-héros, dans le cas de Matt Murdock pour l’instant, il apprend en payant le prix fort que son côté insouciant dans l’approche des situations peut risquer de lui couter la vie. L’épisode débute donc sur un Matt Murdock agonisant dans son propre sang. Très vite le ton est donné. Et c’est ici que l’épisode de Daredevil prend une tournure différente en introduisant le personnage de la « night nurse » (Rosario Dawson). Une infirmière d’Hell’s Kitchen qui après avoir entendu les bruits sur la légende urbaine entourant l’homme en noir, comprend qu’elle est désormais sa seule chance de survie.

Daredevil-Netflix-Motion-Poster

Une fois de plus le rythme très lent de l’épisode ( en partie) n’est pas un frein à l’adhésion du public. Bien au contraire. En effet en se jouant sur deux axes ( dans le passé avec l’élément fondateur de l’existence de Matt Murdock et dans le présent en le confrontant aux conséquences de ce choix) l’épisode est d’une mélancolie absolue. L’introduction du personnage de Rosario Dawson dans la vie de Daredevil est une bonne chose. Elle devient la voix de la raison pour Matt Murdock et l’une des rares personnes à connaître son identité. La situation qui se crée entre les deux renvoie Murdock face à lui-même et la part d’ombre qui sommeille en lui. Le personnage de Rosario Dawson bien qu’heureuse de voir que la légende de l’homme en noir est vraie ne peut s’empêcher de cacher une certaine forme de peine face à ce qu’elle découvre sous le masque. La dynamique qui se met en place entre les deux n’a pour l’instant rien d’amoureux, mais le fait d’établir Rosario Dawson comme compas moral pour Dardevil est un axe intéressant qui sera surement mis à l’épreuve de par la suite avec l’arrivée sous la lumière de Wilson Fisk. Daredevil continue d’appuyer sur l’importance de la ville en tant que personnage à part entière.

Tout comme dans Batman avec Gotham, le New York de Daredevil et les âmes sombres le parcourant à quelque chose d’organique, une âme qui donne cette pâte particulière à la série pour l’instant. L’autre atout de Daredevil version Netflix reste encore une fois l’incroyable prise de risque dans la caractérisation du personnage par rapport aux normes en vigueur. Il n’a pas la moindre hésitation à passer à tabac ou torturer si nécessaire et la violence qui se met en place dans l’épisode et toujours penser pour rester dans la lignée d’un réalisme glaçant en témoigne ce combat final clin d’oeil à OLD BOY ou un Daredevil en lambeaux affronte dans un couloir a mains nues une horde de mafieux russes retenant en otage un jeune garçon. Du début à la fin de l’épisode, le personnage de Matt Murdock apparaît comme le digne héritier de son père. Même au tapis rien ne l’empêche de se relever pour accomplir sa tâche. Loin des héros à la destinée mystique, Matt Murdock apparaît ici comme un personnage humain et tout en nuances, si proche et si loin du personnage du Batman, Daredevil prend son temps pour définir les contours de ce héros. C’est aussi fascinant que totalement réussi.

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